La Voleuse de livres – Markus Zusak

Bonjour à tous !

Le mois d’octobre se termine déjà et je viens tout juste de finir le roman de Markus Zusak, La Voleuse de livres dont nous allons parler tout de suite.

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Résumé

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.
Liesel Meminger y est parvenue.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.
Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres…

*

Ce que j’en ai pensé

J’ai mis un certain temps avant de me lancer dans cette lecture. La principale raison étant que j’avais vu le film adapté de l’œuvre avant d’acheter le livre. Pour être honnête, c’est en allant flanner chez le libraire et en tombant totalement par hasard sur cette couverture que j’ai découvert que La Voleuse de livres était un roman avant d’être un film. J’avais, certes, adoré l’histoire au cinéma et il y avait donc de bonnes chances que je l’aime aussi en livre mais vous savez aussi bien que moi qu’on se laisse souvent influencer par le film et le livre est donc décevant.

Qu’à cela ne tienne (je fais dans les expressions désuètes aujourd’hui), je suis décidé à voir si ce livre me touchera autant que son film. Je peux déjà vous dire sans crainte de vous spoiler que la réponse est oui.

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La première chose que j’ai aimé dans ce livre (et aussi dans le film d’ailleurs), c’est la narratrice. Oui, car les aventures de Liesel Meminger sont racontées par la Mort elle-même qui, dans les années 39 – 45 en pleine Allemagne nazie, ne manque pas de boulot et croise à plusieurs reprise la route de cette fillette. On se rend vite compte par ailleurs que la Mort n’aime pas son métier, qu’elle éprouve des émotions face à la détresse des humains et qu’elle est scandalisée des horreurs dont ils sont capable. Cette façon novatrice et franchement inhabituelle de personnifier la Mort (qui devient un personnage à part entière) m’ont donc fait apprécier le roman dès sa première page.

Et puisque nous parlons des personnages, à part quelques-uns, ils sont globalement tous attachant. La palme revenant à Hans Hubermann, le père adoptif de Liesel, qui est la bonté incarnée et représente une catégorie de personne qu’on oublie souvent dans les manuels scolaires : les allemands non nazis, impuissants face à l’idéologie antisémitiste dans laquelle ils baignent. Bien sûr, il y a d’autres personnages que j’ai trouvé émouvants à leur manière : Liesel, l’orpheline analphabète qui tente de comprendre ce monde dans lequel elle grandit, Rosa Hubermann qui dit je t’aime en criant et insultant ses proches, Frau Hermann la mère inconsolable, Max le juif en fuite ou encore Rudy, le meilleur ami amoureux (liste non exhaustive).

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Le seul petit point négatif (et c’est vraiment pour chipoter), c’est la chronologie chamboulée de livre. Par moment, la narratrice fait un bond dans l’histoire, le temps de livrer une anecdote ou une information sur un personnage ou un événement à venir puis revient à son récit. Ayant vu le film en premier et connaissant alors la chronologie logique des événements, je n’ai pas été perturbée plus que ça mais pour quelqu’un qui ne connaîtrait absolument pas l’intrigue, c’est un style qui peut perturber un peu.

**

Autour du livre

Markus Zusak est un auteur australien spécialisé dans la littérature jeunesse. Ses parents sont d’origine autrichienne et allemande.

Le film de Brian Percival sorti en France en février 2014 avec Geoffrey Rush, Emily Watson et Sophie Nélisse (dans le rôle de Liesel) reçut de bonnes critiques de la presse et du public.

Pour terminer cette chronique, je vous mets même la bande annonce du film !

Le Mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

Bonjour à tous !

J’espère que vous avez tous passé de bonnes vacances et que vous êtes prêts pour la rentrée !

Après cette coupure estivale je reprends enfin mes chroniques et la première de la saison concerne le roman de Katarina Mazetti, Le Mec de la tombe d’à côté.

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Résumé

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.

Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Ce que j’en ai pensé

Même si j’ai pris mon temps pour le lire, ce roman m’a bien plu et ce pour plusieurs raisons. Certes, des histoires sur deux personnes issues de deux univers semblant totalement opposés ça s’est déjà vu et lu.

Mais, ce qui fait l’intérêt du roman de Mazetti, c’est qu’il n’y a pas d’aspect « cucu » comme on pourrait s’y attendre en lisant le résumé. Nous sommes en présence d’une histoire on ne peut plus réaliste (certainement parce que l’auteure est elle-même épouse d’agriculteur alors qu’elle ne vient pas de ce milieu à l’origine). L’intrigue ne repose en réalité pas sur la question de « vont-ils finir ensemble ? » mais plutôt « comment vont-ils faire durer / évoluer leur relation ? ».

Avec Mazetti, nous ne tombons pas dans les clichés habituels. Benny, l’agriculteur qui n’a pas fait d’études n’est pas pour autant un benêt de la campagne et Désirée, la bibliothécaire citadine jusqu’aux bout des ongles n’est pas une bourgeoise coincée comme se l’imagine son voisin du cimetière.

Le choc des cultures entre la vie urbaine et la vie rurale est brillamment illustrée dans les descriptions de personnages et surtout de leurs habitats et ceci est accentué davantage par l’alternance des points de vue de nos deux protagonistes qui se partagent la narration à chaque chapitre. C’est d’ailleurs comme ça qu’on se rend compte que pour Désirée comme pour Benny, chacun ressemble à une espèce extra-terrestre au mode de vie incompréhensible. Les scènes où ils découvrent la maison de l’autre en est même très drôle de ce point de vue.

Autour du livre

  • Il s’agit du 1er roman de Katarina Mazetti, basé sur le vécu de cette dernière comme femme d’agriculteur.
  • Le roman eut un énorme succès et fut traduit dans plusieurs langues avant d’être adapté au cinéma et même au théâtre ! En juillet 2016, la pièce est à nouveau montée en France, au théâtre des Feux de la rampe.
  • La suite des aventures de Benny et Désirée est paru en 2011 sous le titre de Le Caveau de famille.

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous parle d’un petit roman que j’ai bien apprécié, L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert.

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Résumé

Cinq femmes d’âges et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ?
Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.

Ce que j’en ai pensé

C’est un roman assez court qui se lit rapidement puisqu’il ne compte que 200 pages environ, et pour le coup j’aurais bien aimé en avoir plus à lire !

Déjà, j’ai bien aimé le thème de base, parfaitement résumé par le titre, L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes. Contrairement à ce à quoi qu’on pourrait s’attendre, les locataires d’un tel immeuble ne sont pas toutes des femmes d’un certain age qui forment un genre de « club des vieilles à chats ». Nous faisons donc connaissance avec La Reine, propriétaire de l’immeuble, ancienne danseuse étoile qui revit seule sa gloire passée, Simone, qui vit avec son chat Jean-Pierre, Giusepina, sicilienne refusant l’autorité masculine de sa famille très traditionnelle ou encore Rosalie, prof de yoga hantée par le souvenir de l’homme qui l’a abandonné. C’est l’arrivée de Juliette qui va chambouler leur petit train-train, elle qui malgré ses blessures n’est pas décidé à renoncer à l’amour.

J’avais peur que l’intrigue soit centrée essentiellement sur cette dernière locataire mais je me suis rendu compte avec plaisir que chaque chapitre se concentre tour à tour sur l’une de ces cinq femmes, explorant ainsi leur passé et les raisons pour lesquelles elles se sont réfugié derrière les grilles de La Casa Celestina. J’ai aimé voir le point de vue de chacune d’elles sur l’amour, la vie de couple ou le célibat, voir la différence qui existe entre les vies qu’elles avaient souhaité et celles qu’elles vivent ou encore le fait qu’elles se moquent des ragots de quartier les concernant. De même, on suit au fil des pages leurs convictions qui s’accrochent, leurs résolutions qui vacillent, leurs doutes qui surgissent pour les obliger à remettre ce mode de vie en question et se demander si l’amour est définitivement une cause perdue pour elles.

Je regrette seulement que l’histoire soit trop courte et par conséquent  certains aspect des personnages pas assez développés et la fin un peu trop « facile ». J’ai l’impression que plusieurs des problématiques rencontrées par les femmes de l’immeuble restent en suspens et sans réponse, ce que je trouve dommage. Mais pour un premier roman, Karine Lambert a quand même réussi à nous offrir un livre bien sympathique.

Premières lignes

« Les passagers du vol 542 pour Bombay sont attendus à l’embarquement porte 7. Dernier appel. »
La phrase que les quatre amies redoutaient, celles qui reste à Paris entourent fébrilement la voyageuse.
– Tu as ton passeport, ma poule ?
– Oui, ma Simone.
– J’ai mis des amandes dans la poche de ton sac à dos, murmure Rosalie.
– Tu es un ange. Avec ça je suis sûre de tenir le coup si les hôtesses font le grève des plateaux-repas.
Elles sont arrivées beaucoup trop tôt, ont bu plusieurs cafés, n’ont touché ni aux croissants ni aux chouquettes, ont parlé de broutilles en tout genre, puis se sont tues. Et c’est au moment de se quitter que leur sont venues mille choses essentielles à dire.

L’Attrape-coeurs – J.D. Salinger

Bonjour à tous !

Pour commencer, je vous remercie de votre patience car ma dernière chronique remonte à plusieurs semaines maintenant. Le mois de mai n’ayant pas été le meilleur de mon année, je n’avais vraiment pas la tête à lire et m’occuper du blog par conséquent j’ai préféré attendre que la motivation revienne plutôt que de faire une chronique bâclée et sans plaisir. Je reprends donc ma plume pour vous parler aujourd’hui de L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger !

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Résumé

L’Attrape-cœurs est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Ce que j’en ai pensé

Je suis assez partagée en ce qui concerne ce livre. J’ai aimé le découvrir mais je ne le mettrai pas dans la liste de mes coups de cœur. La première chose qui frappe quand on commence sa lecture, c’est l’écriture. La narration est à la première personne puisque c’est le protagoniste qui nous raconte son histoire et il le fait de manière très orale en s’adressant directement à toi, lecteur. Je le compte comme un plus parce que même si c’est une forme dont on a moins l’habitude on est tout de suite connecté au personnage.

Holden, l’adolescent fugueur dont le nom m’a fait penser au kit de fajitas qu’on achète en supermarché (je suis tombé bien bas), est un personnage assez difficile à cerner. Il passe d’une émotion à son contraire en un temps record en étant toujours très sincère sur ce qu’il éprouve. N’importe qui ayant été adolescent se reconnait un peu en lui pour son côté dramatique, le fait qu’il soit convaincu d’avoir raison sur tout et qu’il imagine des solutions délirantes (comme disparaître à l’autre bout du monde) pour des problèmes qui ne sont pas aussi grave qu’il le pense. En fait, Holden est un garçon assez extrême dans son attitude, c’est un ado qui joue à l’adulte.

Le roman étant celui d’un gamin qui erre sans but dans les rues de New-York, il n’y a vraiment que quelques péripéties importantes dans l’intrigue, le plus gros du roman consiste à suivre les pensées du personnage qui médite sur différents sujets ou raconte des souvenirs marquants de son enfance, comme son frère Allie qu’il adorait, sa voisine et amie d’enfance avec qui il jouait aux dames ou encore d’anciens camarades de classe.

Le gros point négatif pour moi, parce que c’est une chose que je déteste dans les romans, ce sont les digressions. Et Holden fait beaucoup de digressions ! Ce qui est amusant d’ailleurs, c’est que l’adolescent parle justement de son incapacité à ne pas dériver sur un autre sujet pendant une conversation avec l’un de ses professeurs qui a l’air de détester ça au moins autant que moi.

En bref, je ne peux pas vraiment dire si j’ai aimé ou non ce livre. Il ne correspond pas à ce que j’ai l’habitude de lire et d’apprécier et même si c’est important selon moi de sortir de sa zone de confort par moment, je n’ai pas adhéré à cette œuvre qui rencontre pourtant un grand succès depuis sa publication dans les années 50.

Premières lignes

Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c’est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d’enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ils auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d’un peu personnel.

Avant toi – Jojo Moyes

Bonjour à tous !

Enfin je reprends du service après cette petite absence printanière. Et pour ce retour, je vous propose un roman bien sympathique, Avant toi de Jojo Moyes.

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Résumé

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone à souhait. Quand elle se retrouve au chômage, dans ce trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie, Lou accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce que j’en ai pensé

Une bien sympathique découverte que ce roman ! C’est en tombant par hasard sur la bande-annonce du film que j’en ai entendu parler et me suis jetée sur le livre aussi vite que possible. J’avais peur de me retrouver face à une histoire qui me rappellerait Intouchables avec le duo formé par le tétraplégique coincé dans son fauteuil et l’aide-soignant(e) qui lui redonne goût à la vie. Mais assez vite, j’ai oublié ce parallèle.

J’adore le personnage de Louisa et son côté excentrique (notamment en matière de fringues) et plus encore la relation d’amitié qu’elle construit peu à peu avec Will alors que c’était plutôt mal barré. L’optimisme de Louisa se heurtant aux sarcasmes et au cynisme de son employeur donnent des scènes amusantes et apporte une touche d’humour qui vient dédramatiser certaines situations vécues par les protagonistes. Ce que j’ai surtout aimé dans le roman, c’est la note d’espoir qu’il apporte à travers Louisa qui veut à tout prix montrer à Will que son handicap ne signifie pas qu’il ne peut plus profiter de la vie.

Par ailleurs, on aborde ici un sujet encore tabou, le suicide assisté. Tout au long du roman, les différents personnages argumentent sur ce thème où tous les points de vue sont représentés si bien que nous, lecteurs, prenons finalement nous-même part au débat. De toute façon, à la fin du livre on se demande forcément ce qu’on ferait à la place de Will ou de sa famille.

Pour moi, ça a été une lecture prenante car j’étais toujours impatiente de savoir comment les choses allaient évoluées et surtout comment Louisa comptait convaincre Will de continuer à vivre. Et en bonus, je vous offre la bande-annonce du film qui sortira le 22 juin prochain.

Extrait du Prologue

     Un bruit strident lui fait relever la tête ; un coup de Klaxon furieux. Il voit la portière noire et brillante du taxi devant lui, dont le chauffeur est déjà en train de baisser la vitre. Et puis, à la périphérie de son champ de vision, quelque chose qui arrive droit sur lui à une vitesse vertigineuse.
Il se retourne vers l’objet non identifié et comprend en une fraction de seconde qu’il est juste en travers de son chemin, pris au piège de la circulation. De surprise, sa main s’ouvre et son Blackberry tombe par terre. Il entend un cri, le sien probablement. Son œil capte quelques images – un gant de cuir, un visage sous un casque, le choc dans les yeux de l’homme, comme un reflet de celui qu’il éprouve. Il y a une explosion et tout vole en éclats. Puis plus rien.

Le Hobbit – J.R.R Tolkien

Bonjour à tous !

Enfin, j’ai fini Le Hobbit ! Il est donc plus que temps que nous en parlions.

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Résumé

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug …

Ce que j’en ai pensé

Je me revois en train d’errer comme une âme en peine dans les rayons de la Fnac, à la recherche de mes prochaines lectures et regardant chaque livre de chaque étal pour trouver la perle rare. Je tombe enfin sur un titre qui me parle, Le Hobbit.
Attends ! Il fait que 400 pages ?! Je sais que les cinéastes ont parfois la réputation d’être fort pour prolonger un max mais là c’est du délire ! Et je ne vous parle même pas de la tête de la vendeuse quand je lui ai demandé où étaient les tomes suivants !

Le problème quand je lis un roman dont j’ai déjà vu l’adaptation, c’est que je me laisse influencer par cette dernière. Le Hobbit n’est pas une exception. J’ai été assez étonné par le personnage de Bilbo qui franchement est plus à son avantage dans les films car il y perd son côté « planplan ». Dans le livre, c’est un personnage qui part à l’aventure un peu sans l’avoir décidé et qui passe une bonne partie de l’aventure à se plaindre et à regretter sa maison et son confort ! En fait, Bilbo a carrément été amélioré dans les films.
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Le rythme de narration est assez long par moment et c’est plutôt dommage. Pour ma part, je me suis sentie coupée dans mon élan dès lors que l’action semblait s’accélérer et était subitement interrompue par une description ou une digression qui casse le rythme de la narration.
C’est un peu comme marcher au milieu d’une foule, quand vous êtes obligé de ralentir fortement parce qu’on vous passe devant au dernier moment !

J’ajoute que je n’aime pas cette nouvelle traduction parce que Gollum n’appelle pas l’anneau « mon précieux » mais « mon trésor » ! Mon trésor ?! Sérieux ? Bon passons. C’est pas la faute de Tolkien et j’ose espérer qu’il se retourne dans sa tombe en sachant qu’un traducteur a massacré les répliques de Gollum !gollum-n-the-ringcorrection

Je vous rassure, même si on a l’impression que je n’ai pas aimé le livre, je l’ai trouvé très bien dans l’ensemble mais c’est vrai que j’ai préféré les films. Si Peter Jackson a rajouté des éléments, comme Tauriel par exemple, il a aussi enlevé certains passages qu’on a donc plaisir à découvrir. Lire Le Hobbit c’est une bonne découverte pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire car malgré son nombre restreint de pages, il se passe pas mal de choses. De même, ceux qui ont vu l’adaptation cinématographique auront quand même le plaisir de lire des épisodes entiers qui ont été modifiés voire effacés à l’écran. J’ai donc adoré l’intrigue imaginée par Tolkien avec la richesse des péripéties mais j’ai regretté l’écriture qui m’a freiné dans ma lecture.

Premières lignes

Au fond d’un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni pour se nourrir : c’était un trou de hobbit, d’où un certain confort.
Sa porte, peinte en vert, était parfaitement ronde comme un hublot, avec un étincelant bouton de cuivre jaune placé exactement au centre. Elle s’ouvrait sur un hall en forme de tube, comme un tunnel ; un tunnel très confortable et sans fumée, avec des murs recouverts de lambris, un sol carrelé et garni de tapis, pourvu de chaises bien astiquées et de nombreuses patères pour accrocher chapeaux et manteaux : ce hobbit aimait la visite.

Je profite de cette chronique pour vous annoncer que je vais devoir faire une pause dans mes lectures. En effet, ce mois-ci je passe un concours et plusieurs partiels et je ne peux donc pas consacrer autant de temps que je le voudrais à ce blog. Je reprendrai mes chroniques aussi vite que possible et en attendant je vous dit à bientôt !

bye

TAG Book Fangirling Award

Hello tout le monde !

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau TAG, le Book Fangirling Award. Le principe de ce TAG est en fait le même que la plupart des autres, à savoir répondre aux questions posées par la personne qui t’as tagué. Pour ma part, je l’ai été par deux amies : Alice de Pumpkinbean et Pauliseuse de Délires et des livres.

FANGIRLING

Questions d’Alice :

1. Quel est selon toi la meilleure fin que tu aies lue ? Celle qui t’as fait sourire, celle qui t’as fait pleurer ?
Je dirais, la fin du Roi des Ombres d’Eve de Castro. C’est compliqué de vous dire pourquoi sans spoiler mais disons juste que c’est le genre de fin qui montre qu’un auteur peut surprendre même quand il ne reste que quelques lignes.

2. Avec quel personnage pourrais-tu devenir ami(e) ?
Pourquoi pas avec Charlotte dans Mensonge d’une nuit d’été ? C’est un personnage qui me fait hurler de rire et j’adorerais avoir une copine un peu comme elle.

3. Si tu devais ne choisir qu’un seul livre, lequel choisirais-tu pour passer l’éternité sur une île déserte ? (bon je suis sympa tu peux en choisir deux)
Pour m’occuper aussi longtemps, il faudrait un livre très volumineux qui prend beaucoup de temps à lire… un Balzac, en somme !

4. Quel auteur (vivant ou mort) souhaiterais-tu rencontrer et pourquoi ?
Dans l’absolu, je choisirais Molière. Comme ça je saurais enfin s’il a vraiment écrit ses pièces ou si c’est Corneille comme certains le prétendent. Et aussi parce que c’est lui qui m’a fait aimer les œuvres classiques à la base.

5. Si tu pouvais choisir un objet (magique ou non) issu d’un livre, lequel choisirais-tu ?
Une baguette de chez Ollivander ! Ok je pourrais pas m’en servir parce que, petit détail qui a son importance, je suis une vulgaire moldue mais ça coûte rien d’essayer !

Questions de Pauliseuse :

1. Quel couple issu d’un livre préférez-vous le plus et pourquoi ?
Aucune idée. Je crois que je n’ai encore jamais croisé un couple de fiction qui se démarque des autres ou se rapproche suffisamment de l’idée que je me fais du couple idéal.

2. Dans quel univers littéraire auriez vous rêvez vivre ?
Je dirais bien Harry Potter. À condition d’être sorcier bien sûr. Sinon, côté moldus, ça s’appelle la réalité et franchement ça sert à rien que je choisisse ça alors…

3. Quel est le personnage qui vous a fait le plus rire ?
Charlotte de Mensonge d’une nuit d’été !! Je ne le dirais jamais assez, ce personnage m’a fait hurler de rire alors que autour de moi, c’était pas la joie.

4. Quel est le méchant littéraire que vous préférez et pourquoi ?
Kyle dans Les Aventuriers de la mer de Robin Hobb. Si je devais comparer ce personnage à d’autres, je dirais qu’il se rapproche plus de cette tête de b*** qu’est Joffrey Baratheon que d’un méchant baraqué au rire machiavélique avec son ombre projeté sur le mur derrière lui par les flammes du bûcher sur lequel il jette ses victimes (je suis parti un peu loin dans les stéréotypes là…). Mais ce mec est juste insupportable ! Il est injuste, maltraite certains de ses enfants et se fout totalement d’être dans l’illégalité du moment que ça lui rapporte de l’argent (sur ce dernier point, c’est un peu Patrick Balkany en fait).

5. Quelle couverture de livre aimez vous le plus ?
J’aimais bien la couverture colorée de La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan. Ce roman illustre d’ailleurs assez bien le diction « il ne faut pas juger un livre à sa couverture ». Dans mon cas, ça m’aurait fait économiser 10€.

A mon tour, je tague :

Et mes questions sont :

  1. Si vous deviez prendre la place d’un personnage de livre (n’importe lequel), qui choisiriez-vous ?
  2. Quel est le livre qui vous a le plus touché et pourquoi ?
  3. De quel livre pourriez-vous parler encore et encore au point de soûler tout vos amis ?
  4. Quel est le livre qui vous a fait beaucoup de bien ?
  5. Si ton livre préféré était adapté au cinéma, quel casting choisirais-tu ?

A bientôt pour une chronique inédite (on parlera fantasy) !