Avant toi – Jojo Moyes

Bonjour à tous !

Enfin je reprends du service après cette petite absence printanière. Et pour ce retour, je vous propose un roman bien sympathique, Avant toi de Jojo Moyes.

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Résumé

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone à souhait. Quand elle se retrouve au chômage, dans ce trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie, Lou accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce que j’en ai pensé

Une bien sympathique découverte que ce roman ! C’est en tombant par hasard sur la bande-annonce du film que j’en ai entendu parler et me suis jetée sur le livre aussi vite que possible. J’avais peur de me retrouver face à une histoire qui me rappellerait Intouchables avec le duo formé par le tétraplégique coincé dans son fauteuil et l’aide-soignant(e) qui lui redonne goût à la vie. Mais assez vite, j’ai oublié ce parallèle.

J’adore le personnage de Louisa et son côté excentrique (notamment en matière de fringues) et plus encore la relation d’amitié qu’elle construit peu à peu avec Will alors que c’était plutôt mal barré. L’optimisme de Louisa se heurtant aux sarcasmes et au cynisme de son employeur donnent des scènes amusantes et apporte une touche d’humour qui vient dédramatiser certaines situations vécues par les protagonistes. Ce que j’ai surtout aimé dans le roman, c’est la note d’espoir qu’il apporte à travers Louisa qui veut à tout prix montrer à Will que son handicap ne signifie pas qu’il ne peut plus profiter de la vie.

Par ailleurs, on aborde ici un sujet encore tabou, le suicide assisté. Tout au long du roman, les différents personnages argumentent sur ce thème où tous les points de vue sont représentés si bien que nous, lecteurs, prenons finalement nous-même part au débat. De toute façon, à la fin du livre on se demande forcément ce qu’on ferait à la place de Will ou de sa famille.

Pour moi, ça a été une lecture prenante car j’étais toujours impatiente de savoir comment les choses allaient évoluées et surtout comment Louisa comptait convaincre Will de continuer à vivre. Et en bonus, je vous offre la bande-annonce du film qui sortira le 22 juin prochain.

Extrait du Prologue

     Un bruit strident lui fait relever la tête ; un coup de Klaxon furieux. Il voit la portière noire et brillante du taxi devant lui, dont le chauffeur est déjà en train de baisser la vitre. Et puis, à la périphérie de son champ de vision, quelque chose qui arrive droit sur lui à une vitesse vertigineuse.
Il se retourne vers l’objet non identifié et comprend en une fraction de seconde qu’il est juste en travers de son chemin, pris au piège de la circulation. De surprise, sa main s’ouvre et son Blackberry tombe par terre. Il entend un cri, le sien probablement. Son œil capte quelques images – un gant de cuir, un visage sous un casque, le choc dans les yeux de l’homme, comme un reflet de celui qu’il éprouve. Il y a une explosion et tout vole en éclats. Puis plus rien.

Tombée du ciel – Cecelia Ahern

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Tombée du ciel, un super roman de Cecelia Ahern. Si le nom de cette auteure irlandaise agite vos neurones car il vous semble familier, c’est sans doute parce que vous connaissez déjà PS : I love you qui a été adapté au cinéma en 2007.

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Résumé

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter, désespéré. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche, Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en quelques jours que la vie vaut la peine d’être vécue. Malgré sa détermination, elle sait que le défi sera difficile à relever. Dans cette course contre la montre, s’enchaînent aventures romantiques et improbables balades nocturnes. Petit à petit, Christine s’aperçoit qu’Adam reprend bel et bien goût à la vie, et ce n’est pas sa seule découverte…

Ce que j’en ai pensé

Je vais être honnête, pour une fois c’est le nom de l’auteur qui m’a en grande partie convaincue de lire le livre. J’ai eu l’occasion de lire un super article sur le blog de Pauliseuse qui parlait de Cecelia Ahern et ça m’a suffit pour choisir Tombée du ciel.

L’un des intérêts de ce roman, c’est qu’il s’agit d’un genre de comédie sur un sujet qu’on n’y associe pas instinctivement, à savoir, le suicide. Je ne vous cache pas que le début m’a fait un peu peur à cause de l’ambiance tristounette (en même temps vu le thème du livre…). Le personnage principal, Christine, est quand même témoin de deux tentatives de suicide dans les trois premiers chapitres ! Pourtant, dès l’arrivée d’Adam, le suicidaire, l’atmosphère se détend et devient assez légère (c’est déjà surprenant que ce soit le mec qui veut se tuer qui apporte plus de vie à l’histoire !).

Ce qui m’a plu chez Adam, c’est l’humour noir et l’ironie avec lesquels il aborde sa situation et le fait qu’il joue de son statut de mec suicidaire pour influencer Christine qui a tendance à se prendre pour une super héroïne en voulant absolument sauver cet homme qu’elle ne connaît pas pour se rattraper d’une erreur qu’elle a commise. Christine aussi est un personnage drôle mais sans forcément chercher à l’être (contrairement à Adam). Ce qui m’a fait rire chez elle, c’est son côté excessif, notamment dans les précautions qu’elle prend pour empêcher Adam de faire une nouvelle tentative de suicide. De même, Christine, en plein divorce, doit subir les petites vengeances de son mari qui multiplie les coups bas pour lui pourrir la vie. Du genre, appeler toutes ses copines pour leur répéter les mesquineries qu’elle a pu dire dans leurs dos.

Le seul bémol à tout ça (parce qu’il en faut bien un) c’est la résolution de certains problèmes qui est peu facile. Ça donne un peu l’impression que l’auteure elle-même ne savait plus comment amener le dénouement et a donc opter pour une « solution joker ».

Dans l’ensemble, on passe un bon moment, l’histoire est amusante et assez sympathique. Pour les cinéphiles, je dirais que c’est le genre de livre qu’on adapterait très bien en comédie romantique au cinéma (ce qui est quand même mieux qu’en téléfilm M6 !).

Premières lignes

On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois. Faux. Enfin, c’est vrai que c’est ce qu’on dit, mais en réalité c’est faux.
Les scientifiques de la NASA ont découvert qu’il arrive souvent qu’un éclair touche le sol en deux ou plusieurs lieux simultanément, et que les chances d’être foudroyé sont environ quarante-cinq pour cent plus élevées que ce que l’on croit. Mais ce que les gens veulent dire, c’est que la foudre ne tombe jamais au même endroit plus d’une fois, ce qui en fait est également inexact. […] Si les gens laissaient tomber la métaphore de la foudre et disaient franchement ce qu’ils pensent, ils diraient qu’une chose hautement improbable n’arrive jamais deux fois à la même personne. Faux.

Jane Eyre -Charlotte Brontë

Bonjour à tous !

Cette semaine, j’avais envie de vous parler d’un livre que j’ai dévoré tellement il est bien. Comme j’aime bien vous faire découvrir (ou redécouvrir) des classiques, je vais donc vous parler de Jane Eyre de Charlotte Brontë.

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Résumé

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Ce que j’en ai pensé

De tous les classiques que j’ai lu (et il y en a eu pas mal), c’est vraiment Jane Eyre que j’ai le plus aimé !

Premier point positif : on le lit sans difficulté (ok, c’est ce que je dis à chaque fois mais attendez que je vous lise un Balzac et je dirai pas la même chose). Deuxième chose que j’ai vraiment apprécié : le mélange des ambiances. Je m’explique. Jane Eyre, c’est une fille qui cherche sa place dans la société, une romance, une ambiance Les Feux de l’amour, un secret bien gardé, un homme énigmatique, le tout dans un décor victorien et en un seul ouvrage !

Ce qui me plait avant tout chez le personnage principal, c’est qu’elle n’a rien d’exceptionnelle. Elle n’est pas incroyablement belle, elle n’a pas un caractère très prononcé, elle est un peu Mademoiselle Tout-le-monde et ça contribue certainement à ce que certains lecteurs s’identifient à elle. Bon, comme elle ne peut pas être totalement banale, l’auteure lui donne quand même une certaine intelligence (ce qui manque parfois cruellement aux personnages de fictions), tout en la rendant un tantinet naïve.

On ne peut pas parler de Jane Eyre comme d’un roman historique, mais j’ai par dessus tout aimé me plonger dans l’Angleterre victorienne, sa société puritaine et hypocrite ainsi que ses personnages qui sont parfois loin d’être vertueux alors que l’élite est censé l’être (vous penserez à moi en découvrant Blanche Ingram). Je crois que c’est un roman idéal pour se faire une idée des mœurs de l’époque, même si cela reste bien évidemment un roman et que les traits des uns et des autres sont certainement exagéré.

Au final, c’est un très bon livre que je vous recommande, déjà parce qu’il est bien et ensuite parce que ça fait chic de pouvoir dire qu’on est familier d’un classique de la littérature anglaise 😉

Premières lignes

     Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n’y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d’hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu’on ne pouvait songer à aucune excursion.
     J’en étais contente. Je n’ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c’était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le coeur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d’enfants, et l’esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d’Éliza, de John et de Georgiana Reed.
     Éliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m’avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu’elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu’au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m’accorder les mêmes privilèges qu’aux petits enfants joyeux et satisfaits.

Un Chant de Noël, Charles Dickens

Bonjour à tous !

Enfin, je termine ce livre qui, pourtant assez court, m’a prit un certain temps à lire. Je m’étais promis de lire un classique de Noël et c’est maintenant chose faite avec Un Chant de Noël de Dickens.

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Résumé

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie. Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

Ce que j’en ai pensé

Et bien c’est un super livre pour les fêtes ! Bien sûr, comme beaucoup, je connaissais déjà l’essentiel de l’intrigue grâce aux différentes adaptations de l’œuvre (genre la version avec Picsou que je regardais étant petite).

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Cratchit et le neveu de Scrooge

Ce qui est génial avec Dickens, c’est que l’écriture est simple et facile à lire contrairement à l’idée que l’on se fait des œuvres classiques et en plus, il aborde des thèmes variés et des genres différents. Ici, on retrouve le fantastique et l’inexplicable avec l’intervention des esprits qui se mêle au thème récurrent dans l’œuvre de l’auteur d’Oliver Twist, l’inégalité des classes sociales et la misère de la plus basse d’entre elles.

Au final, même si la morale de ce genre d’ouvrage me fait toujours sourire, j’ai pu me plonger dans l’ambiance de Noël et prolonger un peu l’état d’esprit qui m’envahie au mois de décembre.

Premières lignes

Marley était mort, pour commencer. Là dessus, pas l’ombre d’un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l’entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l’avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d’apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu’un clou de porte. Attention ! je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu’il y a de particulièrement mort dans un clou de porte. J’aurais pu, quant à moi, me sentir porté plutôt à regarder un clou de cercueil comme le morceau de fer le plus mort qui soit dans le commerce ; mais la sagesse de nos ancêtres éclate dans les similitudes, et mes mains profanes n’iront pas toucher à l’arche sainte ; autrement le pays est perdu. Vous me permettrez donc de répéter avec énergie que Marley était aussi mort qu’un clou de porte.

Grâce à cette lecture, je complète une partie du Challenge Cold Winter avec la catégorie « histoire se déroulant à Noël ». J’ai donc officiellement une lecture dans chaque catégorie du menu Noël scintillant ! Bien sûr, j’ai l’intention d’étoffer un peu cette liste et mes futures lectures devraient aider. Je vous dis donc à très bientôt pour une prochaine chronique !

La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires – Tim Burton

Bonjour à tous !

Jusqu’ici, je ne vous ai parlé que de romans sur ce blog. Pour une fois, j’avais envie de changer. Je présente donc aujourd’hui un recueil de poèmes de Tim Burton, La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires.

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Présentation

Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, qui ne tarderont pas à nous horrifier, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour l’enfant qui est en nous.

Ce que j’en ai pensé

Évidemment, comme beaucoup d’autres personnes, j’adore Tim Burton (comment ça, j’ai aucune personnalité ?). Qu’il s’agisse de L’étrange Noël de Monsieur Jack quand j’étais petite ou Dark Shadows quand j’étais ado, je n’ai jamais été déçue par l’une de ses créations. C’est donc pourquoi je ne vous surprendrai certainement pas en disant que j’ai adoré ce petit recueil !

Effectivement, on retrouve totalement l’univers si particulier de Burton qui arrive à rendre des choses horribles et terrifiantes totalement mignonnes (ou presque). C’est vrai que pas mal des petites histoires proposées ici ne finissent pas avec un happy end mais c’est bien cet humour noir qu’on aime tellement qui nous fait relire sans fin ces poèmes. Comme le recueil est en version bilingue, vous pourrez apprécier les jeux de mots en VO et pour les quiches en langue de Shakespeare, ne vous inquiétez pas car en plus de la VF, je peux vous assurer qu’il n’y a pas besoin d’un doctorat d’anglais pour comprendre ! En bonus, il y a même des illustrations de Burton lui-même. Que demander de plus ?

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Premier Poème

Stick Boy and Match Girl in Love          Brindille et Allumette amoureux
Stick Boy liked Match Girl,                      Brindille aimait bien Allumette,
He liked her a lot.                                       Il l’aimait vraiment beaucoup
He liked her cute figure,                           Il adorait sa jolie silhouette
he thought she was hot.                           Et il la sentait chaude comme tout.
But could a flame ever burn                    Mais le feu de la passion peut-il être,
For a match and a stick ?                          Entre une brindille et une allumette ?
It did quite literally ;                                  Eh bien, oui, à la lettre :
He burned up pretty quick.                      Il flamba comme rien.

La Princesse Blanche – Philippa Gregory

Bonjour à tous !

Vous vous en apercevrez sûrement tôt ou tard, j’adore les romans historiques. Et justement, aujourd’hui je vous présente La Princesse Blanche de Philippa Gregory

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Résumé

Angleterre, 1485. Henri Tudor fait tomber Richard III au combat et s’empare du trône après la bataille de Bosworth. Mais c’est un pays morcelé par la guerre des Deux-Roses qui attend le nouveau souverain. Un défi de taille lui incombera donc : dissoudre les rivalités et réunifier les camps, avant de pouvoir prétendre gouverner. Pour ce faire, Henri Tudor devra épouser une princesse de la maison ennemie, Élisabeth d’York.

Héritière légitime de la famille déchue, fille de la Reine Blanche, Élisabeth est une jeune femme hantée par la mort du Roi qu’elle aimait. Contrainte à ces épousailles, elle deviendra mère du futur dauphin. Au cœur du jeu politique, elle devra choisir entre la rose rouge et la rose blanche, et ainsi sceller son destin.

Ce que j’en ai pensé

Cela faisait un moment que ce livre traînait dans ma PAL, puisque mon frère me l’a offert à Noël dernier. J’aime beaucoup le travail de Philippa Gregory, romancière spécialisée dans l’Histoire de l’Angleterre, qu’elle raconte à travers les vies des femmes qui ont marqués les pages de la monarchie britannique. En fait, son roman fait le lien entre les deux séries télévisées, The White Queen et The Tudors. Il est intéressant de voir la fin de la guerre des Deux-Roses et l’avènement des Tudors du point de vue d’une femme qui s’est retrouvée prise entre le camp des vaincus, sa famille, et le camp des vainqueurs, la famille de son mari, qui n’éprouve aucun scrupule à exercer sa vengeance à laquelle elle assiste, impuissante.

Lors d’une visite à la Tour de Londres, j’avais vaguement entendu parler de la guerre des Deux-Roses (à cause de l’histoire des princes emprisonnés et de la possible culpabilité de Richard III dans leur assassinat) mais je ne savais pratiquement rien sur le sujet ou comment la (courte) dynastie des Tudors était arrivée au pouvoir. Or, le roman (car oui c’est tout de même un roman) de Philippa Gregory explique clairement à ceux qui n’ont jamais rien compris ou ne se sont jamais intéressés à l’Histoire de nos voisins d’outre-manche, comment la rivalité entre deux familles peut changer le destin d’un royaume. Et comme le narrateur est également l’héroïne – à savoir la reine Élisabeth (genre le prénom le plus répandu chez les reines d’Angleterre !) – ça crève tout de suite un peu plus le cœur de voir comment presque tout le monde lui crache à la tronche à cette pauvre fille !

leave her alone !

En bref, si vous aimez l’Histoire anglaise ou que vous avez envie de la découvrir ou que vous n’en avez rien à faire des anglais mais que vous ne savez plus quoi lire, vous savez ce qu’il vous reste à demander chez le libraire !

Premières lignes

Château de Sheriff Hutton,
Yorkshire, Automne 1485
Si seulement je pouvais cesser de rêver. Je suis si fatiguée ; je ne désire qu’une chose : dormir. Dormir toute la journée, du matin au soir qui, chaque fois, tombe malheureusement un peu plus tôt. Le jour, je cherche en vain le sommeil ; la nuit, je lutte pour lui échapper.
Dans ses appartements sombres et silencieux, j’observe la bougie, sur son chandelier d’or, qui qui se consume lentement au fil des heures alors qu’il ne verra jamais plus le soleil se lever. Chaque jour à midi, les serviteurs allument un nouveau cierge ; les heures s’écoulent, l’une après l’autre. Le temps me parait si long tandis qu’il ne représente désormais plus rien pour lui, plongé dans les ténèbres éternelles, intemporelles. Je passe la journée à attendre la lente tombée de la nuit morne et le glas funèbre de la cloche des complies. Je vais alors prier pour li à la chapelle, même s’il n’entendra jamais plus mes murmures ni les douces psalmodies des prêtres.
Je peux ensuite aller me coucher. Cependant, une fois dans mon lit, je n’ose pas m’endormir car mes rêves me sont insupportables. Je rêve de lui. Sans cesse.

Je vous retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique !

Dracula – Bram Stoker

Bonjour à tous !

Quoi de mieux pour fêter Halloween qu’un classique de la littérature fantastique mettant en scène l’un des plus importants personnages d’horreur ? Aujourd’hui nous parlons de Dracula de Bram Stoker.

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Résumé

En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l’auberge pour la nuit, en attendant de rejoindre le château en calèche.

Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d’un crucifix et de guirlandes d’ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme de raison…

Ce que j’en ai pensé

Je ne pense pas qu’il soit utile que je vous présente Dracula, personnage légendaire non seulement de la littérature fantastique mais aussi de l’Histoire d’Europe. On ne compte plus le nombre d’adaptations cinématographiques du roman de Bram Stoker, notamment celle de Coppola qui reste la plus fidèle à l’œuvre originale malgré quelques libertés de la part du réalisateur.

J’ai vraiment aimé ce livre que j’ai pourtant eu un peu de mal à démarrer. Pour commencer, j’apprécie énormément le genre fantastique et même si depuis Twilight on ne peut plus le dire sans passer pour une midinette qui fantasme sur le corps pailleté d’Edward Cullen, j’adore les histoires de vampire !

Même si j’ai eu le déplaisir de me faire spoiler par un pote (Antoine je te hais toujours. Cordialement), ça ne gâche en rien le plaisir que j’ai eu de suivre l’intrigue à travers les différents personnages dont les points de vue alternent d’un chapitre à l’autre. L’ambiance sombre, les rebondissements et la figure omniprésente de Dracula dans toutes les pages me font sans hésiter mettre ce roman dans mon top 10 des meilleurs livres de tous les temps !

Petite astuce lecture : le lire la nuit, éclairé à la bougie avec la musique de Bach, Toccata und Fugue in D minor comme fond sonore.

Premières lignes

Journal de Jonathan Harker (Sténographié)
Bistritz, 3 mai
Quitté Munich à huit heures du soir, le 1er mai ; arrivé à Vienne, de bonne heure, le lendemain matin. Nous aurions dû y être à six heures quarante-six, mais le train avait une heure de retard. À en juger d’après ce que j’en ai pu apercevoir du wagon et, d’après les quelques rues où je me suis promené, une fois débarqué, Budapest est une très belle ville. Mais je craignais de trop m’éloigner de la gare : malgré ce retard, nous devions repartir comme prévu. J’eus l’impression très nette de quitter l’Occident pour entrer dans le monde oriental. Après avoir franchi les magnifiques ponts du Danube, ces modèles d’architecture occidentale – le Danube ici est particulièrement large et profond –, on pénètre immédiatement dans une région où prévalent les coutumes turques.
Ayant quitté Budapest sans trop de retard, nous arrivâmes le soir à Klausenburgh. Je m’y arrêtai pour passer la nuit à l’Hôtel Royal. On me servit au dîner, ou plutôt au souper, un poulet au poivre rouge – délicieux, mais cela vous donne une soif ! (J’en ai demandé la recette à l’intention de Mina). Le garçon m’a appris que cela s’appelait du paprika hendl, que c’était un plat national, et donc que j’en trouverais partout dans les Carpates. Ma légère connaissance de l’allemand me fut fort utile en cette occasion ; sans cela, vraiment, j’ignore comment je m’en serais tiré.
À Londres, quelques moments de loisir m’avaient permis d’aller au British Museum, et à la bibliothèque j’avais consulté des cartes de géographie et des livres traitant de la Transylvanie ; il me paraissait intéressant de connaître certaines choses du pays puisque j’aurais affaire à un gentilhomme de là-bas. Je m’en rendis compte ; la région dont il parlait dans ses lettres était située à l’est du pays, à la frontière des trois États – Transylvanie, Moldavie, Bukovine – dans les Carpates. Une des parties de l’Europe les moins connues, et les plus sauvages. Mais aucun livre, aucune carte ne put me renseigner sur l’endroit exact où se trouvait le château du comte Dracula, car il n’existe aucune carte détaillée de ce pays. Mes recherches m’apprirent toutefois que Bistritz où, me disait le comte Dracula, je devrais prendre la diligence, était une vieille petite ville, très 31 connue. Je noterais ici mes principales impressions – cela me rafraîchira la mémoire quand je parlerai de mes voyages à Mina.

Sur ce je vous souhaite une bonne soirée d’Halloween et faites gaffe à vos dents !