Le Hobbit – J.R.R Tolkien

Bonjour à tous !

Enfin, j’ai fini Le Hobbit ! Il est donc plus que temps que nous en parlions.

41lnzsntoxl-_sx195_

Résumé

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug …

Ce que j’en ai pensé

Je me revois en train d’errer comme une âme en peine dans les rayons de la Fnac, à la recherche de mes prochaines lectures et regardant chaque livre de chaque étal pour trouver la perle rare. Je tombe enfin sur un titre qui me parle, Le Hobbit.
Attends ! Il fait que 400 pages ?! Je sais que les cinéastes ont parfois la réputation d’être fort pour prolonger un max mais là c’est du délire ! Et je ne vous parle même pas de la tête de la vendeuse quand je lui ai demandé où étaient les tomes suivants !

Le problème quand je lis un roman dont j’ai déjà vu l’adaptation, c’est que je me laisse influencer par cette dernière. Le Hobbit n’est pas une exception. J’ai été assez étonné par le personnage de Bilbo qui franchement est plus à son avantage dans les films car il y perd son côté « planplan ». Dans le livre, c’est un personnage qui part à l’aventure un peu sans l’avoir décidé et qui passe une bonne partie de l’aventure à se plaindre et à regretter sa maison et son confort ! En fait, Bilbo a carrément été amélioré dans les films.
bilbo

Le rythme de narration est assez long par moment et c’est plutôt dommage. Pour ma part, je me suis sentie coupée dans mon élan dès lors que l’action semblait s’accélérer et était subitement interrompue par une description ou une digression qui casse le rythme de la narration.
C’est un peu comme marcher au milieu d’une foule, quand vous êtes obligé de ralentir fortement parce qu’on vous passe devant au dernier moment !

J’ajoute que je n’aime pas cette nouvelle traduction parce que Gollum n’appelle pas l’anneau « mon précieux » mais « mon trésor » ! Mon trésor ?! Sérieux ? Bon passons. C’est pas la faute de Tolkien et j’ose espérer qu’il se retourne dans sa tombe en sachant qu’un traducteur a massacré les répliques de Gollum !gollum-n-the-ringcorrection

Je vous rassure, même si on a l’impression que je n’ai pas aimé le livre, je l’ai trouvé très bien dans l’ensemble mais c’est vrai que j’ai préféré les films. Si Peter Jackson a rajouté des éléments, comme Tauriel par exemple, il a aussi enlevé certains passages qu’on a donc plaisir à découvrir. Lire Le Hobbit c’est une bonne découverte pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire car malgré son nombre restreint de pages, il se passe pas mal de choses. De même, ceux qui ont vu l’adaptation cinématographique auront quand même le plaisir de lire des épisodes entiers qui ont été modifiés voire effacés à l’écran. J’ai donc adoré l’intrigue imaginée par Tolkien avec la richesse des péripéties mais j’ai regretté l’écriture qui m’a freiné dans ma lecture.

Premières lignes

Au fond d’un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni pour se nourrir : c’était un trou de hobbit, d’où un certain confort.
Sa porte, peinte en vert, était parfaitement ronde comme un hublot, avec un étincelant bouton de cuivre jaune placé exactement au centre. Elle s’ouvrait sur un hall en forme de tube, comme un tunnel ; un tunnel très confortable et sans fumée, avec des murs recouverts de lambris, un sol carrelé et garni de tapis, pourvu de chaises bien astiquées et de nombreuses patères pour accrocher chapeaux et manteaux : ce hobbit aimait la visite.

Je profite de cette chronique pour vous annoncer que je vais devoir faire une pause dans mes lectures. En effet, ce mois-ci je passe un concours et plusieurs partiels et je ne peux donc pas consacrer autant de temps que je le voudrais à ce blog. Je reprendrai mes chroniques aussi vite que possible et en attendant je vous dit à bientôt !

bye

Le Mooc Fantasy

Bonjour à tous !

Pas de romans ou de recueil pour aujourd’hui mais j’ai tout de même l’intention de vous faire découvrir quelque chose.

Avez-vous déjà entendu parler du Mooc Fantasy ? Je ne vous cache pas que ça m’arrangerais plutôt que vous répondiez « non » parce qu’au moins ça justifierait cet article.

Le Mooc Fantasy, qu’est-ce que c’est ?

On peut résumer ça en disant que c’est un cours de fac en ligne, ouvert à tout le monde, qui parle du genre fantasy et créé par des spécialistes universitaires. Le Mooc ayant remporté un certain succès l’an passé, l’université d’Artois a décidé de renouveler l’expérience en 2016.

Que vous soyez néophytes ou aguerris dans le genre, vous trouverez certainement un intérêt à ces cours. Il existe en effet trois parcours selon votre degré de connaissances par rapport au genre. Le Parcours Hobbit est destiné à ceux qui découvrent totalement le genre, le parcours Elfe s’adresse davantage aux amateurs, déjà familiers de la fantasy mais qui souhaitent en savoir plus et enfin, le parcours Mage est pensé pour les aguerris du genre.

Le cours se déroule du 2 février au 23 mars mais attention, vous devez être inscrit avant le 15 février au plus tard pour participer ! A la fin du module, vous pourrez passer une évaluation et recevoir un certificat (symbolique) attestant votre niveau en cas de réussite. Toutefois, rien ne vous oblige à passer les épreuves finales car après tout, l’objectif principal du Mooc est de vous faire plaisir en découvrant un genre littéraire.

Pour ma part, j’ai choisi le parcours Hobbit, car même si je risque de beaucoup vous parler de fantasy sur ce blog (dans un avenir plus ou moins proche) je ne prétends pas être une spécialiste du genre, loin de là.

Petit aperçu des différents parcours

Parcours Hobbit

Histoire de la fantasy

Mythes et légendes, à l’origine de la fantasy ?
Naissance de la fantasy : l’Angleterre victorienne
Tolkien et les Inklings
La fantasy traverse l’Atlantique
Le succès contemporain
La fantasy en France, la fantasy française

Fantasy et médias

Les mondes secondaires, une construction multimédiatique
L’illustration, média historique de la fantasy
Le jeu de rôles – Donjons et Dragons
Fantasy et jeu vidéo
La fantasy au cinéma
Fantasy et séries télévisées

Aperçu des autres thèmes

Fantasy pour la jeunesse : Harry Potter et A la croisée des mondes
Fantasy historique, médiévale, épique – les cadres de la société
La « bit-lit » et ses avatars : Buffy, Angel, Vampire Diaries

Parcours Elfe (Hobbit + 9 modules)

Fantasy pour la jeunesse

La fantasy « pour la jeunesse » : une redondance ?
Les métamorphoses du conte en fantasy pour la jeunesse
Les archétypes, stéréotypes et les évolutions de la fantasy pour la jeunesse aujourd’hui
Les autres mondes de la fantasy pour la jeunesse, entre évasion et révolution

Moyen Âge et fantasy

Figures héroïques : héros et constellations héroïques, idéologie, initiation
Héroïnes : amoureuses, fées ou sorcières ?
Surnaturel, merveille et magie
Faire la guerre – équipements et combats

Fantasy urbaine et romance paranormale

Aimer… pour l’Eternité: car Love never dies

Parcours Mage (Elfe + 6 modules)

Fantasy pour la jeunesse

Sur l’immersion fictionnelle en fantasy pour la jeunesse : représentations et enjeux

Moyen Âge et fantasy

Religion et spiritualité

Fantasy urbaine et romance paranormale

Un cadre, une temporalité, des codes: un nouveau merveilleux
Ancêtres prestigieux, contemporains flamboyants : notre « legendarium »
Un cas d’école: « Le Fantôme de l’opéra », dans tous ses états
De Dracula aux « star-crossed lovers » : vers une Renaissance

Et vous ? vous aimeriez participer ? Pour en savoir plus, cliquez ici.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour une prochaine chronique 😎 !

 

Sortilège – Alex Flinn

Bonjour à tous !

Oui, je sais, une fois encore j’ai pris mon temps pour écrire. Il est donc temps de me rattraper avec ma première lecture du Challenge Cold Winter ! Commençons donc la semaine avec Sortilège d’Alex Flinn.

22615382_3457284.jpg

Résumé

Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon… ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein cœur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.
L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Ce que j’en ai pensé

Bon, il n’est pas très difficile de deviner quel conte est reprit par Alex Flinn en lisant le résumé. Il s’agit bien évidemment de La Belle et la Bête que nous connaissons surtout grâce à la version de Madame Leprince de Beaumont. J’ai plutôt apprécié la modernisation faite dans ce roman qui nous amène à New York de nos jours. Il me semble que l’auteur a destiné son ouvrage à un public adolescent, ce qui explique que les protagonistes soient des lycéens. Ce que je trouve intéressant, c’est que l’histoire soit racontée du point de vue de « la bête » alors que la plupart des autres versions privilégient celui de la Belle. Le roman s’ouvre avec une discussion sur un forum dédié aux monstres où nous retrouvons les autres personnages de contes ou histoires comme la petite sirène, le prince grenouille ou l’ours du conte Blanche-Neige et Rose-Rouge.

Cependant, je regrette un peu que l’histoire n’ait pas bénéficié davantage de cette modernisation et reste un peu trop près de l’histoire originale. La réécriture n’apporte rien de nouveau et donc que l’histoire se passe de nos jours ou au XVIIIème siècle ne change strictement rien et on peut donc se demander à quoi cela servait.

Même si j’en attendais un peu plus, il n’empêche que j’ai tout de même apprécié le roman d’Alex Flinn (qui a été adapté au cinéma si vous vous souvenez bien). Comme c’est la première réécriture de conte que je lis, je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison. Mais prochainement j’entamerai le roman de Marissa Meyer, Cinder.

Premières lignes

Monsterkid : Donc 1re chose que vous devez savoir : je suis un monstre, une bête.
Froggie : Pseudo clair, Monster.
M. Anderson : On ne se moque pas, Froggie !
Monsterkid : Il y a eu un tps où j’aurais dit d’une mocheté qu’elle était un monstre. Moi, pans dans ce sens-là. Suis un animal avec poil griffes et tout le toutim ! Tout en moi est bestial sauf l’intérieur ! Dedans je suis encore humain.
GrizzlyGuy : Pareil pour moi.
Monsterkid : C hyper dur, parce qu’avant d’être un monstre j’étais… beau + cool + populaire + riche.
Au bahut mes potes m’ont même élu prince.
GrizzlyGuy : Quoi ?
Froggie : Oui, princes pas élus, Monster…
moi je l’ai été, il y a lgtps.
Monsterkid : trop long à raconter.
Froggie : Vrai prince, moi.
M. Anderson : Nous avons tout le temps devant nous, Monster.
Raconte
Monsterkid : <soupir> OK. Tout a commencé à cause d’une sorcière.
Froggie : C tjrs comme ça.

coldwinterchallenge4_medium

En ce qui concerne le Challenge Cold Winter (dont vous pourrez consulter la page spéciale), j’entame avec Sortilège la catégorie « Réécriture de conte ».

A bientôt pour une prochaine chronique !

L’Assassin royal – Robin Hobb

Bonjour à tous !

J’avoue avoir pris mon temps pour lire cette œuvre-ci, mais elle vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde. Aujourd’hui, parlons de L’Assassin royal de Robin Hobb.

assassin hobb

Résumé

Bâtard du prince Chevalerie, le jeune Fitz grandit dans l’ombre de la forteresse de Castelcerf, où le roi Subtil ambitionne de faire de lui son assassin personnel. Mais pour survivre, et avant même d’apprendre à manier la lame, il lui faudra faire preuve d’une connaissance parfaite des arcanes de la politique.

Ce que j’en ai pensé

Alors ça, c’est un bouquin qui envoi du pâté !

J’aime énormément l’écriture de Robin Hobb qui parvient vraiment à plonger son lecteur dans l’histoire. Au lycée, j’avais une amie qui me tannait pour que je lise L’Assassin royal. Mais je me suis toujours persuadée que ça ne pouvait pas être si exceptionnel. Si j’avais su, je l’aurais lu il y a bien longtemps !

Certes, le démarrage est un peu lent et les deux premiers chapitres m’ont paru très longs, mais une fois qu’on se laisse prendre par l’histoire, on se retrouve emporté dans un univers fantastique, digne de Westeros (l’acharnement de l’auteur sur ses personnages en moins) ! Le seul petit bémol de ce premier tome, c’est que l’action ne se déplace pas beaucoup et concrètement à par la forteresse de Castelcerf et une ou deux autres villes on ne découvre pas assez les Six-Duchés. Peut-être dans les prochains tomes ?

Cependant, ce manque de diversité géographique (voilà que je parle comme un professeur d’Oxford) est largement compensé par l’action qui ne s’arrête jamais ! Les événements s’enchainent à une vitesse qui nous donne rarement le temps de souffler.

Un super livre que je recommande donc à tous, fans de Game of Thrones, de fantasy ou de bons livres mais autant vous prévenir tout de suite, la saga de L’Assassin royal compte neuf tomes !

Premières lignes

Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d’encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d’être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page, transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m’imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d’enfance saignent au rythme de l’écoulement de l’encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé.

Le plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos

Bonjour à tous !

De retour pour une nouvelle chronique pour vous parler d’un livre trouvé par pur hasard chez mon libraire, Le plus bel endroit du monde est ici.

81LulYAJiXL

Résumé

Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L’intérieur est plus intriguant encore, comme sorti d’un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel italien porteur d’une promesse : le bonheur.

Ce que j’en ai pensé

Voici un petit livre bien sympathique qui m’a changé les idées ! C’est 190 pages de rêves et magie. On a tous eu des moments de notre vie où le moral n’était pas au top, où on a eu l’impression de toucher le fond et qu’on ne s’en sortirait pas. Et bien après ma lecture je suis maintenant sûre que l’on peut toujours remonter la pente, si on a un minimum de volonté et qu’on s’en donne les moyens.

Le plus bel endroit du monde est ici est, selon moi, une déclaration d’amour à la vie et au bonheur. Je regrette seulement qu’un tel endroit n’existe pas près de chez moi !

L’histoire d’Iris m’a fait voir que n’importe où autour de nous, il y a des gens qui peuvent nous faire du bien et à qui nous pouvons faire du bien (ce qui contribue à se faire du bien soi-même).

Est-ce parce que je me suis plutôt bien identifié à Iris que ce livre m’a autant touché ? Peut-être. En tout cas, si un jour vous avez un coup de calgon (comme dirait ma mère), je pense que c’est le livre qu’il vous faut.

Premières lignes

Le dimanche après-midi est un mauvais moment pour prendre des décisions, surtout lorsque janvier étend sur la ville son manteau gris à étouffer les rêves.
Iris sortit de chez elle après avoir déjeuné seule devant la télé. Jusqu’à la mort de ses parents dans un accident de la route, peu lui importait de n’avoir personne dans sa vie. Peut-être était-ce en raison de sa timidité maladive qu’elle trouvait presque normal, à trente-six ans, de n’avoir connu sur le plan sentimental qu’un amour platonique non payé en retour et quelques rendez-vous sans suite.
Tout avait changé après ce terrible événement. Ces mornes journées de standardiste dans une compagnie d’assurance n’étaient plus compensées par ces week-ends en famille. A présent, elle était seule et, pour ne rien arranger, elle avait perdu sa faculté de rêver.

A très bientôt pour une prochaine chronique !