Avant toi – Jojo Moyes

Bonjour à tous !

Enfin je reprends du service après cette petite absence printanière. Et pour ce retour, je vous propose un roman bien sympathique, Avant toi de Jojo Moyes.

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Résumé

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone à souhait. Quand elle se retrouve au chômage, dans ce trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie, Lou accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce que j’en ai pensé

Une bien sympathique découverte que ce roman ! C’est en tombant par hasard sur la bande-annonce du film que j’en ai entendu parler et me suis jetée sur le livre aussi vite que possible. J’avais peur de me retrouver face à une histoire qui me rappellerait Intouchables avec le duo formé par le tétraplégique coincé dans son fauteuil et l’aide-soignant(e) qui lui redonne goût à la vie. Mais assez vite, j’ai oublié ce parallèle.

J’adore le personnage de Louisa et son côté excentrique (notamment en matière de fringues) et plus encore la relation d’amitié qu’elle construit peu à peu avec Will alors que c’était plutôt mal barré. L’optimisme de Louisa se heurtant aux sarcasmes et au cynisme de son employeur donnent des scènes amusantes et apporte une touche d’humour qui vient dédramatiser certaines situations vécues par les protagonistes. Ce que j’ai surtout aimé dans le roman, c’est la note d’espoir qu’il apporte à travers Louisa qui veut à tout prix montrer à Will que son handicap ne signifie pas qu’il ne peut plus profiter de la vie.

Par ailleurs, on aborde ici un sujet encore tabou, le suicide assisté. Tout au long du roman, les différents personnages argumentent sur ce thème où tous les points de vue sont représentés si bien que nous, lecteurs, prenons finalement nous-même part au débat. De toute façon, à la fin du livre on se demande forcément ce qu’on ferait à la place de Will ou de sa famille.

Pour moi, ça a été une lecture prenante car j’étais toujours impatiente de savoir comment les choses allaient évoluées et surtout comment Louisa comptait convaincre Will de continuer à vivre. Et en bonus, je vous offre la bande-annonce du film qui sortira le 22 juin prochain.

Extrait du Prologue

     Un bruit strident lui fait relever la tête ; un coup de Klaxon furieux. Il voit la portière noire et brillante du taxi devant lui, dont le chauffeur est déjà en train de baisser la vitre. Et puis, à la périphérie de son champ de vision, quelque chose qui arrive droit sur lui à une vitesse vertigineuse.
Il se retourne vers l’objet non identifié et comprend en une fraction de seconde qu’il est juste en travers de son chemin, pris au piège de la circulation. De surprise, sa main s’ouvre et son Blackberry tombe par terre. Il entend un cri, le sien probablement. Son œil capte quelques images – un gant de cuir, un visage sous un casque, le choc dans les yeux de l’homme, comme un reflet de celui qu’il éprouve. Il y a une explosion et tout vole en éclats. Puis plus rien.
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Tombée du ciel – Cecelia Ahern

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Tombée du ciel, un super roman de Cecelia Ahern. Si le nom de cette auteure irlandaise agite vos neurones car il vous semble familier, c’est sans doute parce que vous connaissez déjà PS : I love you qui a été adapté au cinéma en 2007.

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Résumé

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter, désespéré. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche, Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en quelques jours que la vie vaut la peine d’être vécue. Malgré sa détermination, elle sait que le défi sera difficile à relever. Dans cette course contre la montre, s’enchaînent aventures romantiques et improbables balades nocturnes. Petit à petit, Christine s’aperçoit qu’Adam reprend bel et bien goût à la vie, et ce n’est pas sa seule découverte…

Ce que j’en ai pensé

Je vais être honnête, pour une fois c’est le nom de l’auteur qui m’a en grande partie convaincue de lire le livre. J’ai eu l’occasion de lire un super article sur le blog de Pauliseuse qui parlait de Cecelia Ahern et ça m’a suffit pour choisir Tombée du ciel.

L’un des intérêts de ce roman, c’est qu’il s’agit d’un genre de comédie sur un sujet qu’on n’y associe pas instinctivement, à savoir, le suicide. Je ne vous cache pas que le début m’a fait un peu peur à cause de l’ambiance tristounette (en même temps vu le thème du livre…). Le personnage principal, Christine, est quand même témoin de deux tentatives de suicide dans les trois premiers chapitres ! Pourtant, dès l’arrivée d’Adam, le suicidaire, l’atmosphère se détend et devient assez légère (c’est déjà surprenant que ce soit le mec qui veut se tuer qui apporte plus de vie à l’histoire !).

Ce qui m’a plu chez Adam, c’est l’humour noir et l’ironie avec lesquels il aborde sa situation et le fait qu’il joue de son statut de mec suicidaire pour influencer Christine qui a tendance à se prendre pour une super héroïne en voulant absolument sauver cet homme qu’elle ne connaît pas pour se rattraper d’une erreur qu’elle a commise. Christine aussi est un personnage drôle mais sans forcément chercher à l’être (contrairement à Adam). Ce qui m’a fait rire chez elle, c’est son côté excessif, notamment dans les précautions qu’elle prend pour empêcher Adam de faire une nouvelle tentative de suicide. De même, Christine, en plein divorce, doit subir les petites vengeances de son mari qui multiplie les coups bas pour lui pourrir la vie. Du genre, appeler toutes ses copines pour leur répéter les mesquineries qu’elle a pu dire dans leurs dos.

Le seul bémol à tout ça (parce qu’il en faut bien un) c’est la résolution de certains problèmes qui est peu facile. Ça donne un peu l’impression que l’auteure elle-même ne savait plus comment amener le dénouement et a donc opter pour une « solution joker ».

Dans l’ensemble, on passe un bon moment, l’histoire est amusante et assez sympathique. Pour les cinéphiles, je dirais que c’est le genre de livre qu’on adapterait très bien en comédie romantique au cinéma (ce qui est quand même mieux qu’en téléfilm M6 !).

Premières lignes

On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois. Faux. Enfin, c’est vrai que c’est ce qu’on dit, mais en réalité c’est faux.
Les scientifiques de la NASA ont découvert qu’il arrive souvent qu’un éclair touche le sol en deux ou plusieurs lieux simultanément, et que les chances d’être foudroyé sont environ quarante-cinq pour cent plus élevées que ce que l’on croit. Mais ce que les gens veulent dire, c’est que la foudre ne tombe jamais au même endroit plus d’une fois, ce qui en fait est également inexact. […] Si les gens laissaient tomber la métaphore de la foudre et disaient franchement ce qu’ils pensent, ils diraient qu’une chose hautement improbable n’arrive jamais deux fois à la même personne. Faux.

Un Chant de Noël, Charles Dickens

Bonjour à tous !

Enfin, je termine ce livre qui, pourtant assez court, m’a prit un certain temps à lire. Je m’étais promis de lire un classique de Noël et c’est maintenant chose faite avec Un Chant de Noël de Dickens.

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Résumé

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie. Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

Ce que j’en ai pensé

Et bien c’est un super livre pour les fêtes ! Bien sûr, comme beaucoup, je connaissais déjà l’essentiel de l’intrigue grâce aux différentes adaptations de l’œuvre (genre la version avec Picsou que je regardais étant petite).

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Scrooge
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Cratchit et le neveu de Scrooge

Ce qui est génial avec Dickens, c’est que l’écriture est simple et facile à lire contrairement à l’idée que l’on se fait des œuvres classiques et en plus, il aborde des thèmes variés et des genres différents. Ici, on retrouve le fantastique et l’inexplicable avec l’intervention des esprits qui se mêle au thème récurrent dans l’œuvre de l’auteur d’Oliver Twist, l’inégalité des classes sociales et la misère de la plus basse d’entre elles.

Au final, même si la morale de ce genre d’ouvrage me fait toujours sourire, j’ai pu me plonger dans l’ambiance de Noël et prolonger un peu l’état d’esprit qui m’envahie au mois de décembre.

Premières lignes

Marley était mort, pour commencer. Là dessus, pas l’ombre d’un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l’entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l’avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d’apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu’un clou de porte. Attention ! je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu’il y a de particulièrement mort dans un clou de porte. J’aurais pu, quant à moi, me sentir porté plutôt à regarder un clou de cercueil comme le morceau de fer le plus mort qui soit dans le commerce ; mais la sagesse de nos ancêtres éclate dans les similitudes, et mes mains profanes n’iront pas toucher à l’arche sainte ; autrement le pays est perdu. Vous me permettrez donc de répéter avec énergie que Marley était aussi mort qu’un clou de porte.

Grâce à cette lecture, je complète une partie du Challenge Cold Winter avec la catégorie « histoire se déroulant à Noël ». J’ai donc officiellement une lecture dans chaque catégorie du menu Noël scintillant ! Bien sûr, j’ai l’intention d’étoffer un peu cette liste et mes futures lectures devraient aider. Je vous dis donc à très bientôt pour une prochaine chronique !

Nos Étoiles contraires – John Green

Bonjour tout le monde !

Cette semaine je vais vous parler d’un best-seller, Nos étoiles contraires de John Green.

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Résumé

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence les entrainant vite ds un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Ce que j’en ai pensé

Ce livre a littéralement déchiré mon cœur tellement les sentiments des personnages sont profonds et la cruauté de la maladie réaliste. J’ai ri de bon cœur en lisant la façon dont Hazel aborde sa maladie avec une teinte d’humour noire qui semble dédramatiser le sujet et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en comprenant que derrière un sourire on peut cacher tellement de souffrance.

Le film était déjà sortit quand j’ai lu le roman et pour être honnête, j’ai attendu plusieurs mois avant de le visionner tellement j’avais du mal à me remettre de mes émotions ! Pleurer devant un film c’est presque un pléonasme pour moi mais pleurer sur un livre c’était absolument inédit. Je ne vous parle même pas de la forêt amazonienne de mouchoirs en papier qui a poussé au pied de mon lit !

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C’est sans aucun doute le roman qui m’aura fait prendre conscience que la vie, même si elle peut sembler horrible et cruelle est toujours faite de moments de bonheur pur et intense. Autant dire qu’avec John Green, j’en ai pris plein la tronche. Lire l’histoire du point de vue de Hazel c’est encore plus poignant que s’il s’agissait d’une voix quelconque et c’est pour ça que ça nous touche autant. Le titre, Nos Étoiles contraires, me fait penser à la fatalité dans les pièces tragiques de l’Antiquité, où le héros, malgré ses efforts, est incapable d’échapper à son destin. Pourtant, Hazel Grace nous apprend que même en étant condamné, on peut vivre bien plus que la plupart des gens.

Premières lignes

L’année de mes dix-sept ans, vers la fin de l’hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. Tout ça parce que je ne sortais quasiment pas de la maison, que je trainais au lit à longueur de journée, que je relisais le même livre en boucle, que je sautais des repas et que je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort.
Quoi qu’on lise sur le cancer (brochures, sites Internet ou autres), on trouvera toujours la dépression parmi les effets secondaires. Pourtant, la dépression n’est pas un effet secondaire du cancer. C’est mourir qui provoque la dépression (et le cancer, et à peu près tout, d’ailleurs). Mais ma mère, persuadée que je devais être soignée, a pris rendez-vous chez mon médecin, le docteur Jim, qui a confirmé que je nageais en pleine dépression, une dépression tétanisante et tout ce qu’il y a de plus clinique. Conclusion : il fallait modifier mon traitement, et je devais m’inscrire à un groupe de soutien hebdomadaire.
Le groupe mettait en scène des personnages plus ou moins mal en point et sa composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle ? C’était un effet secondaire de mourir.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour une nouvelle chronique !

TAG Ce qui me rend heureuse

Bonjour à tous !

Aujourd’hui nous nous retrouvons non pas pour une chronique littéraire mais pour un TAG « Ce qui me rend heureux/heureuse ». J’ai eu le plaisir d’être tagué par Pauliseuse du blog Délires et des livres. N’hésitez pas à le reprendre sur vos blogs ou à répondre aux mêmes questions dans les commentaires.

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Q1. Quel plat simplissime (sauf des pâtes) aimes-tu particulièrement manger ?
L’antipasti mozzarella et jambon cru ! C’est une entrée napolitaine que j’ai découverte… bah à Naples et dont je ra-ffo-le !

Q2. La chanson qui te met de bonne humeur ?
Ma chanson préférée. Qui change quasiment tous les mois.

Q3. Le moment de la journée que tu préfères ?
Le petit déjeuner. C’est souvent le moment où je regarde un épisode de série avant d’aller en cours.

Q4. Une des plus jolies surprises que l’on pourrait te faire ?
Un road trip en Angleterre ! ! J’ai commencé à le planifier et à économiser pour pouvoir partir d’ici la fin de mes études mais je suis loin d’avoir le budget nécessaire.

Q5. Ton vêtement fétiche ?
Mes chaussons-chaussettes roses ! C’est le summum de la coolittude en hiver.

Q6. Le petit rien dans une journée qui pourrait te faire sourire ?
Sans hésiter, quand mon chat ramène une souris ou un oiseau mort dans la maison ! … sinon un bon petit plat c’est sympa aussi.

Q7. Un de tes souvenirs les plus heureux ?
Ça fait un peu snob de dire ça, mais probablement quand je suis allée à l’Opéra de Paris avec mon père pour mes 20 ans. Pendant des mois je ne parlais plus que de La Traviata qui se jouait au moment de mon anniversaire et par je ne sais quel miracle, mes parents ont réussi à avoir deux places très bien placées !

Q8. Une fois où tu as pleuré de joie ?
Je crois que ça ne m’est jamais arrivé. En revanche, pleurer de rire c’est assez fréquent dans ma famille !

Q9. Une période de ta vie particulièrement cool ?
Celle que je suis en train de vivre depuis que j’ai quitté le lycée. J’ai enfin pris confiance en moi et j’ai réglé pas mal de problèmes persos. Ensuite j’ai rencontré ma joyeuse petite bande de potes à la fac sans qui ma vie actuelle serait bien triste !

Q10. Un lieu que tu aimes / où tu te sens bien ?
L’ancienne maison de ma grand-mère, en Normandie. J’y ai passé toutes mes vacances depuis ma naissance jusqu’à mes 17 ans, quand elle a déménagé.

Q11. Le compliment le plus chouette que l’on pourrait te faire ?
En fait, j’aimerais bien qu’un autre homme que mon grand-oncle de 90 ans me dise que je suis belle. Juste une fois. Pour voir comment ça fait. Avant de mourir… ;D

Q12. La personne avec qui tu pourrais rester des heures ?
Généralement, je n’aime pas me retrouver seule avec quelqu’un pendant un long moment. Je finis systématiquement par être gênée. La seule personne avec qui cela ne me dérange pas, c’est une amie d’enfance qui est devenue ma confidente.

Q13. Qu’est-ce qui te ferait plaisir actuellement ? (achat ou autre)

Une nouvelle couleur de cheveux ! J’aimerais bien un roux cuivré mais pas sûr que ça m’aille.

Le plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos

Bonjour à tous !

De retour pour une nouvelle chronique pour vous parler d’un livre trouvé par pur hasard chez mon libraire, Le plus bel endroit du monde est ici.

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Résumé

Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L’intérieur est plus intriguant encore, comme sorti d’un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel italien porteur d’une promesse : le bonheur.

Ce que j’en ai pensé

Voici un petit livre bien sympathique qui m’a changé les idées ! C’est 190 pages de rêves et magie. On a tous eu des moments de notre vie où le moral n’était pas au top, où on a eu l’impression de toucher le fond et qu’on ne s’en sortirait pas. Et bien après ma lecture je suis maintenant sûre que l’on peut toujours remonter la pente, si on a un minimum de volonté et qu’on s’en donne les moyens.

Le plus bel endroit du monde est ici est, selon moi, une déclaration d’amour à la vie et au bonheur. Je regrette seulement qu’un tel endroit n’existe pas près de chez moi !

L’histoire d’Iris m’a fait voir que n’importe où autour de nous, il y a des gens qui peuvent nous faire du bien et à qui nous pouvons faire du bien (ce qui contribue à se faire du bien soi-même).

Est-ce parce que je me suis plutôt bien identifié à Iris que ce livre m’a autant touché ? Peut-être. En tout cas, si un jour vous avez un coup de calgon (comme dirait ma mère), je pense que c’est le livre qu’il vous faut.

Premières lignes

Le dimanche après-midi est un mauvais moment pour prendre des décisions, surtout lorsque janvier étend sur la ville son manteau gris à étouffer les rêves.
Iris sortit de chez elle après avoir déjeuné seule devant la télé. Jusqu’à la mort de ses parents dans un accident de la route, peu lui importait de n’avoir personne dans sa vie. Peut-être était-ce en raison de sa timidité maladive qu’elle trouvait presque normal, à trente-six ans, de n’avoir connu sur le plan sentimental qu’un amour platonique non payé en retour et quelques rendez-vous sans suite.
Tout avait changé après ce terrible événement. Ces mornes journées de standardiste dans une compagnie d’assurance n’étaient plus compensées par ces week-ends en famille. A présent, elle était seule et, pour ne rien arranger, elle avait perdu sa faculté de rêver.

A très bientôt pour une prochaine chronique !