Le Mooc Fantasy

Bonjour à tous !

Pas de romans ou de recueil pour aujourd’hui mais j’ai tout de même l’intention de vous faire découvrir quelque chose.

Avez-vous déjà entendu parler du Mooc Fantasy ? Je ne vous cache pas que ça m’arrangerais plutôt que vous répondiez « non » parce qu’au moins ça justifierait cet article.

Le Mooc Fantasy, qu’est-ce que c’est ?

On peut résumer ça en disant que c’est un cours de fac en ligne, ouvert à tout le monde, qui parle du genre fantasy et créé par des spécialistes universitaires. Le Mooc ayant remporté un certain succès l’an passé, l’université d’Artois a décidé de renouveler l’expérience en 2016.

Que vous soyez néophytes ou aguerris dans le genre, vous trouverez certainement un intérêt à ces cours. Il existe en effet trois parcours selon votre degré de connaissances par rapport au genre. Le Parcours Hobbit est destiné à ceux qui découvrent totalement le genre, le parcours Elfe s’adresse davantage aux amateurs, déjà familiers de la fantasy mais qui souhaitent en savoir plus et enfin, le parcours Mage est pensé pour les aguerris du genre.

Le cours se déroule du 2 février au 23 mars mais attention, vous devez être inscrit avant le 15 février au plus tard pour participer ! A la fin du module, vous pourrez passer une évaluation et recevoir un certificat (symbolique) attestant votre niveau en cas de réussite. Toutefois, rien ne vous oblige à passer les épreuves finales car après tout, l’objectif principal du Mooc est de vous faire plaisir en découvrant un genre littéraire.

Pour ma part, j’ai choisi le parcours Hobbit, car même si je risque de beaucoup vous parler de fantasy sur ce blog (dans un avenir plus ou moins proche) je ne prétends pas être une spécialiste du genre, loin de là.

Petit aperçu des différents parcours

Parcours Hobbit

Histoire de la fantasy

Mythes et légendes, à l’origine de la fantasy ?
Naissance de la fantasy : l’Angleterre victorienne
Tolkien et les Inklings
La fantasy traverse l’Atlantique
Le succès contemporain
La fantasy en France, la fantasy française

Fantasy et médias

Les mondes secondaires, une construction multimédiatique
L’illustration, média historique de la fantasy
Le jeu de rôles – Donjons et Dragons
Fantasy et jeu vidéo
La fantasy au cinéma
Fantasy et séries télévisées

Aperçu des autres thèmes

Fantasy pour la jeunesse : Harry Potter et A la croisée des mondes
Fantasy historique, médiévale, épique – les cadres de la société
La « bit-lit » et ses avatars : Buffy, Angel, Vampire Diaries

Parcours Elfe (Hobbit + 9 modules)

Fantasy pour la jeunesse

La fantasy « pour la jeunesse » : une redondance ?
Les métamorphoses du conte en fantasy pour la jeunesse
Les archétypes, stéréotypes et les évolutions de la fantasy pour la jeunesse aujourd’hui
Les autres mondes de la fantasy pour la jeunesse, entre évasion et révolution

Moyen Âge et fantasy

Figures héroïques : héros et constellations héroïques, idéologie, initiation
Héroïnes : amoureuses, fées ou sorcières ?
Surnaturel, merveille et magie
Faire la guerre – équipements et combats

Fantasy urbaine et romance paranormale

Aimer… pour l’Eternité: car Love never dies

Parcours Mage (Elfe + 6 modules)

Fantasy pour la jeunesse

Sur l’immersion fictionnelle en fantasy pour la jeunesse : représentations et enjeux

Moyen Âge et fantasy

Religion et spiritualité

Fantasy urbaine et romance paranormale

Un cadre, une temporalité, des codes: un nouveau merveilleux
Ancêtres prestigieux, contemporains flamboyants : notre « legendarium »
Un cas d’école: « Le Fantôme de l’opéra », dans tous ses états
De Dracula aux « star-crossed lovers » : vers une Renaissance

Et vous ? vous aimeriez participer ? Pour en savoir plus, cliquez ici.

Je vous donne rendez-vous très bientôt pour une prochaine chronique 😎 !

 

Cinder – Marissa Meyer

Salut tout le monde !

Encore un livre de moins dans ma PAL ! Certes, le temps que je finisse celui-ci, trois autres ce sont rajouté à ma liste d’attente mais le principe même d’une PAL, c’est qu’elle ne se liquide jamais ! Aujourd’hui parlons donc de Cinder de Marissa Meyer.

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Résumé

Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing. Une terrible épidémie ravage la population. Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure… Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle- mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

Ce que j’en ai pensé

Depuis le moment où j’ai écrit que j’avais l’intention de lire Cinder, je n’ai eu que des avis positifs à son sujet. Après lecture, je constate qu’ils étaient mérités. Les contes de fées c’est chouette. La science-fiction, c’est chouette aussi. Tout comme les mentos et le coca-cola, pourtant quand on mélange les deux, c’est pas très chouette tout ça. Je vous rassure, en ce qui concerne notre roman, l’association des deux univers donne un résultat vraiment sympa.

Pour le coup, nous avons une vraie bonne réécriture. On reconnait bien l’histoire de base, celle de Cendrillon martyrisée par sa belle-mère et obligée de faire les tâches ingrates, mais l’adaptation de Meyer n’est pas du tout collée à cette version d’origine. En plus des péripéties que l’on connait déjà, l’auteure rajoute un nouveau contexte, des nouvelles intrigues qui interdisent totalement l’ennui que l’on pourrait avoir en lisant une histoire que l’on connait par cœur depuis notre tendre enfance et qui serait seulement un poil modifié pour faire passer cela pour une réécriture.

Évidemment, comme il s’agit d’une série, nous n’avons pas encore le fin mot de l’histoire (superbe jeu de mot naze). Toutefois, la conclusion de ce premier tome ne nous laisse pas sur notre faim (okay, j’arrête) et laisse entrevoir les péripéties à venir pour le prochain tome qu’il me tarde de découvrir.

Premières lignes

     La vis de fixation qui traversait la cheville de Cinder avait rouillé, et son empreinte cruciforme était presque effacée. Les doigts douloureux à force de serrer le tournevis, Cinder dévissait avec peine. Quand elle eut suffisamment sorti la vis pour l’extraire avec sa main en acier, le tournevis tourna dans le vide.
Jetant l’outil sur son établi, Cinder empoigna son pied par le talon et le déboita d’un coup. Une étincelle lui roussit les doigts. Elle retira vivement sa main ; le pied pendouilla au bout de son écheveau de câbles rouges et jaunes.

Un Chant de Noël, Charles Dickens

Bonjour à tous !

Enfin, je termine ce livre qui, pourtant assez court, m’a prit un certain temps à lire. Je m’étais promis de lire un classique de Noël et c’est maintenant chose faite avec Un Chant de Noël de Dickens.

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Résumé

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie. Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

Ce que j’en ai pensé

Et bien c’est un super livre pour les fêtes ! Bien sûr, comme beaucoup, je connaissais déjà l’essentiel de l’intrigue grâce aux différentes adaptations de l’œuvre (genre la version avec Picsou que je regardais étant petite).

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Scrooge
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Cratchit et le neveu de Scrooge

Ce qui est génial avec Dickens, c’est que l’écriture est simple et facile à lire contrairement à l’idée que l’on se fait des œuvres classiques et en plus, il aborde des thèmes variés et des genres différents. Ici, on retrouve le fantastique et l’inexplicable avec l’intervention des esprits qui se mêle au thème récurrent dans l’œuvre de l’auteur d’Oliver Twist, l’inégalité des classes sociales et la misère de la plus basse d’entre elles.

Au final, même si la morale de ce genre d’ouvrage me fait toujours sourire, j’ai pu me plonger dans l’ambiance de Noël et prolonger un peu l’état d’esprit qui m’envahie au mois de décembre.

Premières lignes

Marley était mort, pour commencer. Là dessus, pas l’ombre d’un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l’entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l’avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d’apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu’un clou de porte. Attention ! je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu’il y a de particulièrement mort dans un clou de porte. J’aurais pu, quant à moi, me sentir porté plutôt à regarder un clou de cercueil comme le morceau de fer le plus mort qui soit dans le commerce ; mais la sagesse de nos ancêtres éclate dans les similitudes, et mes mains profanes n’iront pas toucher à l’arche sainte ; autrement le pays est perdu. Vous me permettrez donc de répéter avec énergie que Marley était aussi mort qu’un clou de porte.

Grâce à cette lecture, je complète une partie du Challenge Cold Winter avec la catégorie « histoire se déroulant à Noël ». J’ai donc officiellement une lecture dans chaque catégorie du menu Noël scintillant ! Bien sûr, j’ai l’intention d’étoffer un peu cette liste et mes futures lectures devraient aider. Je vous dis donc à très bientôt pour une prochaine chronique !

La Danse hésitante des flocons de neige – Sarah Morgan

Bonjour à tous !

Pour commencer, je vous souhaite de très joyeuses fêtes et j’espère que vous avez passé un bon Noël. Pour cette chronique, je vais vous parler d’un roman au ton léger, La Danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan.

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Résumé

Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Ce que j’en ai pensé

Avant tout, je dois vous avouer quelque chose. C’est un roman Harlequin… Pour ma défense, je ne m’en suis aperçu qu’après le chapitre 7. Mais bon, une fois de temps en temps, un roman à l’eau de rose qui ne nécessite pas d’utiliser ses neurones, ça fait du bien. Pour vous faire une idée concrète, on peut dire qu’un roman Harlequin équivaut à un téléfilm romantique de M6.

Je n’attendais pas grand-chose de ce roman (enfin, après le chapitre 7 en tout cas) donc je ne peux pas dire que j’ai été déçue. Évidemment, la principale caractéristique de ce genre de livre, c’est qu’on connait la fin avant d’avoir fini le premier chapitre. Donc l’intérêt du roman réside dans comment on passe de la situation initiale au dénouement.

 Ce qui est amusant, c’est que le personnage de Kayla est clairement inspiré de Scrooge or, je suis en train de lire Un Chant de Noël de Dickens, dont je pourrais bientôt faire la chronique. La famille O’Neill, contrairement à la working-girl new-yorkaise, est très portée sur les célébrations de Noël et symbolise toutes ces valeurs qu’on associe à cette période de l’année. C’est un peu la famille idéale même si elle est en crise et connait un semblant d’air chaotique. Bref, une famille à peu près normale.

Au final, je ne donnerais certainement pas le prix Goncourt à Sarah Morgan mais j’ai quand même apprécié une lecture légère après la fatigue de fin d’année.

Premières lignes

Kayla Green augmenta de quelques décibels le son de sa playlist préférée et fit abstraction de la musique festive et des éclats de rire qui filtraient sous la porte fermée de son bureau.
Était-elle la seule personne au monde à haïr cette période de l’année ?
La seule à ne pas rêver sapins illuminés, cadeaux enrubannés et déco à tous les étages ? La seule à savoir que le gui et le houx étaient de dangereuses petites boules toxiques ?
Kayla contempla la chute paresseuse des flocons qui exécutaient leur danse silencieuse derrière les parois de verre de son luxueux bureau panoramique. Depuis des années, la poésie d’un « Noël blanc » ne la faisait plus rêver, mais tout laissait présager qu’elle y aurait droit quand même.

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Pour ce qui est du Challenge Cold Winter, il s’agit de ma première lecture dans la catégorie « roman qui contient le mot hiver/glace/neige dans le titre ».

Sortilège – Alex Flinn

Bonjour à tous !

Oui, je sais, une fois encore j’ai pris mon temps pour écrire. Il est donc temps de me rattraper avec ma première lecture du Challenge Cold Winter ! Commençons donc la semaine avec Sortilège d’Alex Flinn.

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Résumé

Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon… ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein cœur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.
L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Ce que j’en ai pensé

Bon, il n’est pas très difficile de deviner quel conte est reprit par Alex Flinn en lisant le résumé. Il s’agit bien évidemment de La Belle et la Bête que nous connaissons surtout grâce à la version de Madame Leprince de Beaumont. J’ai plutôt apprécié la modernisation faite dans ce roman qui nous amène à New York de nos jours. Il me semble que l’auteur a destiné son ouvrage à un public adolescent, ce qui explique que les protagonistes soient des lycéens. Ce que je trouve intéressant, c’est que l’histoire soit racontée du point de vue de « la bête » alors que la plupart des autres versions privilégient celui de la Belle. Le roman s’ouvre avec une discussion sur un forum dédié aux monstres où nous retrouvons les autres personnages de contes ou histoires comme la petite sirène, le prince grenouille ou l’ours du conte Blanche-Neige et Rose-Rouge.

Cependant, je regrette un peu que l’histoire n’ait pas bénéficié davantage de cette modernisation et reste un peu trop près de l’histoire originale. La réécriture n’apporte rien de nouveau et donc que l’histoire se passe de nos jours ou au XVIIIème siècle ne change strictement rien et on peut donc se demander à quoi cela servait.

Même si j’en attendais un peu plus, il n’empêche que j’ai tout de même apprécié le roman d’Alex Flinn (qui a été adapté au cinéma si vous vous souvenez bien). Comme c’est la première réécriture de conte que je lis, je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison. Mais prochainement j’entamerai le roman de Marissa Meyer, Cinder.

Premières lignes

Monsterkid : Donc 1re chose que vous devez savoir : je suis un monstre, une bête.
Froggie : Pseudo clair, Monster.
M. Anderson : On ne se moque pas, Froggie !
Monsterkid : Il y a eu un tps où j’aurais dit d’une mocheté qu’elle était un monstre. Moi, pans dans ce sens-là. Suis un animal avec poil griffes et tout le toutim ! Tout en moi est bestial sauf l’intérieur ! Dedans je suis encore humain.
GrizzlyGuy : Pareil pour moi.
Monsterkid : C hyper dur, parce qu’avant d’être un monstre j’étais… beau + cool + populaire + riche.
Au bahut mes potes m’ont même élu prince.
GrizzlyGuy : Quoi ?
Froggie : Oui, princes pas élus, Monster…
moi je l’ai été, il y a lgtps.
Monsterkid : trop long à raconter.
Froggie : Vrai prince, moi.
M. Anderson : Nous avons tout le temps devant nous, Monster.
Raconte
Monsterkid : <soupir> OK. Tout a commencé à cause d’une sorcière.
Froggie : C tjrs comme ça.

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En ce qui concerne le Challenge Cold Winter (dont vous pourrez consulter la page spéciale), j’entame avec Sortilège la catégorie « Réécriture de conte ».

A bientôt pour une prochaine chronique !

L’Assassin royal – Robin Hobb

Bonjour à tous !

J’avoue avoir pris mon temps pour lire cette œuvre-ci, mais elle vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde. Aujourd’hui, parlons de L’Assassin royal de Robin Hobb.

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Résumé

Bâtard du prince Chevalerie, le jeune Fitz grandit dans l’ombre de la forteresse de Castelcerf, où le roi Subtil ambitionne de faire de lui son assassin personnel. Mais pour survivre, et avant même d’apprendre à manier la lame, il lui faudra faire preuve d’une connaissance parfaite des arcanes de la politique.

Ce que j’en ai pensé

Alors ça, c’est un bouquin qui envoi du pâté !

J’aime énormément l’écriture de Robin Hobb qui parvient vraiment à plonger son lecteur dans l’histoire. Au lycée, j’avais une amie qui me tannait pour que je lise L’Assassin royal. Mais je me suis toujours persuadée que ça ne pouvait pas être si exceptionnel. Si j’avais su, je l’aurais lu il y a bien longtemps !

Certes, le démarrage est un peu lent et les deux premiers chapitres m’ont paru très longs, mais une fois qu’on se laisse prendre par l’histoire, on se retrouve emporté dans un univers fantastique, digne de Westeros (l’acharnement de l’auteur sur ses personnages en moins) ! Le seul petit bémol de ce premier tome, c’est que l’action ne se déplace pas beaucoup et concrètement à par la forteresse de Castelcerf et une ou deux autres villes on ne découvre pas assez les Six-Duchés. Peut-être dans les prochains tomes ?

Cependant, ce manque de diversité géographique (voilà que je parle comme un professeur d’Oxford) est largement compensé par l’action qui ne s’arrête jamais ! Les événements s’enchainent à une vitesse qui nous donne rarement le temps de souffler.

Un super livre que je recommande donc à tous, fans de Game of Thrones, de fantasy ou de bons livres mais autant vous prévenir tout de suite, la saga de L’Assassin royal compte neuf tomes !

Premières lignes

Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d’encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d’être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page, transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m’imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d’enfance saignent au rythme de l’écoulement de l’encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé.

La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires – Tim Burton

Bonjour à tous !

Jusqu’ici, je ne vous ai parlé que de romans sur ce blog. Pour une fois, j’avais envie de changer. Je présente donc aujourd’hui un recueil de poèmes de Tim Burton, La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires.

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Présentation

Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, qui ne tarderont pas à nous horrifier, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour l’enfant qui est en nous.

Ce que j’en ai pensé

Évidemment, comme beaucoup d’autres personnes, j’adore Tim Burton (comment ça, j’ai aucune personnalité ?). Qu’il s’agisse de L’étrange Noël de Monsieur Jack quand j’étais petite ou Dark Shadows quand j’étais ado, je n’ai jamais été déçue par l’une de ses créations. C’est donc pourquoi je ne vous surprendrai certainement pas en disant que j’ai adoré ce petit recueil !

Effectivement, on retrouve totalement l’univers si particulier de Burton qui arrive à rendre des choses horribles et terrifiantes totalement mignonnes (ou presque). C’est vrai que pas mal des petites histoires proposées ici ne finissent pas avec un happy end mais c’est bien cet humour noir qu’on aime tellement qui nous fait relire sans fin ces poèmes. Comme le recueil est en version bilingue, vous pourrez apprécier les jeux de mots en VO et pour les quiches en langue de Shakespeare, ne vous inquiétez pas car en plus de la VF, je peux vous assurer qu’il n’y a pas besoin d’un doctorat d’anglais pour comprendre ! En bonus, il y a même des illustrations de Burton lui-même. Que demander de plus ?

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Premier Poème

Stick Boy and Match Girl in Love          Brindille et Allumette amoureux
Stick Boy liked Match Girl,                      Brindille aimait bien Allumette,
He liked her a lot.                                       Il l’aimait vraiment beaucoup
He liked her cute figure,                           Il adorait sa jolie silhouette
he thought she was hot.                           Et il la sentait chaude comme tout.
But could a flame ever burn                    Mais le feu de la passion peut-il être,
For a match and a stick ?                          Entre une brindille et une allumette ?
It did quite literally ;                                  Eh bien, oui, à la lettre :
He burned up pretty quick.                      Il flamba comme rien.