L’Attrape-coeurs – J.D. Salinger

Bonjour à tous !

Pour commencer, je vous remercie de votre patience car ma dernière chronique remonte à plusieurs semaines maintenant. Le mois de mai n’ayant pas été le meilleur de mon année, je n’avais vraiment pas la tête à lire et m’occuper du blog par conséquent j’ai préféré attendre que la motivation revienne plutôt que de faire une chronique bâclée et sans plaisir. Je reprends donc ma plume pour vous parler aujourd’hui de L’Attrape-cœurs de J. D. Salinger !

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Résumé

L’Attrape-cœurs est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Ce que j’en ai pensé

Je suis assez partagée en ce qui concerne ce livre. J’ai aimé le découvrir mais je ne le mettrai pas dans la liste de mes coups de cœur. La première chose qui frappe quand on commence sa lecture, c’est l’écriture. La narration est à la première personne puisque c’est le protagoniste qui nous raconte son histoire et il le fait de manière très orale en s’adressant directement à toi, lecteur. Je le compte comme un plus parce que même si c’est une forme dont on a moins l’habitude on est tout de suite connecté au personnage.

Holden, l’adolescent fugueur dont le nom m’a fait penser au kit de fajitas qu’on achète en supermarché (je suis tombé bien bas), est un personnage assez difficile à cerner. Il passe d’une émotion à son contraire en un temps record en étant toujours très sincère sur ce qu’il éprouve. N’importe qui ayant été adolescent se reconnait un peu en lui pour son côté dramatique, le fait qu’il soit convaincu d’avoir raison sur tout et qu’il imagine des solutions délirantes (comme disparaître à l’autre bout du monde) pour des problèmes qui ne sont pas aussi grave qu’il le pense. En fait, Holden est un garçon assez extrême dans son attitude, c’est un ado qui joue à l’adulte.

Le roman étant celui d’un gamin qui erre sans but dans les rues de New-York, il n’y a vraiment que quelques péripéties importantes dans l’intrigue, le plus gros du roman consiste à suivre les pensées du personnage qui médite sur différents sujets ou raconte des souvenirs marquants de son enfance, comme son frère Allie qu’il adorait, sa voisine et amie d’enfance avec qui il jouait aux dames ou encore d’anciens camarades de classe.

Le gros point négatif pour moi, parce que c’est une chose que je déteste dans les romans, ce sont les digressions. Et Holden fait beaucoup de digressions ! Ce qui est amusant d’ailleurs, c’est que l’adolescent parle justement de son incapacité à ne pas dériver sur un autre sujet pendant une conversation avec l’un de ses professeurs qui a l’air de détester ça au moins autant que moi.

En bref, je ne peux pas vraiment dire si j’ai aimé ou non ce livre. Il ne correspond pas à ce que j’ai l’habitude de lire et d’apprécier et même si c’est important selon moi de sortir de sa zone de confort par moment, je n’ai pas adhéré à cette œuvre qui rencontre pourtant un grand succès depuis sa publication dans les années 50.

Premières lignes

Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c’est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d’enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ils auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d’un peu personnel.

La véritable histoire des contes de fées #2

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Bonjour à tous !

Vous vous souvenez peut-être de l’article où je vous parlais des contes de fées avant leur transformation par les studios Disney (autrement je vous invite à le découvrir ici). Je crois que certains parmi vous ont aimé découvrir ces « versions originales » et pour ma part, j’ai adoré mener ma petite enquête pour vous les présenter ! C’est donc parti pour un numéro deux  avec trois nouvelles histoires !

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Probablement l’un des Disney préférés des petites filles avant d’être honteusement détrôné par Elsa, l’histoire de Perrault n’a absolument rien à voir avec la douce et blonde princesse Aurore (pour info, dans les versions d’origines, les princesses n’ont souvent pas de noms). Je vous préviens, vous ne verrez plus jamais le dessin animé de la même manière.

Pour le début, c’est à peu près la même chose. Une princesse est victime d’un maléfice qui la plonge dans un sommeil de cent ans quand elle se pique le doigt le jour de ses 16 ans. Pas de fuite dans la forêt avec les fées, pas de rencontre avec le prince ni dans les bois, ni même au beau milieu d’un rêve et pas de château entièrement endormi avec elle selon les versions. Chez Disney, le prince arrive, embrasse la belle et c’est un happy end. Chez Perrault, c’est juste un tout petit peu plus trash. Accrochez-vous parce que là ça envoie du lourd.

Le prince épouse la princesse en secret et elle donne naissance à deux enfants. Pourquoi le prince n’informe pas sa famille de ces petits détails ? Et bien parce que sa mère est une ogresse ! Les années passent, et un jour le prince devient roi. Il décide alors qu’il est temps de présenter sa famille au royaume et donc à maman dont le pécher mignon est… la chair humaine ! Comme le prince est pas franchement futé, il ne trouve rien de mieux que de confier ce petit monde à maman l’ogresse pendant qu’il part guerroyer.

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Il se passe alors ce que tout le monde (à part le nouveau roi) avait vu venir, l’ogresse décide de manger ses petits-enfants. Elle demande donc à son cuisinier de lui préparer un gigot d’enfants mais comme c’est un personnage secondaire gentil, il cache le petit prince et la petite princesse et donne à la place un agneau et un chevreuil à manger à l’ogresse en assaisonnant le tout avec une bonne sauce pour qu’elle n’y voit que du feu. Mais la reine-mère découvre le subterfuge ! Furieuse, elle ordonne que sa belle-fille et ses petits-enfants soient jetés dans une fosse remplie de serpents après avoir fait griller le cuisinier (genre soirée barbecue). Le roi revient alors de guerre pile à ce moment, sauve sa femme et ses enfants pour voir sa mère se jeter dans la fosse et mourir parce qu’elle a compris qu’elle prendrait moins cher avec les serpents qu’avec son fils.

Maintenant, passons à la version hard.

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Dans une variante du conte, le prince ne réveille pas la princesse. Il fait plutôt ce que n’importe quel prince digne de ce nom ferait : il la viole (je vous avais prévenu). Il retourne ensuite chez lui et n’y pense plus. Certaines versions précisent que le mec se marie avec une autre princesse quand même ! Seulement, la belle au bois dormant accouche de deux enfants et l’un d’eux la réveille en suçant le doigt qui avait été piqué par la quenouille, ôtant ainsi le poison. Le prince apprend qu’il est papa et épouse finalement la princesse. Que fait-il de sa femme dans les versions où il est déjà marié ? Je ne sais pas, mais j’imagine qu’elle est pas trop jouasse. On retrouve alors la mère ogresse et son délire de cannibalisme.

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Même si ce n’est pas le Disney le plus connu, je vous mets au défi de trouver une personne qui n’a jamais entendu parler de Robin des Bois, le brigand qui vole les riches pour donner aux pauvres, amoureux de la belle Marianne et rival du cruel shérif de Nottingham. D’autant plus que la légende du voleur de Sherwood est sans cesse adaptée en films (on est d’accord que Kevin Costner écrase Russell Crowe), séries TV ou encore comédies musicales.

On entend pas parler de Robin Hood avant le 13ème siècle et le personnage n’est pas vraiment comme le gentil renard de Disney. En fait, Robin est même une petite enflure. Les historiens qui se sont intéressé à lui on cherché dans les registres du moyen-âge s’ils ne pouvaient pas trouver son nom quelque part. Le problème c’est que Robin (ou Robert) Hood c’est un peu le Michel Martin de l’époque, un nom plutôt répandu. Du coup, il y a pas mal de candidats ! Mais nous ce qui nous intéresse c’est Robin dans les livres !

Au moyen-âge, on trouve plusieurs poèmes chantés, les Rhymes of Robin Hood, qui nous décrivent un personnages violent qui vole aux riches pour… voler aux riches. Non, au début il ne donne pas aux pauvres parce qu’il s’en fout totalement ! Dans le poème Robin Hood and the monk, la bande de Sherwood décapite un moine et un enfant qui ont dénoncé le bandit au collant vert au shérif de Nottingham. Je peux comprendre que les mecs l’avaient mauvaise d’être trahis mais quand même ! C’est sûr que là, on est loiiiiiiin de la légende qu’on connait aujourd’hui !

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Autre différence avec notre héros Disney, Lady Marianne n’existe pas ! Du moins, pas dans les premières versions de l’histoire. C’est au 16ème siècle que les dramaturges londoniens inventent une fiancée pour le héros qui au passage devient noble (comte de Huntington si ça vous parle) au lieu d’être un simple paysan. Pourquoi ? Parce que les aventures d’un péquenaud avaient quand même moins de gueule que celles d’un noble privé de ses terres qui se bat avec sa belle contre l’injustice.

Pour ce qui est de la fin de l’histoire, la version tiré de la Gest of Robyn Hode raconte que le hors la loi, blessé dans un combat, se réfugie dans un prieuré pour y être soigné par une religieuse. Sauf qu’au lieu de le sauver, elle le saigne à mort ! Robin tire une dernière flèche par la fenêtre de sa chambre (genre le mec à l’agonie arrive encore à utiliser son arc !) et demande à son fidèle Petit Jean de l’enterrer là où la flèche se plantera. Perso, je préfère la version Disney !

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Aaah La petite sirène ! Cette rêveuse, amie d’un poisson et d’un crabe, qui tombe amoureuse d’un prince avec qui elle se marie sous un arc-en-ciel pour vivre heureuse jusqu’à la fin de ses jours… Évidemment la version d’Andersen est bien différente, en tout cas pour la fin.

La petite sirène va un jour à la surface de l’océan, après y avoir été autorisé par son père. Comme dans le Disney, elle y voit un prince sur son bateau et alors qu’une tempête fait rage, le jeune homme manque de se noyer. La petite sirène – bon appelons la Ariel – qui est trop vite tombée amoureuse, s’élance alors vers lui et en quelques coups de nageoire, ramène le prince, inconscient, vers le rivage. Ariel est malheureusement contrainte de le laisser lorsqu’elle entend des voix et qu’une jeune fille fait son apparition sur la plage. C’est bien évidement ce moment précis que choisi le prince pour ouvrir les yeux ! Il est donc persuadé que c’est cette autre fille qui lui a sauvé la vie.

Ariel retourne au fond de l’océan mais elle ne peut oublier celui qu’elle aime et va donc chez la sorcière des mers pour lui demander des jambes. Celle-ci accepte en échange de la voix de la sirène qui échoue donc à son tour sur la plage et est recueillie par le prince qui passait par là. Ah oui ! Petite précision, chaque pas que fait Ariel la fait souffrir comme si elle marchait sur des couteaux et si jamais le prince épouse une autre fille qu’elle, elle mourra en se transformant en écume (comme quoi, Ursula était pas si méchante…).

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Le prince s’attache assez vite à sa nouvelle copine qui ne peut pas lui dire que c’est elle qui l’a sauvé de la noyade jusqu’au jour où le roi ordonne à son fils de se marier avec la princesse du royaume d’à côté. Au début pas très jouasse, il répond qu’il préfère épouser la muette mais part quand même. Arrivé chez la princesse, il reconnait la fille de la plage. Celle qui ne l’a pas sauvé mais qui ne s’empresse pas non plus de corriger son erreur. Et comme c’est visiblement la tradition, il tombe immédiatement amoureux de cette usurpatrice ! Ils se marient donc et Ariel n’a plus qu’à attendre l’aube pour se changer en écume.

Mais les sœurs de celle-ci ont elles aussi passé un marché avec la sorcière pour que Ariel redevienne une sirène et ne meurt pas. Il lui suffira de planter un couteau dans le cœur du prince ! La petite sirène hésite longtemps mais décide finalement de ne pas tuer son bien-aimé et se jette dans la mer pour mourir. Donc au final, elle n’est pas « loin de la mer et pour toujours ».

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que vous n’êtes pas trop déçu par ces « versions originales ». Pour ma part, je fais toujours le deuil du Robin des Bois de mon enfance 😥

A très bientôt pour une nouvelle chronique !

 

La véritable histoire des contes de fées

Bonjour à tous !

Pas de chronique aujourd’hui, j’ai pris un peu de retard dans mes lectures mais encore un peu de patience et vous pourrez bientôt savourer une critique inédite ! En attendant je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) les vraies versions des contes, c’est-à-dire celles d’avant Disney !

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Certes, certains parmi vous vont penser que ça n’a rien d’original comme article et qu’on en trouve déjà à foison sur des centaines de blog. Mais mon âme d’enfant n’a pas résisté à la tentation de vous parler d’un genre que j’affectionne tout particulièrement. Comme vous le savez certainement, Disney n’invente rien. La totalité très grande majorité des dessins animés que nous avons adoré dans notre enfance sont en fait des adaptations d’oeuvres déjà existantes (oui, même Dumbo). Comme il serait un peu long de parler de chaque Disney, je ne vous en présenterai qu’une partie aujourd’hui et si cela vous intéresse, je ferai une suite.

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Bon, autant s’attaquer tout de suite à la sacro-sainte Reine des neiges car je suis désolée de l’annoncer aux inconditionnels fans mais à part le fait qu’il y a une reine qui possède des pouvoirs magiques, le conte original n’a rien à voir avec le Disney !

C’est l’histoire de deux enfants, Kay et Gerda qui sont amis de longue date. Un jour, le miroir magique du diable se brise et deux morceaux atterrissent dans l’œil et le cœur de Kay. Le garçon ne voit plus que la laideur et le mauvais et son cœur devient comme un bloc de glace. Un jour, il est enlevé par… la reine des neiges qui lui enlève ses souvenirs ! Tout le monde pense que le gamin est mort mais Gerda décide de partir à sa recherche et finit par le retrouver au château de la reine. Grâce à ses larmes elle le libère de l’emprise de cette dernière et le ramène à la maison où ils s’aperçoivent qu’ils sont désormais adultes.
Donc morale de l’histoire, arrêtez de nous les briser avec Elsa ! Elle vole des enfants !

Hercule

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Petite, c’était l’un de mes Disney préférés. Je l’ai regardé des centaines de fois et j’adorais l’histoire. Puis j’ai ouvert un livre de mythologie…

Déjà, Hercule n’est pas le fils d’Héra. Son papa, Zeus, a un jour croisé Alcmène (qui était mariée à Amphitryon) … et PAF ! Ça fait un demi-dieu ! Bon je précise que Hercule à un demi-jumeau qui est le fils légitime d’Alcmène et Amphitryon et qui a été conçu la même nuit que son frère. Je prétends pas tout savoir sur la reproduction humaine mais les grecs non plus visiblement…
Héra qui apprend l’existence d’Hercule (et donc de l’énième infidélité de son divin mari) se met à détester l’enfant. Devenu adulte, le demi-dieu épouse Mégare et a trois enfants avec elle. L’histoire pourrait s’arrêter là et on serait pas si loin du dessin animé mais voilà, Héra rend fou Hercule qui va alors tuer ses fils et dans certaines versions sa femme aussi. Après bien des aventures (notamment amoureuses car il aurait juste « honoré » les cinquante filles d’un roi en une seule nuit), la dernière épouse d’Hercule envoie à son mari, sur un malentendu, une tunique empoisonnée qui le tue.
Ah quand on a pas un bon karma aussi !

Cendrillon

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Ici encore, Disney a bien embelli les choses !

Pour le début, on est d’accord. C’est l’histoire d’une enfant qui perd sa mère et son père se remarie avec une femme qui a deux filles. Mais selon les versions, le père ne meurt pas forcément après. Il participe même au malheur de sa fille ! Cendrillon est donc l’esclave de la maison parce qu’elle fait tout le travail et que tout le monde s’en fout.

Un jour, le roi organise un bal qui dure trois soirs de suite. Cendrillon négocie pour y aller mais sa marâtre refuse et son père est tellement inutile que je comprends pourquoi certaines versions ont tout simplement décidé de le faire mourir. Alors que la famille va à la fête en la laissant à la maison, Cendrillon va sur la tombe de sa mère et un oiseau lui apporte une robe et des chaussures de vair. C’est donc des escarpins en fourrure et pas des souliers sortis des ateliers Swarovski !

Sans surprise, le prince la remarque (faut dire qu’elle porte des chaussures en peau d’écureuil) et tombe amoureux mais elle s’enfuit à minuit. Le second soir du bal se passe exactement de la même manière. Mais le prince, qui est visiblement un petit malin, fait étaler de la poix sur l’escalier le troisième soir pour que Cendrillon y reste collée et ne puisse pas disparaître encore une fois. Bien sûr il ne retrouve qu’une chaussure dans les marches et se lance donc à la recherche de sa propriétaire en la faisant essayer à toutes les filles du royaume.

Les sœurs de Cendrillon tentent leur chance mais elles ont des pieds trop grands alors l’une coupe ses orteils et l’autre son talon et le prince ne s’aperçoit de rien jusqu’à ce qu’un oiseau le lui fasse remarquer (malin mais bigleux le gars)… Finalement Cendrillon essaie la pantoufle qui lui va et épouse le prince. Le jour du mariage, deux pigeons crèvent les yeux des sœurs et en plus d’être boiteuses elles finissent aveugles.

Voilà, je pourrais vous parler de bien d’autres histoires mais cet article serait beaucoup trop long. Dîtes moi donc dans les commentaires si une suite vous intéresserait et quels contes vous aimeriez revoir !

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Jane Eyre -Charlotte Brontë

Bonjour à tous !

Cette semaine, j’avais envie de vous parler d’un livre que j’ai dévoré tellement il est bien. Comme j’aime bien vous faire découvrir (ou redécouvrir) des classiques, je vais donc vous parler de Jane Eyre de Charlotte Brontë.

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Résumé

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

Ce que j’en ai pensé

De tous les classiques que j’ai lu (et il y en a eu pas mal), c’est vraiment Jane Eyre que j’ai le plus aimé !

Premier point positif : on le lit sans difficulté (ok, c’est ce que je dis à chaque fois mais attendez que je vous lise un Balzac et je dirai pas la même chose). Deuxième chose que j’ai vraiment apprécié : le mélange des ambiances. Je m’explique. Jane Eyre, c’est une fille qui cherche sa place dans la société, une romance, une ambiance Les Feux de l’amour, un secret bien gardé, un homme énigmatique, le tout dans un décor victorien et en un seul ouvrage !

Ce qui me plait avant tout chez le personnage principal, c’est qu’elle n’a rien d’exceptionnelle. Elle n’est pas incroyablement belle, elle n’a pas un caractère très prononcé, elle est un peu Mademoiselle Tout-le-monde et ça contribue certainement à ce que certains lecteurs s’identifient à elle. Bon, comme elle ne peut pas être totalement banale, l’auteure lui donne quand même une certaine intelligence (ce qui manque parfois cruellement aux personnages de fictions), tout en la rendant un tantinet naïve.

On ne peut pas parler de Jane Eyre comme d’un roman historique, mais j’ai par dessus tout aimé me plonger dans l’Angleterre victorienne, sa société puritaine et hypocrite ainsi que ses personnages qui sont parfois loin d’être vertueux alors que l’élite est censé l’être (vous penserez à moi en découvrant Blanche Ingram). Je crois que c’est un roman idéal pour se faire une idée des mœurs de l’époque, même si cela reste bien évidemment un roman et que les traits des uns et des autres sont certainement exagéré.

Au final, c’est un très bon livre que je vous recommande, déjà parce qu’il est bien et ensuite parce que ça fait chic de pouvoir dire qu’on est familier d’un classique de la littérature anglaise 😉

Premières lignes

     Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n’y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d’hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu’on ne pouvait songer à aucune excursion.
     J’en étais contente. Je n’ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c’était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le coeur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d’enfants, et l’esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d’Éliza, de John et de Georgiana Reed.
     Éliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m’avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu’elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu’au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m’accorder les mêmes privilèges qu’aux petits enfants joyeux et satisfaits.

Un Chant de Noël, Charles Dickens

Bonjour à tous !

Enfin, je termine ce livre qui, pourtant assez court, m’a prit un certain temps à lire. Je m’étais promis de lire un classique de Noël et c’est maintenant chose faite avec Un Chant de Noël de Dickens.

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Résumé

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie. Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

Ce que j’en ai pensé

Et bien c’est un super livre pour les fêtes ! Bien sûr, comme beaucoup, je connaissais déjà l’essentiel de l’intrigue grâce aux différentes adaptations de l’œuvre (genre la version avec Picsou que je regardais étant petite).

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Cratchit et le neveu de Scrooge

Ce qui est génial avec Dickens, c’est que l’écriture est simple et facile à lire contrairement à l’idée que l’on se fait des œuvres classiques et en plus, il aborde des thèmes variés et des genres différents. Ici, on retrouve le fantastique et l’inexplicable avec l’intervention des esprits qui se mêle au thème récurrent dans l’œuvre de l’auteur d’Oliver Twist, l’inégalité des classes sociales et la misère de la plus basse d’entre elles.

Au final, même si la morale de ce genre d’ouvrage me fait toujours sourire, j’ai pu me plonger dans l’ambiance de Noël et prolonger un peu l’état d’esprit qui m’envahie au mois de décembre.

Premières lignes

Marley était mort, pour commencer. Là dessus, pas l’ombre d’un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l’entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l’avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d’apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu’un clou de porte. Attention ! je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu’il y a de particulièrement mort dans un clou de porte. J’aurais pu, quant à moi, me sentir porté plutôt à regarder un clou de cercueil comme le morceau de fer le plus mort qui soit dans le commerce ; mais la sagesse de nos ancêtres éclate dans les similitudes, et mes mains profanes n’iront pas toucher à l’arche sainte ; autrement le pays est perdu. Vous me permettrez donc de répéter avec énergie que Marley était aussi mort qu’un clou de porte.

Grâce à cette lecture, je complète une partie du Challenge Cold Winter avec la catégorie « histoire se déroulant à Noël ». J’ai donc officiellement une lecture dans chaque catégorie du menu Noël scintillant ! Bien sûr, j’ai l’intention d’étoffer un peu cette liste et mes futures lectures devraient aider. Je vous dis donc à très bientôt pour une prochaine chronique !

Dracula – Bram Stoker

Bonjour à tous !

Quoi de mieux pour fêter Halloween qu’un classique de la littérature fantastique mettant en scène l’un des plus importants personnages d’horreur ? Aujourd’hui nous parlons de Dracula de Bram Stoker.

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Résumé

En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l’auberge pour la nuit, en attendant de rejoindre le château en calèche.

Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d’un crucifix et de guirlandes d’ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme de raison…

Ce que j’en ai pensé

Je ne pense pas qu’il soit utile que je vous présente Dracula, personnage légendaire non seulement de la littérature fantastique mais aussi de l’Histoire d’Europe. On ne compte plus le nombre d’adaptations cinématographiques du roman de Bram Stoker, notamment celle de Coppola qui reste la plus fidèle à l’œuvre originale malgré quelques libertés de la part du réalisateur.

J’ai vraiment aimé ce livre que j’ai pourtant eu un peu de mal à démarrer. Pour commencer, j’apprécie énormément le genre fantastique et même si depuis Twilight on ne peut plus le dire sans passer pour une midinette qui fantasme sur le corps pailleté d’Edward Cullen, j’adore les histoires de vampire !

Même si j’ai eu le déplaisir de me faire spoiler par un pote (Antoine je te hais toujours. Cordialement), ça ne gâche en rien le plaisir que j’ai eu de suivre l’intrigue à travers les différents personnages dont les points de vue alternent d’un chapitre à l’autre. L’ambiance sombre, les rebondissements et la figure omniprésente de Dracula dans toutes les pages me font sans hésiter mettre ce roman dans mon top 10 des meilleurs livres de tous les temps !

Petite astuce lecture : le lire la nuit, éclairé à la bougie avec la musique de Bach, Toccata und Fugue in D minor comme fond sonore.

Premières lignes

Journal de Jonathan Harker (Sténographié)
Bistritz, 3 mai
Quitté Munich à huit heures du soir, le 1er mai ; arrivé à Vienne, de bonne heure, le lendemain matin. Nous aurions dû y être à six heures quarante-six, mais le train avait une heure de retard. À en juger d’après ce que j’en ai pu apercevoir du wagon et, d’après les quelques rues où je me suis promené, une fois débarqué, Budapest est une très belle ville. Mais je craignais de trop m’éloigner de la gare : malgré ce retard, nous devions repartir comme prévu. J’eus l’impression très nette de quitter l’Occident pour entrer dans le monde oriental. Après avoir franchi les magnifiques ponts du Danube, ces modèles d’architecture occidentale – le Danube ici est particulièrement large et profond –, on pénètre immédiatement dans une région où prévalent les coutumes turques.
Ayant quitté Budapest sans trop de retard, nous arrivâmes le soir à Klausenburgh. Je m’y arrêtai pour passer la nuit à l’Hôtel Royal. On me servit au dîner, ou plutôt au souper, un poulet au poivre rouge – délicieux, mais cela vous donne une soif ! (J’en ai demandé la recette à l’intention de Mina). Le garçon m’a appris que cela s’appelait du paprika hendl, que c’était un plat national, et donc que j’en trouverais partout dans les Carpates. Ma légère connaissance de l’allemand me fut fort utile en cette occasion ; sans cela, vraiment, j’ignore comment je m’en serais tiré.
À Londres, quelques moments de loisir m’avaient permis d’aller au British Museum, et à la bibliothèque j’avais consulté des cartes de géographie et des livres traitant de la Transylvanie ; il me paraissait intéressant de connaître certaines choses du pays puisque j’aurais affaire à un gentilhomme de là-bas. Je m’en rendis compte ; la région dont il parlait dans ses lettres était située à l’est du pays, à la frontière des trois États – Transylvanie, Moldavie, Bukovine – dans les Carpates. Une des parties de l’Europe les moins connues, et les plus sauvages. Mais aucun livre, aucune carte ne put me renseigner sur l’endroit exact où se trouvait le château du comte Dracula, car il n’existe aucune carte détaillée de ce pays. Mes recherches m’apprirent toutefois que Bistritz où, me disait le comte Dracula, je devrais prendre la diligence, était une vieille petite ville, très 31 connue. Je noterais ici mes principales impressions – cela me rafraîchira la mémoire quand je parlerai de mes voyages à Mina.

Sur ce je vous souhaite une bonne soirée d’Halloween et faites gaffe à vos dents !

Orgueil & Préjugés – Jane Austen

Bonjour à tous !

Pour cette chronique j’aimerais vous parler d’un roman bien connu, un classique de la littérature anglaise : Orgueil & Préjugés.

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Résumé

Élisabeth Bennet a quatre soeurs et une mère qui ne songe qu’à les marier. Quand parvient la nouvelle de l’installation à Netherfield, le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti, toutes les dames des alentours sont en émoi, d’autant plus qu’il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et riche aristocrate. Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits…

Ce que j’en ai pensé

Qui ne connaît pas les adaptations cinématographiques de ce grand classique  avec Colin Firth (mon amour !) puis avec Keira Knightley ? Comme beaucoup, je pense, j’ai vu les films bien avant de me plonger dans la lecture de l’œuvre dont je n’ai pas été déçue.

Contrairement à ce que je craignais, l’écriture de Austen n’est pas insurmontable, elle est même très accessible y compris pour ceux qui n’ont pas l’habitude de lire des classiques. Pour vous expliquer clairement : j’ai commencé Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë quand j’étais au collège. Je ne l’ai jamais fini. Et pas parce que l’histoire ne me plaisait pas.

Le personnage de Lizzie ne m’était pas très sympathique dans les films (bon surtout Keira Knightley en fait !) alors que le livre me la fait apprécier. Est-ce à cause de sa mère survoltée qui rend la mienne beaucoup plus agréable à vivre ? De son père qui semble ne jamais comprendre ce qu’il se passe chez lui ? Disons le clairement, la pauvre Lizzie n’est pas gâtée côté famille. Entre une mère ridicule et obsédée par les mariages de ses filles, ses sœurs cadettes, frivoles et coquettes, son père taciturne et un cousin bigot à côté de la plaque… !

Finalement, Darcy n’est pas si mal que cela, n’est-ce pas ?

Premières lignes

C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles.
– Savez-vous, mon cher ami, dit un jour Mrs. Bennet à son mari, que Netherfield Park est enfin loué ?
Mr. Bennet répondit qu’il l’ignorait.
– Eh bien, c’est chose faite. Je le tiens de Mrs. Long qui sort d’ici.
Mr. Bennet garda le silence.
– Vous n’avez donc pas envie de savoir qui s’y installe ! s’écria sa femme impatientée.
– Vous brûlez de me le dire et je ne vois aucun inconvénient à l’apprendre.
Mrs. Bennet n’en demandait pas davantage.
– Eh bien, mon ami, à ce que dit Mrs. Long, le nouveau locataire de Netherfield serait un jeune homme très riche du nord de l’Angleterre. Il est venu lundi dernier en chaise de poste pour visiter la propriété et l’a trouvée tellement à son goût qu’il s’est immédiatement entendu avec Mr. Morris. Il doit s’y installer avant la Saint-Michel et plusieurs domestiques arrivent dès la fin de la semaine prochaine afin de mettre la maison en état.
– Comment s’appelle-t-il ?
– Bingley.
– Marié ou célibataire ?
– Oh ! mon ami, célibataire ! célibataire et très riche ! Quatre ou cinq mille livres de rente ! Quelle chance pour nos filles !
– Nos filles ? En quoi cela les touche-t-il ?
– Que vous êtes donc agaçant, mon ami ! Je pense, vous le devinez bien, qu’il pourrait être un parti pour l’une d’elles.