L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous parle d’un petit roman que j’ai bien apprécié, L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert.

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Résumé

Cinq femmes d’âges et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ?
Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.

Ce que j’en ai pensé

C’est un roman assez court qui se lit rapidement puisqu’il ne compte que 200 pages environ, et pour le coup j’aurais bien aimé en avoir plus à lire !

Déjà, j’ai bien aimé le thème de base, parfaitement résumé par le titre, L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes. Contrairement à ce à quoi qu’on pourrait s’attendre, les locataires d’un tel immeuble ne sont pas toutes des femmes d’un certain age qui forment un genre de « club des vieilles à chats ». Nous faisons donc connaissance avec La Reine, propriétaire de l’immeuble, ancienne danseuse étoile qui revit seule sa gloire passée, Simone, qui vit avec son chat Jean-Pierre, Giusepina, sicilienne refusant l’autorité masculine de sa famille très traditionnelle ou encore Rosalie, prof de yoga hantée par le souvenir de l’homme qui l’a abandonné. C’est l’arrivée de Juliette qui va chambouler leur petit train-train, elle qui malgré ses blessures n’est pas décidé à renoncer à l’amour.

J’avais peur que l’intrigue soit centrée essentiellement sur cette dernière locataire mais je me suis rendu compte avec plaisir que chaque chapitre se concentre tour à tour sur l’une de ces cinq femmes, explorant ainsi leur passé et les raisons pour lesquelles elles se sont réfugié derrière les grilles de La Casa Celestina. J’ai aimé voir le point de vue de chacune d’elles sur l’amour, la vie de couple ou le célibat, voir la différence qui existe entre les vies qu’elles avaient souhaité et celles qu’elles vivent ou encore le fait qu’elles se moquent des ragots de quartier les concernant. De même, on suit au fil des pages leurs convictions qui s’accrochent, leurs résolutions qui vacillent, leurs doutes qui surgissent pour les obliger à remettre ce mode de vie en question et se demander si l’amour est définitivement une cause perdue pour elles.

Je regrette seulement que l’histoire soit trop courte et par conséquent  certains aspect des personnages pas assez développés et la fin un peu trop « facile ». J’ai l’impression que plusieurs des problématiques rencontrées par les femmes de l’immeuble restent en suspens et sans réponse, ce que je trouve dommage. Mais pour un premier roman, Karine Lambert a quand même réussi à nous offrir un livre bien sympathique.

Premières lignes

« Les passagers du vol 542 pour Bombay sont attendus à l’embarquement porte 7. Dernier appel. »
La phrase que les quatre amies redoutaient, celles qui reste à Paris entourent fébrilement la voyageuse.
– Tu as ton passeport, ma poule ?
– Oui, ma Simone.
– J’ai mis des amandes dans la poche de ton sac à dos, murmure Rosalie.
– Tu es un ange. Avec ça je suis sûre de tenir le coup si les hôtesses font le grève des plateaux-repas.
Elles sont arrivées beaucoup trop tôt, ont bu plusieurs cafés, n’ont touché ni aux croissants ni aux chouquettes, ont parlé de broutilles en tout genre, puis se sont tues. Et c’est au moment de se quitter que leur sont venues mille choses essentielles à dire.
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Avant toi – Jojo Moyes

Bonjour à tous !

Enfin je reprends du service après cette petite absence printanière. Et pour ce retour, je vous propose un roman bien sympathique, Avant toi de Jojo Moyes.

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Résumé

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone à souhait. Quand elle se retrouve au chômage, dans ce trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie, Lou accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ce que j’en ai pensé

Une bien sympathique découverte que ce roman ! C’est en tombant par hasard sur la bande-annonce du film que j’en ai entendu parler et me suis jetée sur le livre aussi vite que possible. J’avais peur de me retrouver face à une histoire qui me rappellerait Intouchables avec le duo formé par le tétraplégique coincé dans son fauteuil et l’aide-soignant(e) qui lui redonne goût à la vie. Mais assez vite, j’ai oublié ce parallèle.

J’adore le personnage de Louisa et son côté excentrique (notamment en matière de fringues) et plus encore la relation d’amitié qu’elle construit peu à peu avec Will alors que c’était plutôt mal barré. L’optimisme de Louisa se heurtant aux sarcasmes et au cynisme de son employeur donnent des scènes amusantes et apporte une touche d’humour qui vient dédramatiser certaines situations vécues par les protagonistes. Ce que j’ai surtout aimé dans le roman, c’est la note d’espoir qu’il apporte à travers Louisa qui veut à tout prix montrer à Will que son handicap ne signifie pas qu’il ne peut plus profiter de la vie.

Par ailleurs, on aborde ici un sujet encore tabou, le suicide assisté. Tout au long du roman, les différents personnages argumentent sur ce thème où tous les points de vue sont représentés si bien que nous, lecteurs, prenons finalement nous-même part au débat. De toute façon, à la fin du livre on se demande forcément ce qu’on ferait à la place de Will ou de sa famille.

Pour moi, ça a été une lecture prenante car j’étais toujours impatiente de savoir comment les choses allaient évoluées et surtout comment Louisa comptait convaincre Will de continuer à vivre. Et en bonus, je vous offre la bande-annonce du film qui sortira le 22 juin prochain.

Extrait du Prologue

     Un bruit strident lui fait relever la tête ; un coup de Klaxon furieux. Il voit la portière noire et brillante du taxi devant lui, dont le chauffeur est déjà en train de baisser la vitre. Et puis, à la périphérie de son champ de vision, quelque chose qui arrive droit sur lui à une vitesse vertigineuse.
Il se retourne vers l’objet non identifié et comprend en une fraction de seconde qu’il est juste en travers de son chemin, pris au piège de la circulation. De surprise, sa main s’ouvre et son Blackberry tombe par terre. Il entend un cri, le sien probablement. Son œil capte quelques images – un gant de cuir, un visage sous un casque, le choc dans les yeux de l’homme, comme un reflet de celui qu’il éprouve. Il y a une explosion et tout vole en éclats. Puis plus rien.

Tombée du ciel – Cecelia Ahern

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Tombée du ciel, un super roman de Cecelia Ahern. Si le nom de cette auteure irlandaise agite vos neurones car il vous semble familier, c’est sans doute parce que vous connaissez déjà PS : I love you qui a été adapté au cinéma en 2007.

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Résumé

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter, désespéré. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche, Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en quelques jours que la vie vaut la peine d’être vécue. Malgré sa détermination, elle sait que le défi sera difficile à relever. Dans cette course contre la montre, s’enchaînent aventures romantiques et improbables balades nocturnes. Petit à petit, Christine s’aperçoit qu’Adam reprend bel et bien goût à la vie, et ce n’est pas sa seule découverte…

Ce que j’en ai pensé

Je vais être honnête, pour une fois c’est le nom de l’auteur qui m’a en grande partie convaincue de lire le livre. J’ai eu l’occasion de lire un super article sur le blog de Pauliseuse qui parlait de Cecelia Ahern et ça m’a suffit pour choisir Tombée du ciel.

L’un des intérêts de ce roman, c’est qu’il s’agit d’un genre de comédie sur un sujet qu’on n’y associe pas instinctivement, à savoir, le suicide. Je ne vous cache pas que le début m’a fait un peu peur à cause de l’ambiance tristounette (en même temps vu le thème du livre…). Le personnage principal, Christine, est quand même témoin de deux tentatives de suicide dans les trois premiers chapitres ! Pourtant, dès l’arrivée d’Adam, le suicidaire, l’atmosphère se détend et devient assez légère (c’est déjà surprenant que ce soit le mec qui veut se tuer qui apporte plus de vie à l’histoire !).

Ce qui m’a plu chez Adam, c’est l’humour noir et l’ironie avec lesquels il aborde sa situation et le fait qu’il joue de son statut de mec suicidaire pour influencer Christine qui a tendance à se prendre pour une super héroïne en voulant absolument sauver cet homme qu’elle ne connaît pas pour se rattraper d’une erreur qu’elle a commise. Christine aussi est un personnage drôle mais sans forcément chercher à l’être (contrairement à Adam). Ce qui m’a fait rire chez elle, c’est son côté excessif, notamment dans les précautions qu’elle prend pour empêcher Adam de faire une nouvelle tentative de suicide. De même, Christine, en plein divorce, doit subir les petites vengeances de son mari qui multiplie les coups bas pour lui pourrir la vie. Du genre, appeler toutes ses copines pour leur répéter les mesquineries qu’elle a pu dire dans leurs dos.

Le seul bémol à tout ça (parce qu’il en faut bien un) c’est la résolution de certains problèmes qui est peu facile. Ça donne un peu l’impression que l’auteure elle-même ne savait plus comment amener le dénouement et a donc opter pour une « solution joker ».

Dans l’ensemble, on passe un bon moment, l’histoire est amusante et assez sympathique. Pour les cinéphiles, je dirais que c’est le genre de livre qu’on adapterait très bien en comédie romantique au cinéma (ce qui est quand même mieux qu’en téléfilm M6 !).

Premières lignes

On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois. Faux. Enfin, c’est vrai que c’est ce qu’on dit, mais en réalité c’est faux.
Les scientifiques de la NASA ont découvert qu’il arrive souvent qu’un éclair touche le sol en deux ou plusieurs lieux simultanément, et que les chances d’être foudroyé sont environ quarante-cinq pour cent plus élevées que ce que l’on croit. Mais ce que les gens veulent dire, c’est que la foudre ne tombe jamais au même endroit plus d’une fois, ce qui en fait est également inexact. […] Si les gens laissaient tomber la métaphore de la foudre et disaient franchement ce qu’ils pensent, ils diraient qu’une chose hautement improbable n’arrive jamais deux fois à la même personne. Faux.

Jane Eyre -Charlotte Brontë

Bonjour à tous !

Cette semaine, j’avais envie de vous parler d’un livre que j’ai dévoré tellement il est bien. Comme j’aime bien vous faire découvrir (ou redécouvrir) des classiques, je vais donc vous parler de Jane Eyre de Charlotte Brontë.

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Résumé

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Ce que j’en ai pensé

De tous les classiques que j’ai lu (et il y en a eu pas mal), c’est vraiment Jane Eyre que j’ai le plus aimé !

Premier point positif : on le lit sans difficulté (ok, c’est ce que je dis à chaque fois mais attendez que je vous lise un Balzac et je dirai pas la même chose). Deuxième chose que j’ai vraiment apprécié : le mélange des ambiances. Je m’explique. Jane Eyre, c’est une fille qui cherche sa place dans la société, une romance, une ambiance Les Feux de l’amour, un secret bien gardé, un homme énigmatique, le tout dans un décor victorien et en un seul ouvrage !

Ce qui me plait avant tout chez le personnage principal, c’est qu’elle n’a rien d’exceptionnelle. Elle n’est pas incroyablement belle, elle n’a pas un caractère très prononcé, elle est un peu Mademoiselle Tout-le-monde et ça contribue certainement à ce que certains lecteurs s’identifient à elle. Bon, comme elle ne peut pas être totalement banale, l’auteure lui donne quand même une certaine intelligence (ce qui manque parfois cruellement aux personnages de fictions), tout en la rendant un tantinet naïve.

On ne peut pas parler de Jane Eyre comme d’un roman historique, mais j’ai par dessus tout aimé me plonger dans l’Angleterre victorienne, sa société puritaine et hypocrite ainsi que ses personnages qui sont parfois loin d’être vertueux alors que l’élite est censé l’être (vous penserez à moi en découvrant Blanche Ingram). Je crois que c’est un roman idéal pour se faire une idée des mœurs de l’époque, même si cela reste bien évidemment un roman et que les traits des uns et des autres sont certainement exagéré.

Au final, c’est un très bon livre que je vous recommande, déjà parce qu’il est bien et ensuite parce que ça fait chic de pouvoir dire qu’on est familier d’un classique de la littérature anglaise 😉

Premières lignes

     Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n’y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d’hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu’on ne pouvait songer à aucune excursion.
     J’en étais contente. Je n’ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c’était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le coeur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d’enfants, et l’esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d’Éliza, de John et de Georgiana Reed.
     Éliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m’avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu’elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu’au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m’accorder les mêmes privilèges qu’aux petits enfants joyeux et satisfaits.

La Danse hésitante des flocons de neige – Sarah Morgan

Bonjour à tous !

Pour commencer, je vous souhaite de très joyeuses fêtes et j’espère que vous avez passé un bon Noël. Pour cette chronique, je vais vous parler d’un roman au ton léger, La Danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan.

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Résumé

Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Ce que j’en ai pensé

Avant tout, je dois vous avouer quelque chose. C’est un roman Harlequin… Pour ma défense, je ne m’en suis aperçu qu’après le chapitre 7. Mais bon, une fois de temps en temps, un roman à l’eau de rose qui ne nécessite pas d’utiliser ses neurones, ça fait du bien. Pour vous faire une idée concrète, on peut dire qu’un roman Harlequin équivaut à un téléfilm romantique de M6.

Je n’attendais pas grand-chose de ce roman (enfin, après le chapitre 7 en tout cas) donc je ne peux pas dire que j’ai été déçue. Évidemment, la principale caractéristique de ce genre de livre, c’est qu’on connait la fin avant d’avoir fini le premier chapitre. Donc l’intérêt du roman réside dans comment on passe de la situation initiale au dénouement.

 Ce qui est amusant, c’est que le personnage de Kayla est clairement inspiré de Scrooge or, je suis en train de lire Un Chant de Noël de Dickens, dont je pourrais bientôt faire la chronique. La famille O’Neill, contrairement à la working-girl new-yorkaise, est très portée sur les célébrations de Noël et symbolise toutes ces valeurs qu’on associe à cette période de l’année. C’est un peu la famille idéale même si elle est en crise et connait un semblant d’air chaotique. Bref, une famille à peu près normale.

Au final, je ne donnerais certainement pas le prix Goncourt à Sarah Morgan mais j’ai quand même apprécié une lecture légère après la fatigue de fin d’année.

Premières lignes

Kayla Green augmenta de quelques décibels le son de sa playlist préférée et fit abstraction de la musique festive et des éclats de rire qui filtraient sous la porte fermée de son bureau.
Était-elle la seule personne au monde à haïr cette période de l’année ?
La seule à ne pas rêver sapins illuminés, cadeaux enrubannés et déco à tous les étages ? La seule à savoir que le gui et le houx étaient de dangereuses petites boules toxiques ?
Kayla contempla la chute paresseuse des flocons qui exécutaient leur danse silencieuse derrière les parois de verre de son luxueux bureau panoramique. Depuis des années, la poésie d’un « Noël blanc » ne la faisait plus rêver, mais tout laissait présager qu’elle y aurait droit quand même.

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Pour ce qui est du Challenge Cold Winter, il s’agit de ma première lecture dans la catégorie « roman qui contient le mot hiver/glace/neige dans le titre ».

Sortilège – Alex Flinn

Bonjour à tous !

Oui, je sais, une fois encore j’ai pris mon temps pour écrire. Il est donc temps de me rattraper avec ma première lecture du Challenge Cold Winter ! Commençons donc la semaine avec Sortilège d’Alex Flinn.

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Résumé

Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon… ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein cœur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.
L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Ce que j’en ai pensé

Bon, il n’est pas très difficile de deviner quel conte est reprit par Alex Flinn en lisant le résumé. Il s’agit bien évidemment de La Belle et la Bête que nous connaissons surtout grâce à la version de Madame Leprince de Beaumont. J’ai plutôt apprécié la modernisation faite dans ce roman qui nous amène à New York de nos jours. Il me semble que l’auteur a destiné son ouvrage à un public adolescent, ce qui explique que les protagonistes soient des lycéens. Ce que je trouve intéressant, c’est que l’histoire soit racontée du point de vue de « la bête » alors que la plupart des autres versions privilégient celui de la Belle. Le roman s’ouvre avec une discussion sur un forum dédié aux monstres où nous retrouvons les autres personnages de contes ou histoires comme la petite sirène, le prince grenouille ou l’ours du conte Blanche-Neige et Rose-Rouge.

Cependant, je regrette un peu que l’histoire n’ait pas bénéficié davantage de cette modernisation et reste un peu trop près de l’histoire originale. La réécriture n’apporte rien de nouveau et donc que l’histoire se passe de nos jours ou au XVIIIème siècle ne change strictement rien et on peut donc se demander à quoi cela servait.

Même si j’en attendais un peu plus, il n’empêche que j’ai tout de même apprécié le roman d’Alex Flinn (qui a été adapté au cinéma si vous vous souvenez bien). Comme c’est la première réécriture de conte que je lis, je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison. Mais prochainement j’entamerai le roman de Marissa Meyer, Cinder.

Premières lignes

Monsterkid : Donc 1re chose que vous devez savoir : je suis un monstre, une bête.
Froggie : Pseudo clair, Monster.
M. Anderson : On ne se moque pas, Froggie !
Monsterkid : Il y a eu un tps où j’aurais dit d’une mocheté qu’elle était un monstre. Moi, pans dans ce sens-là. Suis un animal avec poil griffes et tout le toutim ! Tout en moi est bestial sauf l’intérieur ! Dedans je suis encore humain.
GrizzlyGuy : Pareil pour moi.
Monsterkid : C hyper dur, parce qu’avant d’être un monstre j’étais… beau + cool + populaire + riche.
Au bahut mes potes m’ont même élu prince.
GrizzlyGuy : Quoi ?
Froggie : Oui, princes pas élus, Monster…
moi je l’ai été, il y a lgtps.
Monsterkid : trop long à raconter.
Froggie : Vrai prince, moi.
M. Anderson : Nous avons tout le temps devant nous, Monster.
Raconte
Monsterkid : <soupir> OK. Tout a commencé à cause d’une sorcière.
Froggie : C tjrs comme ça.

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En ce qui concerne le Challenge Cold Winter (dont vous pourrez consulter la page spéciale), j’entame avec Sortilège la catégorie « Réécriture de conte ».

A bientôt pour une prochaine chronique !

Mensonge d’une nuit d’été – Charlotte Marin

Bonjour à tous

Comme vous, j’ai eu un week end très éprouvant émotionnellement parlant. Cette chronique aurait du être publiée dimanche mais je n’avais ni la force, ni le cœur de m’en occuper. Cependant, je crois qu’un peu de légèreté ne peut que nous faire du bien en ce moment, aussi je vous parlerais aujourd’hui de Mensonge d’une nuit d’été, de Charlotte Marin.

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Résumé

Pour le retour de Charlotte, partie en Inde fuir sa rupture avec Martin, sa sœur organise une fête surprise. Or, Martin compte parmi les invités, souriant et en pleine forme ! Afin de le rendre jaloux, Charlotte invente qu’elle va se marier. Cette nouvelle se propage comme un feu de pinède : sa mère dépressive et ses meilleurs potes s’investissent dangereusement dans les préparatifs. Le voile de Charlotte est pris dans l’engrenage : il faut qu’elle convole à tout prix, même si elle n’a pas le moindre fiancé…

Ce que j’en ai pensé

Là, je dois dire que c’est un véritable coup de cœur !

Une écriture digne d’une sitcom à l’américaine, des situations rocambolesques et hilarantes à quasiment toutes les pages et un personnage principal super attachant forment un combo gagnant ! Certes, l’intrigue de base (le faux mariage pour rendre jaloux quelqu’un) ne va pas casser trois pattes à un canard. On se souvient d’ailleurs de Joséphine de Pénélope Bagieu, adapté au cinéma avec Marilou Berry. Mais ce qui fait toute la force du livre, c’est l’humour omniprésent et le traitement des personnages. Une Charlotte complétement folle-dingue, une mère excessive à la Mrs Bennett, un mec complétement à la ramasse, un autre qui enchaine conneries sur conneries, bref, une galerie de personnages tous formidablement uniques et drôles.

Le roman est truffé de références diverses à la culture populaire ou littéraire comme des répliques de théâtre ultra-célèbre (déjà dans le titre !), des titres de films classiques, des paroles de chansons, etc. C’est amusant d’ailleurs d’essayer de tous les reconnaitre. D’ailleurs, l’écriture de Charlotte Marin, comédienne en plus d’être écrivain, est très théâtrale, ce qui contribue selon moi à la réussite du roman. Le fait qu’il soit relativement court provoque une accélération de l’action, un enchainement des scènes comiques et autres punchlines. On est au théâtre mais au prix d’un livre de poche !

Certes, la fin de ce genre d’histoire est toujours assez prévisible mais celle-ci réserve quand même pas mal de surprise et de scènes incroyables. Le style de Charlotte Marin me fait penser à celui de Gilles Legardinier (mais si, les bouquins avec des chats dessus !) en terme de situations improbables et de potentiel comique. Comme il s’agit d’un roman assez court, on le lit facilement en une journée et une fois arrivée à la dernière page, on en redemande avec plaisir. Heureusement pour nous, Charlotte Marin a publié un autre roman, qu’il me tarde de découvrir.

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J’ai les mains qui tremblent comme une vieille junky. Ça fait neuf heures quarante-sept minutes et vingt-trois secondes qu’on a quitté Bombay. Je suis à deux doigts de m’allumer une clope. Je me lève, arpente les allées de l’avion pour me calmer et, accessoirement, éviter de prendre un passager en otage, lui mettre ma fourchette en plastique sous la gorge et hurler à la cantonade : « QUELQU’UN ME FILE UNE NICORETTE OU JE LUI FAIS UNE TRACHÉO !!! » Je me rassieds et tente de mettre en pratique les enseignements du seul cours de yoga que j’ai enduré. Inspiration, expiration, inspiration… hyperventilation. Je vois danser des Gitanes dans leurs volutes bleues. Il faut que je me reprenne. On atterrit dans une heure et qu’est-ce qu’une heure de la vie d’une femme ? Une épilation intégrale, l’attente minimum chez un gynéco, un cours d’abdos fessiers… Je peux y arriver.