L’Attrape-coeurs – J.D. Salinger

Bonjour à tous !

Pour commencer, je vous remercie de votre patience car ma dernière chronique remonte à plusieurs semaines maintenant. Le mois de mai n’ayant pas été le meilleur de mon année, je n’avais vraiment pas la tête à lire et m’occuper du blog par conséquent j’ai préféré attendre que la motivation revienne plutôt que de faire une chronique bâclée et sans plaisir. Je reprends donc ma plume pour vous parler aujourd’hui de L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger !

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Résumé

L’Attrape-cœurs est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Ce que j’en ai pensé

Je suis assez partagée en ce qui concerne ce livre. J’ai aimé le découvrir mais je ne le mettrai pas dans la liste de mes coups de cœur. La première chose qui frappe quand on commence sa lecture, c’est l’écriture. La narration est à la première personne puisque c’est le protagoniste qui nous raconte son histoire et il le fait de manière très orale en s’adressant directement à toi, lecteur. Je le compte comme un plus parce que même si c’est une forme dont on a moins l’habitude on est tout de suite connecté au personnage.

Holden, l’adolescent fugueur dont le nom m’a fait penser au kit de fajitas qu’on achète en supermarché (je suis tombé bien bas), est un personnage assez difficile à cerner. Il passe d’une émotion à son contraire en un temps record en étant toujours très sincère sur ce qu’il éprouve. N’importe qui ayant été adolescent se reconnait un peu en lui pour son côté dramatique, le fait qu’il soit convaincu d’avoir raison sur tout et qu’il imagine des solutions délirantes (comme disparaître à l’autre bout du monde) pour des problèmes qui ne sont pas aussi grave qu’il le pense. En fait, Holden est un garçon assez extrême dans son attitude, c’est un ado qui joue à l’adulte.

Le roman étant celui d’un gamin qui erre sans but dans les rues de New-York, il n’y a vraiment que quelques péripéties importantes dans l’intrigue, le plus gros du roman consiste à suivre les pensées du personnage qui médite sur différents sujets ou raconte des souvenirs marquants de son enfance, comme son frère Allie qu’il adorait, sa voisine et amie d’enfance avec qui il jouait aux dames ou encore d’anciens camarades de classe.

Le gros point négatif pour moi, parce que c’est une chose que je déteste dans les romans, ce sont les digressions. Et Holden fait beaucoup de digressions ! Ce qui est amusant d’ailleurs, c’est que l’adolescent parle justement de son incapacité à ne pas dériver sur un autre sujet pendant une conversation avec l’un de ses professeurs qui a l’air de détester ça au moins autant que moi.

En bref, je ne peux pas vraiment dire si j’ai aimé ou non ce livre. Il ne correspond pas à ce que j’ai l’habitude de lire et d’apprécier et même si c’est important selon moi de sortir de sa zone de confort par moment, je n’ai pas adhéré à cette œuvre qui rencontre pourtant un grand succès depuis sa publication dans les années 50.

Premières lignes

Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c’est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d’enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ils auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d’un peu personnel.

Sortilège – Alex Flinn

Bonjour à tous !

Oui, je sais, une fois encore j’ai pris mon temps pour écrire. Il est donc temps de me rattraper avec ma première lecture du Challenge Cold Winter ! Commençons donc la semaine avec Sortilège d’Alex Flinn.

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Résumé

Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon… ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein cœur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.
L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Ce que j’en ai pensé

Bon, il n’est pas très difficile de deviner quel conte est reprit par Alex Flinn en lisant le résumé. Il s’agit bien évidemment de La Belle et la Bête que nous connaissons surtout grâce à la version de Madame Leprince de Beaumont. J’ai plutôt apprécié la modernisation faite dans ce roman qui nous amène à New York de nos jours. Il me semble que l’auteur a destiné son ouvrage à un public adolescent, ce qui explique que les protagonistes soient des lycéens. Ce que je trouve intéressant, c’est que l’histoire soit racontée du point de vue de « la bête » alors que la plupart des autres versions privilégient celui de la Belle. Le roman s’ouvre avec une discussion sur un forum dédié aux monstres où nous retrouvons les autres personnages de contes ou histoires comme la petite sirène, le prince grenouille ou l’ours du conte Blanche-Neige et Rose-Rouge.

Cependant, je regrette un peu que l’histoire n’ait pas bénéficié davantage de cette modernisation et reste un peu trop près de l’histoire originale. La réécriture n’apporte rien de nouveau et donc que l’histoire se passe de nos jours ou au XVIIIème siècle ne change strictement rien et on peut donc se demander à quoi cela servait.

Même si j’en attendais un peu plus, il n’empêche que j’ai tout de même apprécié le roman d’Alex Flinn (qui a été adapté au cinéma si vous vous souvenez bien). Comme c’est la première réécriture de conte que je lis, je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison. Mais prochainement j’entamerai le roman de Marissa Meyer, Cinder.

Premières lignes

Monsterkid : Donc 1re chose que vous devez savoir : je suis un monstre, une bête.
Froggie : Pseudo clair, Monster.
M. Anderson : On ne se moque pas, Froggie !
Monsterkid : Il y a eu un tps où j’aurais dit d’une mocheté qu’elle était un monstre. Moi, pans dans ce sens-là. Suis un animal avec poil griffes et tout le toutim ! Tout en moi est bestial sauf l’intérieur ! Dedans je suis encore humain.
GrizzlyGuy : Pareil pour moi.
Monsterkid : C hyper dur, parce qu’avant d’être un monstre j’étais… beau + cool + populaire + riche.
Au bahut mes potes m’ont même élu prince.
GrizzlyGuy : Quoi ?
Froggie : Oui, princes pas élus, Monster…
moi je l’ai été, il y a lgtps.
Monsterkid : trop long à raconter.
Froggie : Vrai prince, moi.
M. Anderson : Nous avons tout le temps devant nous, Monster.
Raconte
Monsterkid : <soupir> OK. Tout a commencé à cause d’une sorcière.
Froggie : C tjrs comme ça.

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En ce qui concerne le Challenge Cold Winter (dont vous pourrez consulter la page spéciale), j’entame avec Sortilège la catégorie « Réécriture de conte ».

A bientôt pour une prochaine chronique !

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux – Beth Fantaskey

Bonjour à tous !

Plus que quelques jours avant Halloween et la chronique « mordante » promise sur la page Facebook du blog. Pour patienter nous allons donc parler de Beth Fantaskey et son Comment se débarrasser d’un vampire amoureux.

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Résumé

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu !

Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise.

Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit.

Ce que j’en ai pensé

Je me souviens qu’au lycée, un de mes profs de français avait insisté pour que la classe publie un journal culturel (L’Art-y-show, jeu de mot digne d’une classe de L…) dans lequel chaque élève pourrait écrire un article. J’avais alors décidé d’en faire un sur ce roman et je crois pouvoir dire que même en devenant riche et célèbre avec un prix Nobel de littérature (après tout on peut rêver), ce n’est pas le genre de texte que les générations futures auraient étudié pour le bac ! Voici donc pour moi l’occasion de dire enfin ce que je pense vraiment de ce livre.

L’idée de base est bonne. Franchement, après la lecture de la quatrième de couverture, j’ai été très emballée. Le problème c’est qu’au final, il n’y a vraiment que la quatrième de couverture que j’ai réellement apprécié. Certes, mes goûts littéraires ont évolués depuis le lycée mais déjà à l’époque, je me souviens avoir été déçu par le dénouement que j’ai jugé sans surprise et trop évidant. Sans rire, on le voyait venir des chapitres à l’avance.

C’est vrai que le livre date d’à peu près la même époque que la vague vampirique qui s’est abattue sur les maisons d’éditions en même temps que Twilight et qu’il n’y a rien de mal à surfer un peu sur la mode. Mais quand même !

En plus, je me souviens à la fin de ma lecture m’être demandé « Pourquoi ce titre alors ? ». Oui. Pourquoi ce titre ? Elle veut s’en débarrasser de son suceur de sang ? Parce que je voudrais pas dire mais elle fait pas grand-chose pour ça. Sauf si pour se débarrasser d’un mec il suffit de lui offrir une chambre dans la grange de vos parents !

Attention ! Je ne dis pas que tout est naze de chez pourris mauvais dans ce livre. Je dis juste que ma déception a pris le dessus sur les points positifs.

Alors pourquoi vous parler de ce livre ? Déjà parce que ça parle de vampires et que c’est Halloween. Et ensuite, parce que ça fait toujours du bien de dire du mal de ce qu’on aime pas !

Premières lignes

La première fois que je le vis, c’était début septembre. Ce matin-là, des langues de brouillard serpentaient entre les plants flétris des champs de maïs. Postée au bout du chemin poussiéreux de notre ferme, j’attendais le bus scolaire.
Pour faire passer le temps – et en bonne matheuse que j’étais -, je calculais lenombredefoisoùj’avaisattenducebusaucoursdesdixdernièresannées. C’est là que je le remarquai.
Il était assis sous un hêtre centenaire, de l’autre côté de la route, dissimulé par des branches basses et noueuses. Malgré l’ombre qui l’entourait, je distinguai un jeune homme de grande taille vêtu d’un long manteau sombre qui ressemblait à une cape.
Cette portion de bitume que je connaissais si bien me sembla tout à coup affreusement inquiétante. Je sentis ma gorge se serrer. Que pouvait bien faire ce type sous cet arbre, au beau milieu de nulle part et à une heure pareille ?

Sur ce je vous souhaite une bonne soirée d’Halloween et attention aux caries !

Nos Étoiles contraires – John Green

Bonjour tout le monde !

Cette semaine je vais vous parler d’un best-seller, Nos étoiles contraires de John Green.

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Résumé

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence les entrainant vite ds un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Ce que j’en ai pensé

Ce livre a littéralement déchiré mon cœur tellement les sentiments des personnages sont profonds et la cruauté de la maladie réaliste. J’ai ri de bon cœur en lisant la façon dont Hazel aborde sa maladie avec une teinte d’humour noire qui semble dédramatiser le sujet et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en comprenant que derrière un sourire on peut cacher tellement de souffrance.

Le film était déjà sortit quand j’ai lu le roman et pour être honnête, j’ai attendu plusieurs mois avant de le visionner tellement j’avais du mal à me remettre de mes émotions ! Pleurer devant un film c’est presque un pléonasme pour moi mais pleurer sur un livre c’était absolument inédit. Je ne vous parle même pas de la forêt amazonienne de mouchoirs en papier qui a poussé au pied de mon lit !

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C’est sans aucun doute le roman qui m’aura fait prendre conscience que la vie, même si elle peut sembler horrible et cruelle est toujours faite de moments de bonheur pur et intense. Autant dire qu’avec John Green, j’en ai pris plein la tronche. Lire l’histoire du point de vue de Hazel c’est encore plus poignant que s’il s’agissait d’une voix quelconque et c’est pour ça que ça nous touche autant. Le titre, Nos Étoiles contraires, me fait penser à la fatalité dans les pièces tragiques de l’Antiquité, où le héros, malgré ses efforts, est incapable d’échapper à son destin. Pourtant, Hazel Grace nous apprend que même en étant condamné, on peut vivre bien plus que la plupart des gens.

Premières lignes

L’année de mes dix-sept ans, vers la fin de l’hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. Tout ça parce que je ne sortais quasiment pas de la maison, que je trainais au lit à longueur de journée, que je relisais le même livre en boucle, que je sautais des repas et que je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort.
Quoi qu’on lise sur le cancer (brochures, sites Internet ou autres), on trouvera toujours la dépression parmi les effets secondaires. Pourtant, la dépression n’est pas un effet secondaire du cancer. C’est mourir qui provoque la dépression (et le cancer, et à peu près tout, d’ailleurs). Mais ma mère, persuadée que je devais être soignée, a pris rendez-vous chez mon médecin, le docteur Jim, qui a confirmé que je nageais en pleine dépression, une dépression tétanisante et tout ce qu’il y a de plus clinique. Conclusion : il fallait modifier mon traitement, et je devais m’inscrire à un groupe de soutien hebdomadaire.
Le groupe mettait en scène des personnages plus ou moins mal en point et sa composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle ? C’était un effet secondaire de mourir.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour une nouvelle chronique !