Le Hobbit – J.R.R Tolkien

Bonjour à tous !

Enfin, j’ai fini Le Hobbit ! Il est donc plus que temps que nous en parlions.

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Résumé

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug …

Ce que j’en ai pensé

Je me revois en train d’errer comme une âme en peine dans les rayons de la Fnac, à la recherche de mes prochaines lectures et regardant chaque livre de chaque étal pour trouver la perle rare. Je tombe enfin sur un titre qui me parle, Le Hobbit.
Attends ! Il fait que 400 pages ?! Je sais que les cinéastes ont parfois la réputation d’être fort pour prolonger un max mais là c’est du délire ! Et je ne vous parle même pas de la tête de la vendeuse quand je lui ai demandé où étaient les tomes suivants !

Le problème quand je lis un roman dont j’ai déjà vu l’adaptation, c’est que je me laisse influencer par cette dernière. Le Hobbit n’est pas une exception. J’ai été assez étonné par le personnage de Bilbo qui franchement est plus à son avantage dans les films car il y perd son côté « planplan ». Dans le livre, c’est un personnage qui part à l’aventure un peu sans l’avoir décidé et qui passe une bonne partie de l’aventure à se plaindre et à regretter sa maison et son confort ! En fait, Bilbo a carrément été amélioré dans les films.
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Le rythme de narration est assez long par moment et c’est plutôt dommage. Pour ma part, je me suis sentie coupée dans mon élan dès lors que l’action semblait s’accélérer et était subitement interrompue par une description ou une digression qui casse le rythme de la narration.
C’est un peu comme marcher au milieu d’une foule, quand vous êtes obligé de ralentir fortement parce qu’on vous passe devant au dernier moment !

J’ajoute que je n’aime pas cette nouvelle traduction parce que Gollum n’appelle pas l’anneau « mon précieux » mais « mon trésor » ! Mon trésor ?! Sérieux ? Bon passons. C’est pas la faute de Tolkien et j’ose espérer qu’il se retourne dans sa tombe en sachant qu’un traducteur a massacré les répliques de Gollum !gollum-n-the-ringcorrection

Je vous rassure, même si on a l’impression que je n’ai pas aimé le livre, je l’ai trouvé très bien dans l’ensemble mais c’est vrai que j’ai préféré les films. Si Peter Jackson a rajouté des éléments, comme Tauriel par exemple, il a aussi enlevé certains passages qu’on a donc plaisir à découvrir. Lire Le Hobbit c’est une bonne découverte pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire car malgré son nombre restreint de pages, il se passe pas mal de choses. De même, ceux qui ont vu l’adaptation cinématographique auront quand même le plaisir de lire des épisodes entiers qui ont été modifiés voire effacés à l’écran. J’ai donc adoré l’intrigue imaginée par Tolkien avec la richesse des péripéties mais j’ai regretté l’écriture qui m’a freiné dans ma lecture.

Premières lignes

Au fond d’un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni pour se nourrir : c’était un trou de hobbit, d’où un certain confort.
Sa porte, peinte en vert, était parfaitement ronde comme un hublot, avec un étincelant bouton de cuivre jaune placé exactement au centre. Elle s’ouvrait sur un hall en forme de tube, comme un tunnel ; un tunnel très confortable et sans fumée, avec des murs recouverts de lambris, un sol carrelé et garni de tapis, pourvu de chaises bien astiquées et de nombreuses patères pour accrocher chapeaux et manteaux : ce hobbit aimait la visite.

Je profite de cette chronique pour vous annoncer que je vais devoir faire une pause dans mes lectures. En effet, ce mois-ci je passe un concours et plusieurs partiels et je ne peux donc pas consacrer autant de temps que je le voudrais à ce blog. Je reprendrai mes chroniques aussi vite que possible et en attendant je vous dit à bientôt !

bye

L’Assassin royal – Robin Hobb

Bonjour à tous !

J’avoue avoir pris mon temps pour lire cette œuvre-ci, mais elle vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde. Aujourd’hui, parlons de L’Assassin royal de Robin Hobb.

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Résumé

Bâtard du prince Chevalerie, le jeune Fitz grandit dans l’ombre de la forteresse de Castelcerf, où le roi Subtil ambitionne de faire de lui son assassin personnel. Mais pour survivre, et avant même d’apprendre à manier la lame, il lui faudra faire preuve d’une connaissance parfaite des arcanes de la politique.

Ce que j’en ai pensé

Alors ça, c’est un bouquin qui envoi du pâté !

J’aime énormément l’écriture de Robin Hobb qui parvient vraiment à plonger son lecteur dans l’histoire. Au lycée, j’avais une amie qui me tannait pour que je lise L’Assassin royal. Mais je me suis toujours persuadée que ça ne pouvait pas être si exceptionnel. Si j’avais su, je l’aurais lu il y a bien longtemps !

Certes, le démarrage est un peu lent et les deux premiers chapitres m’ont paru très longs, mais une fois qu’on se laisse prendre par l’histoire, on se retrouve emporté dans un univers fantastique, digne de Westeros (l’acharnement de l’auteur sur ses personnages en moins) ! Le seul petit bémol de ce premier tome, c’est que l’action ne se déplace pas beaucoup et concrètement à par la forteresse de Castelcerf et une ou deux autres villes on ne découvre pas assez les Six-Duchés. Peut-être dans les prochains tomes ?

Cependant, ce manque de diversité géographique (voilà que je parle comme un professeur d’Oxford) est largement compensé par l’action qui ne s’arrête jamais ! Les événements s’enchainent à une vitesse qui nous donne rarement le temps de souffler.

Un super livre que je recommande donc à tous, fans de Game of Thrones, de fantasy ou de bons livres mais autant vous prévenir tout de suite, la saga de L’Assassin royal compte neuf tomes !

Premières lignes

Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d’encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d’être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page, transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m’imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d’enfance saignent au rythme de l’écoulement de l’encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé.

Dracula – Bram Stoker

Bonjour à tous !

Quoi de mieux pour fêter Halloween qu’un classique de la littérature fantastique mettant en scène l’un des plus importants personnages d’horreur ? Aujourd’hui nous parlons de Dracula de Bram Stoker.

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Résumé

En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l’auberge pour la nuit, en attendant de rejoindre le château en calèche.

Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d’un crucifix et de guirlandes d’ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme de raison…

Ce que j’en ai pensé

Je ne pense pas qu’il soit utile que je vous présente Dracula, personnage légendaire non seulement de la littérature fantastique mais aussi de l’Histoire d’Europe. On ne compte plus le nombre d’adaptations cinématographiques du roman de Bram Stoker, notamment celle de Coppola qui reste la plus fidèle à l’œuvre originale malgré quelques libertés de la part du réalisateur.

J’ai vraiment aimé ce livre que j’ai pourtant eu un peu de mal à démarrer. Pour commencer, j’apprécie énormément le genre fantastique et même si depuis Twilight on ne peut plus le dire sans passer pour une midinette qui fantasme sur le corps pailleté d’Edward Cullen, j’adore les histoires de vampire !

Même si j’ai eu le déplaisir de me faire spoiler par un pote (Antoine je te hais toujours. Cordialement), ça ne gâche en rien le plaisir que j’ai eu de suivre l’intrigue à travers les différents personnages dont les points de vue alternent d’un chapitre à l’autre. L’ambiance sombre, les rebondissements et la figure omniprésente de Dracula dans toutes les pages me font sans hésiter mettre ce roman dans mon top 10 des meilleurs livres de tous les temps !

Petite astuce lecture : le lire la nuit, éclairé à la bougie avec la musique de Bach, Toccata und Fugue in D minor comme fond sonore.

Premières lignes

Journal de Jonathan Harker (Sténographié)
Bistritz, 3 mai
Quitté Munich à huit heures du soir, le 1er mai ; arrivé à Vienne, de bonne heure, le lendemain matin. Nous aurions dû y être à six heures quarante-six, mais le train avait une heure de retard. À en juger d’après ce que j’en ai pu apercevoir du wagon et, d’après les quelques rues où je me suis promené, une fois débarqué, Budapest est une très belle ville. Mais je craignais de trop m’éloigner de la gare : malgré ce retard, nous devions repartir comme prévu. J’eus l’impression très nette de quitter l’Occident pour entrer dans le monde oriental. Après avoir franchi les magnifiques ponts du Danube, ces modèles d’architecture occidentale – le Danube ici est particulièrement large et profond –, on pénètre immédiatement dans une région où prévalent les coutumes turques.
Ayant quitté Budapest sans trop de retard, nous arrivâmes le soir à Klausenburgh. Je m’y arrêtai pour passer la nuit à l’Hôtel Royal. On me servit au dîner, ou plutôt au souper, un poulet au poivre rouge – délicieux, mais cela vous donne une soif ! (J’en ai demandé la recette à l’intention de Mina). Le garçon m’a appris que cela s’appelait du paprika hendl, que c’était un plat national, et donc que j’en trouverais partout dans les Carpates. Ma légère connaissance de l’allemand me fut fort utile en cette occasion ; sans cela, vraiment, j’ignore comment je m’en serais tiré.
À Londres, quelques moments de loisir m’avaient permis d’aller au British Museum, et à la bibliothèque j’avais consulté des cartes de géographie et des livres traitant de la Transylvanie ; il me paraissait intéressant de connaître certaines choses du pays puisque j’aurais affaire à un gentilhomme de là-bas. Je m’en rendis compte ; la région dont il parlait dans ses lettres était située à l’est du pays, à la frontière des trois États – Transylvanie, Moldavie, Bukovine – dans les Carpates. Une des parties de l’Europe les moins connues, et les plus sauvages. Mais aucun livre, aucune carte ne put me renseigner sur l’endroit exact où se trouvait le château du comte Dracula, car il n’existe aucune carte détaillée de ce pays. Mes recherches m’apprirent toutefois que Bistritz où, me disait le comte Dracula, je devrais prendre la diligence, était une vieille petite ville, très 31 connue. Je noterais ici mes principales impressions – cela me rafraîchira la mémoire quand je parlerai de mes voyages à Mina.

Sur ce je vous souhaite une bonne soirée d’Halloween et faites gaffe à vos dents !