Le Hobbit – J.R.R Tolkien

Bonjour à tous !

Enfin, j’ai fini Le Hobbit ! Il est donc plus que temps que nous en parlions.

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Résumé

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug …

Ce que j’en ai pensé

Je me revois en train d’errer comme une âme en peine dans les rayons de la Fnac, à la recherche de mes prochaines lectures et regardant chaque livre de chaque étal pour trouver la perle rare. Je tombe enfin sur un titre qui me parle, Le Hobbit.
Attends ! Il fait que 400 pages ?! Je sais que les cinéastes ont parfois la réputation d’être fort pour prolonger un max mais là c’est du délire ! Et je ne vous parle même pas de la tête de la vendeuse quand je lui ai demandé où étaient les tomes suivants !

Le problème quand je lis un roman dont j’ai déjà vu l’adaptation, c’est que je me laisse influencer par cette dernière. Le Hobbit n’est pas une exception. J’ai été assez étonné par le personnage de Bilbo qui franchement est plus à son avantage dans les films car il y perd son côté « planplan ». Dans le livre, c’est un personnage qui part à l’aventure un peu sans l’avoir décidé et qui passe une bonne partie de l’aventure à se plaindre et à regretter sa maison et son confort ! En fait, Bilbo a carrément été amélioré dans les films.
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Le rythme de narration est assez long par moment et c’est plutôt dommage. Pour ma part, je me suis sentie coupée dans mon élan dès lors que l’action semblait s’accélérer et était subitement interrompue par une description ou une digression qui casse le rythme de la narration.
C’est un peu comme marcher au milieu d’une foule, quand vous êtes obligé de ralentir fortement parce qu’on vous passe devant au dernier moment !

J’ajoute que je n’aime pas cette nouvelle traduction parce que Gollum n’appelle pas l’anneau « mon précieux » mais « mon trésor » ! Mon trésor ?! Sérieux ? Bon passons. C’est pas la faute de Tolkien et j’ose espérer qu’il se retourne dans sa tombe en sachant qu’un traducteur a massacré les répliques de Gollum !gollum-n-the-ringcorrection

Je vous rassure, même si on a l’impression que je n’ai pas aimé le livre, je l’ai trouvé très bien dans l’ensemble mais c’est vrai que j’ai préféré les films. Si Peter Jackson a rajouté des éléments, comme Tauriel par exemple, il a aussi enlevé certains passages qu’on a donc plaisir à découvrir. Lire Le Hobbit c’est une bonne découverte pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire car malgré son nombre restreint de pages, il se passe pas mal de choses. De même, ceux qui ont vu l’adaptation cinématographique auront quand même le plaisir de lire des épisodes entiers qui ont été modifiés voire effacés à l’écran. J’ai donc adoré l’intrigue imaginée par Tolkien avec la richesse des péripéties mais j’ai regretté l’écriture qui m’a freiné dans ma lecture.

Premières lignes

Au fond d’un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni pour se nourrir : c’était un trou de hobbit, d’où un certain confort.
Sa porte, peinte en vert, était parfaitement ronde comme un hublot, avec un étincelant bouton de cuivre jaune placé exactement au centre. Elle s’ouvrait sur un hall en forme de tube, comme un tunnel ; un tunnel très confortable et sans fumée, avec des murs recouverts de lambris, un sol carrelé et garni de tapis, pourvu de chaises bien astiquées et de nombreuses patères pour accrocher chapeaux et manteaux : ce hobbit aimait la visite.

Je profite de cette chronique pour vous annoncer que je vais devoir faire une pause dans mes lectures. En effet, ce mois-ci je passe un concours et plusieurs partiels et je ne peux donc pas consacrer autant de temps que je le voudrais à ce blog. Je reprendrai mes chroniques aussi vite que possible et en attendant je vous dit à bientôt !

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La véritable histoire des contes de fées

Bonjour à tous !

Pas de chronique aujourd’hui, j’ai pris un peu de retard dans mes lectures mais encore un peu de patience et vous pourrez bientôt savourer une critique inédite ! En attendant je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) les vraies versions des contes, c’est-à-dire celles d’avant Disney !

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Certes, certains parmi vous vont penser que ça n’a rien d’original comme article et qu’on en trouve déjà à foison sur des centaines de blog. Mais mon âme d’enfant n’a pas résisté à la tentation de vous parler d’un genre que j’affectionne tout particulièrement. Comme vous le savez certainement, Disney n’invente rien. La totalité très grande majorité des dessins animés que nous avons adoré dans notre enfance sont en fait des adaptations d’oeuvres déjà existantes (oui, même Dumbo). Comme il serait un peu long de parler de chaque Disney, je ne vous en présenterai qu’une partie aujourd’hui et si cela vous intéresse, je ferai une suite.

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Bon, autant s’attaquer tout de suite à la sacro-sainte Reine des neiges car je suis désolée de l’annoncer aux inconditionnels fans mais à part le fait qu’il y a une reine qui possède des pouvoirs magiques, le conte original n’a rien à voir avec le Disney !

C’est l’histoire de deux enfants, Kay et Gerda qui sont amis de longue date. Un jour, le miroir magique du diable se brise et deux morceaux atterrissent dans l’œil et le cœur de Kay. Le garçon ne voit plus que la laideur et le mauvais et son cœur devient comme un bloc de glace. Un jour, il est enlevé par… la reine des neiges qui lui enlève ses souvenirs ! Tout le monde pense que le gamin est mort mais Gerda décide de partir à sa recherche et finit par le retrouver au château de la reine. Grâce à ses larmes elle le libère de l’emprise de cette dernière et le ramène à la maison où ils s’aperçoivent qu’ils sont désormais adultes.
Donc morale de l’histoire, arrêtez de nous les briser avec Elsa ! Elle vole des enfants !

Hercule

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Petite, c’était l’un de mes Disney préférés. Je l’ai regardé des centaines de fois et j’adorais l’histoire. Puis j’ai ouvert un livre de mythologie…

Déjà, Hercule n’est pas le fils d’Héra. Son papa, Zeus, a un jour croisé Alcmène (qui était mariée à Amphitryon) … et PAF ! Ça fait un demi-dieu ! Bon je précise que Hercule à un demi-jumeau qui est le fils légitime d’Alcmène et Amphitryon et qui a été conçu la même nuit que son frère. Je prétends pas tout savoir sur la reproduction humaine mais les grecs non plus visiblement…
Héra qui apprend l’existence d’Hercule (et donc de l’énième infidélité de son divin mari) se met à détester l’enfant. Devenu adulte, le demi-dieu épouse Mégare et a trois enfants avec elle. L’histoire pourrait s’arrêter là et on serait pas si loin du dessin animé mais voilà, Héra rend fou Hercule qui va alors tuer ses fils et dans certaines versions sa femme aussi. Après bien des aventures (notamment amoureuses car il aurait juste « honoré » les cinquante filles d’un roi en une seule nuit), la dernière épouse d’Hercule envoie à son mari, sur un malentendu, une tunique empoisonnée qui le tue.
Ah quand on a pas un bon karma aussi !

Cendrillon

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Ici encore, Disney a bien embelli les choses !

Pour le début, on est d’accord. C’est l’histoire d’une enfant qui perd sa mère et son père se remarie avec une femme qui a deux filles. Mais selon les versions, le père ne meurt pas forcément après. Il participe même au malheur de sa fille ! Cendrillon est donc l’esclave de la maison parce qu’elle fait tout le travail et que tout le monde s’en fout.

Un jour, le roi organise un bal qui dure trois soirs de suite. Cendrillon négocie pour y aller mais sa marâtre refuse et son père est tellement inutile que je comprends pourquoi certaines versions ont tout simplement décidé de le faire mourir. Alors que la famille va à la fête en la laissant à la maison, Cendrillon va sur la tombe de sa mère et un oiseau lui apporte une robe et des chaussures de vair. C’est donc des escarpins en fourrure et pas des souliers sortis des ateliers Swarovski !

Sans surprise, le prince la remarque (faut dire qu’elle porte des chaussures en peau d’écureuil) et tombe amoureux mais elle s’enfuit à minuit. Le second soir du bal se passe exactement de la même manière. Mais le prince, qui est visiblement un petit malin, fait étaler de la poix sur l’escalier le troisième soir pour que Cendrillon y reste collée et ne puisse pas disparaître encore une fois. Bien sûr il ne retrouve qu’une chaussure dans les marches et se lance donc à la recherche de sa propriétaire en la faisant essayer à toutes les filles du royaume.

Les sœurs de Cendrillon tentent leur chance mais elles ont des pieds trop grands alors l’une coupe ses orteils et l’autre son talon et le prince ne s’aperçoit de rien jusqu’à ce qu’un oiseau le lui fasse remarquer (malin mais bigleux le gars)… Finalement Cendrillon essaie la pantoufle qui lui va et épouse le prince. Le jour du mariage, deux pigeons crèvent les yeux des sœurs et en plus d’être boiteuses elles finissent aveugles.

Voilà, je pourrais vous parler de bien d’autres histoires mais cet article serait beaucoup trop long. Dîtes moi donc dans les commentaires si une suite vous intéresserait et quels contes vous aimeriez revoir !

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TAG Book Fangirling Award

Hello tout le monde !

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau TAG, le Book Fangirling Award. Le principe de ce TAG est en fait le même que la plupart des autres, à savoir répondre aux questions posées par la personne qui t’as tagué. Pour ma part, je l’ai été par deux amies : Alice de Pumpkinbean et Pauliseuse de Délires et des livres.

FANGIRLING

Questions d’Alice :

1. Quel est selon toi la meilleure fin que tu aies lue ? Celle qui t’as fait sourire, celle qui t’as fait pleurer ?
Je dirais, la fin du Roi des Ombres d’Eve de Castro. C’est compliqué de vous dire pourquoi sans spoiler mais disons juste que c’est le genre de fin qui montre qu’un auteur peut surprendre même quand il ne reste que quelques lignes.

2. Avec quel personnage pourrais-tu devenir ami(e) ?
Pourquoi pas avec Charlotte dans Mensonge d’une nuit d’été ? C’est un personnage qui me fait hurler de rire et j’adorerais avoir une copine un peu comme elle.

3. Si tu devais ne choisir qu’un seul livre, lequel choisirais-tu pour passer l’éternité sur une île déserte ? (bon je suis sympa tu peux en choisir deux)
Pour m’occuper aussi longtemps, il faudrait un livre très volumineux qui prend beaucoup de temps à lire… un Balzac, en somme !

4. Quel auteur (vivant ou mort) souhaiterais-tu rencontrer et pourquoi ?
Dans l’absolu, je choisirais Molière. Comme ça je saurais enfin s’il a vraiment écrit ses pièces ou si c’est Corneille comme certains le prétendent. Et aussi parce que c’est lui qui m’a fait aimer les œuvres classiques à la base.

5. Si tu pouvais choisir un objet (magique ou non) issu d’un livre, lequel choisirais-tu ?
Une baguette de chez Ollivander ! Ok je pourrais pas m’en servir parce que, petit détail qui a son importance, je suis une vulgaire moldue mais ça coûte rien d’essayer !

Questions de Pauliseuse :

1. Quel couple issu d’un livre préférez-vous le plus et pourquoi ?
Aucune idée. Je crois que je n’ai encore jamais croisé un couple de fiction qui se démarque des autres ou se rapproche suffisamment de l’idée que je me fais du couple idéal.

2. Dans quel univers littéraire auriez vous rêvez vivre ?
Je dirais bien Harry Potter. À condition d’être sorcier bien sûr. Sinon, côté moldus, ça s’appelle la réalité et franchement ça sert à rien que je choisisse ça alors…

3. Quel est le personnage qui vous a fait le plus rire ?
Charlotte de Mensonge d’une nuit d’été !! Je ne le dirais jamais assez, ce personnage m’a fait hurler de rire alors que autour de moi, c’était pas la joie.

4. Quel est le méchant littéraire que vous préférez et pourquoi ?
Kyle dans Les Aventuriers de la mer de Robin Hobb. Si je devais comparer ce personnage à d’autres, je dirais qu’il se rapproche plus de cette tête de b*** qu’est Joffrey Baratheon que d’un méchant baraqué au rire machiavélique avec son ombre projeté sur le mur derrière lui par les flammes du bûcher sur lequel il jette ses victimes (je suis parti un peu loin dans les stéréotypes là…). Mais ce mec est juste insupportable ! Il est injuste, maltraite certains de ses enfants et se fout totalement d’être dans l’illégalité du moment que ça lui rapporte de l’argent (sur ce dernier point, c’est un peu Patrick Balkany en fait).

5. Quelle couverture de livre aimez vous le plus ?
J’aimais bien la couverture colorée de La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan. Ce roman illustre d’ailleurs assez bien le diction « il ne faut pas juger un livre à sa couverture ». Dans mon cas, ça m’aurait fait économiser 10€.

A mon tour, je tague :

Et mes questions sont :

  1. Si vous deviez prendre la place d’un personnage de livre (n’importe lequel), qui choisiriez-vous ?
  2. Quel est le livre qui vous a le plus touché et pourquoi ?
  3. De quel livre pourriez-vous parler encore et encore au point de soûler tout vos amis ?
  4. Quel est le livre qui vous a fait beaucoup de bien ?
  5. Si ton livre préféré était adapté au cinéma, quel casting choisirais-tu ?

A bientôt pour une chronique inédite (on parlera fantasy) !

Tombée du ciel – Cecelia Ahern

Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Tombée du ciel, un super roman de Cecelia Ahern. Si le nom de cette auteure irlandaise agite vos neurones car il vous semble familier, c’est sans doute parce que vous connaissez déjà PS : I love you qui a été adapté au cinéma en 2007.

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Résumé

Adam et Christine se croisent une nuit sur le Ha’penny Bridge à Dublin. Il se tient sur le pont, prêt à sauter, désespéré. Apprenant que son trente-cinquième anniversaire approche, Christine se lance un défi incroyable : lui prouver en quelques jours que la vie vaut la peine d’être vécue. Malgré sa détermination, elle sait que le défi sera difficile à relever. Dans cette course contre la montre, s’enchaînent aventures romantiques et improbables balades nocturnes. Petit à petit, Christine s’aperçoit qu’Adam reprend bel et bien goût à la vie, et ce n’est pas sa seule découverte…

Ce que j’en ai pensé

Je vais être honnête, pour une fois c’est le nom de l’auteur qui m’a en grande partie convaincue de lire le livre. J’ai eu l’occasion de lire un super article sur le blog de Pauliseuse qui parlait de Cecelia Ahern et ça m’a suffit pour choisir Tombée du ciel.

L’un des intérêts de ce roman, c’est qu’il s’agit d’un genre de comédie sur un sujet qu’on n’y associe pas instinctivement, à savoir, le suicide. Je ne vous cache pas que le début m’a fait un peu peur à cause de l’ambiance tristounette (en même temps vu le thème du livre…). Le personnage principal, Christine, est quand même témoin de deux tentatives de suicide dans les trois premiers chapitres ! Pourtant, dès l’arrivée d’Adam, le suicidaire, l’atmosphère se détend et devient assez légère (c’est déjà surprenant que ce soit le mec qui veut se tuer qui apporte plus de vie à l’histoire !).

Ce qui m’a plu chez Adam, c’est l’humour noir et l’ironie avec lesquels il aborde sa situation et le fait qu’il joue de son statut de mec suicidaire pour influencer Christine qui a tendance à se prendre pour une super héroïne en voulant absolument sauver cet homme qu’elle ne connaît pas pour se rattraper d’une erreur qu’elle a commise. Christine aussi est un personnage drôle mais sans forcément chercher à l’être (contrairement à Adam). Ce qui m’a fait rire chez elle, c’est son côté excessif, notamment dans les précautions qu’elle prend pour empêcher Adam de faire une nouvelle tentative de suicide. De même, Christine, en plein divorce, doit subir les petites vengeances de son mari qui multiplie les coups bas pour lui pourrir la vie. Du genre, appeler toutes ses copines pour leur répéter les mesquineries qu’elle a pu dire dans leurs dos.

Le seul bémol à tout ça (parce qu’il en faut bien un) c’est la résolution de certains problèmes qui est peu facile. Ça donne un peu l’impression que l’auteure elle-même ne savait plus comment amener le dénouement et a donc opter pour une « solution joker ».

Dans l’ensemble, on passe un bon moment, l’histoire est amusante et assez sympathique. Pour les cinéphiles, je dirais que c’est le genre de livre qu’on adapterait très bien en comédie romantique au cinéma (ce qui est quand même mieux qu’en téléfilm M6 !).

Premières lignes

On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois. Faux. Enfin, c’est vrai que c’est ce qu’on dit, mais en réalité c’est faux.
Les scientifiques de la NASA ont découvert qu’il arrive souvent qu’un éclair touche le sol en deux ou plusieurs lieux simultanément, et que les chances d’être foudroyé sont environ quarante-cinq pour cent plus élevées que ce que l’on croit. Mais ce que les gens veulent dire, c’est que la foudre ne tombe jamais au même endroit plus d’une fois, ce qui en fait est également inexact. […] Si les gens laissaient tomber la métaphore de la foudre et disaient franchement ce qu’ils pensent, ils diraient qu’une chose hautement improbable n’arrive jamais deux fois à la même personne. Faux.

Icônne – Natoo

Bonjour à tous !

J’ai bien envie de sortir de mes petites habitudes de lectrice et ne pas vous faire la chronique d’un roman. Alors aujourd’hui nous allons parler du livre de Natoo, Icônne.

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Résumé

Les magazines féminins donnent des conseils tous plus absurdes les uns que les autres. Élevés au rang de gourous autoproclamés, ils affirment pouvoir vous donner l’absolue vérité sur tout : votre mec, votre poids, vos vêtements, ce qui est in, ce qui est out, et tout cela, bien sûr, émaillé de publicités abracadabrantes. Icônne assume à fond et livre un magazine complètement barré et décalé, mais pas dénué de réflexion, pour remettre en question les mille et un diktats de vos magazines préférés.
Beauté : l’épilation au LaserGame
Tendance : l’arrière de genou. Quelle crème choisir pour être au top de l’arrière de genou ? Dois-je oser la genusoplastie ?
Psycho : le food porn a détruit mon couple !
Techno : la q-lotte, l’accessoire must-have connecté et culotté !
Culture : très attendu, le premier musée du Musée ouvre enfin ses portes à Gif-sur-Yvette
Pubs 100 % pas sponsorisées : Chianel, la première eau de toilette pour les toilettes ; le dentifrice Marabout, qui rend les dents blanches, protège les gencives, rafraîchit l’haleine, fait revenir l’être aimé, répare les ordinateurs par télépathie et prévient l’apparition du tartre.

Ce que j’en ai pensé

Ça m’a fait du bien de pouvoir changer un peu de style de lecture. Plutôt que de me plonger dans un roman de 300 pages avec coups de théâtre et rebondissements, je me suis laissé tenter par Natoo et sa parodie de magazine féminin. J’ai trouvé le livre amusant, il reprend vraiment tout les codes de la presse féminine et exagère les clichés qu’on y trouve pour nous faire marrer. Très franchement, certains articles pourraient être issus de vrais magazines, comme « le foodporn a détruit mon couple » ou encore « sexe : surprenez-le ! ».

Pour peu que vous suivez les youtubeurs, vous en reconnaitrez plus d’un dans les photos du magazine. Norman et Jhon Rachid dans leurs rôles de hipsters, EnjoyPhoenix dans un tuto spécial fond de teint et plein d’autres qui apparaissent dans des articles pour le moins originales. Et puis il ne faut pas oublier toutes les pubs détournées par Natoo. Bien sûr, comme n’importe quel magazine, on le lit assez rapidement. Mais pour un seul numéro, il y a quand même de quoi faire (4 pages de sommaire !). Si prochainement vous cherchez un nouveau régime, les dernières tendances modes ou si l’horoscope de votre chat vous intéresse, pourquoi ne pas jeter un coup d’œil à Icônne ?

Quelques pages

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Le Mooc Fantasy

Bonjour à tous !

Pas de romans ou de recueil pour aujourd’hui mais j’ai tout de même l’intention de vous faire découvrir quelque chose.

Avez-vous déjà entendu parler du Mooc Fantasy ? Je ne vous cache pas que ça m’arrangerais plutôt que vous répondiez « non » parce qu’au moins ça justifierait cet article.

Le Mooc Fantasy, qu’est-ce que c’est ?

On peut résumer ça en disant que c’est un cours de fac en ligne, ouvert à tout le monde, qui parle du genre fantasy et créé par des spécialistes universitaires. Le Mooc ayant remporté un certain succès l’an passé, l’université d’Artois a décidé de renouveler l’expérience en 2016.

Que vous soyez néophytes ou aguerris dans le genre, vous trouverez certainement un intérêt à ces cours. Il existe en effet trois parcours selon votre degré de connaissances par rapport au genre. Le Parcours Hobbit est destiné à ceux qui découvrent totalement le genre, le parcours Elfe s’adresse davantage aux amateurs, déjà familiers de la fantasy mais qui souhaitent en savoir plus et enfin, le parcours Mage est pensé pour les aguerris du genre.

Le cours se déroule du 2 février au 23 mars mais attention, vous devez être inscrit avant le 15 février au plus tard pour participer ! A la fin du module, vous pourrez passer une évaluation et recevoir un certificat (symbolique) attestant votre niveau en cas de réussite. Toutefois, rien ne vous oblige à passer les épreuves finales car après tout, l’objectif principal du Mooc est de vous faire plaisir en découvrant un genre littéraire.

Pour ma part, j’ai choisi le parcours Hobbit, car même si je risque de beaucoup vous parler de fantasy sur ce blog (dans un avenir plus ou moins proche) je ne prétends pas être une spécialiste du genre, loin de là.

Petit aperçu des différents parcours

Parcours Hobbit

Histoire de la fantasy

Mythes et légendes, à l’origine de la fantasy ?
Naissance de la fantasy : l’Angleterre victorienne
Tolkien et les Inklings
La fantasy traverse l’Atlantique
Le succès contemporain
La fantasy en France, la fantasy française

Fantasy et médias

Les mondes secondaires, une construction multimédiatique
L’illustration, média historique de la fantasy
Le jeu de rôles – Donjons et Dragons
Fantasy et jeu vidéo
La fantasy au cinéma
Fantasy et séries télévisées

Aperçu des autres thèmes

Fantasy pour la jeunesse : Harry Potter et A la croisée des mondes
Fantasy historique, médiévale, épique – les cadres de la société
La « bit-lit » et ses avatars : Buffy, Angel, Vampire Diaries

Parcours Elfe (Hobbit + 9 modules)

Fantasy pour la jeunesse

La fantasy « pour la jeunesse » : une redondance ?
Les métamorphoses du conte en fantasy pour la jeunesse
Les archétypes, stéréotypes et les évolutions de la fantasy pour la jeunesse aujourd’hui
Les autres mondes de la fantasy pour la jeunesse, entre évasion et révolution

Moyen Âge et fantasy

Figures héroïques : héros et constellations héroïques, idéologie, initiation
Héroïnes : amoureuses, fées ou sorcières ?
Surnaturel, merveille et magie
Faire la guerre – équipements et combats

Fantasy urbaine et romance paranormale

Aimer… pour l’Eternité: car Love never dies

Parcours Mage (Elfe + 6 modules)

Fantasy pour la jeunesse

Sur l’immersion fictionnelle en fantasy pour la jeunesse : représentations et enjeux

Moyen Âge et fantasy

Religion et spiritualité

Fantasy urbaine et romance paranormale

Un cadre, une temporalité, des codes: un nouveau merveilleux
Ancêtres prestigieux, contemporains flamboyants : notre « legendarium »
Un cas d’école: « Le Fantôme de l’opéra », dans tous ses états
De Dracula aux « star-crossed lovers » : vers une Renaissance

Et vous ? vous aimeriez participer ? Pour en savoir plus, cliquez ici.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour une prochaine chronique 😎 !

 

Jane Eyre -Charlotte Brontë

Bonjour à tous !

Cette semaine, j’avais envie de vous parler d’un livre que j’ai dévoré tellement il est bien. Comme j’aime bien vous faire découvrir (ou redécouvrir) des classiques, je vais donc vous parler de Jane Eyre de Charlotte Brontë.

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Résumé

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Ce que j’en ai pensé

De tous les classiques que j’ai lu (et il y en a eu pas mal), c’est vraiment Jane Eyre que j’ai le plus aimé !

Premier point positif : on le lit sans difficulté (ok, c’est ce que je dis à chaque fois mais attendez que je vous lise un Balzac et je dirai pas la même chose). Deuxième chose que j’ai vraiment apprécié : le mélange des ambiances. Je m’explique. Jane Eyre, c’est une fille qui cherche sa place dans la société, une romance, une ambiance Les Feux de l’amour, un secret bien gardé, un homme énigmatique, le tout dans un décor victorien et en un seul ouvrage !

Ce qui me plait avant tout chez le personnage principal, c’est qu’elle n’a rien d’exceptionnelle. Elle n’est pas incroyablement belle, elle n’a pas un caractère très prononcé, elle est un peu Mademoiselle Tout-le-monde et ça contribue certainement à ce que certains lecteurs s’identifient à elle. Bon, comme elle ne peut pas être totalement banale, l’auteure lui donne quand même une certaine intelligence (ce qui manque parfois cruellement aux personnages de fictions), tout en la rendant un tantinet naïve.

On ne peut pas parler de Jane Eyre comme d’un roman historique, mais j’ai par dessus tout aimé me plonger dans l’Angleterre victorienne, sa société puritaine et hypocrite ainsi que ses personnages qui sont parfois loin d’être vertueux alors que l’élite est censé l’être (vous penserez à moi en découvrant Blanche Ingram). Je crois que c’est un roman idéal pour se faire une idée des mœurs de l’époque, même si cela reste bien évidemment un roman et que les traits des uns et des autres sont certainement exagéré.

Au final, c’est un très bon livre que je vous recommande, déjà parce qu’il est bien et ensuite parce que ça fait chic de pouvoir dire qu’on est familier d’un classique de la littérature anglaise 😉

Premières lignes

     Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n’y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d’hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu’on ne pouvait songer à aucune excursion.
     J’en étais contente. Je n’ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c’était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le coeur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d’enfants, et l’esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d’Éliza, de John et de Georgiana Reed.
     Éliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m’avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu’elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu’au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m’accorder les mêmes privilèges qu’aux petits enfants joyeux et satisfaits.