Le Mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

Bonjour à tous !

J’espère que vous avez tous passé de bonnes vacances et que vous êtes prêts pour la rentrée !

Après cette coupure estivale je reprends enfin mes chroniques et la première de la saison concerne le roman de Katarina Mazetti, Le Mec de la tombe d’à côté.

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Résumé

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.

Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Ce que j’en ai pensé

Même si j’ai pris mon temps pour le lire, ce roman m’a bien plu et ce pour plusieurs raisons. Certes, des histoires sur deux personnes issues de deux univers semblant totalement opposés ça s’est déjà vu et lu.

Mais, ce qui fait l’intérêt du roman de Mazetti, c’est qu’il n’y a pas d’aspect « cucu » comme on pourrait s’y attendre en lisant le résumé. Nous sommes en présence d’une histoire on ne peut plus réaliste (certainement parce que l’auteure est elle-même épouse d’agriculteur alors qu’elle ne vient pas de ce milieu à l’origine). L’intrigue ne repose en réalité pas sur la question de « vont-ils finir ensemble ? » mais plutôt « comment vont-ils faire durer / évoluer leur relation ? ».

Avec Mazetti, nous ne tombons pas dans les clichés habituels. Benny, l’agriculteur qui n’a pas fait d’études n’est pas pour autant un benêt de la campagne et Désirée, la bibliothécaire citadine jusqu’aux bout des ongles n’est pas une bourgeoise coincée comme se l’imagine son voisin du cimetière.

Le choc des cultures entre la vie urbaine et la vie rurale est brillamment illustrée dans les descriptions de personnages et surtout de leurs habitats et ceci est accentué davantage par l’alternance des points de vue de nos deux protagonistes qui se partagent la narration à chaque chapitre. C’est d’ailleurs comme ça qu’on se rend compte que pour Désirée comme pour Benny, chacun ressemble à une espèce extra-terrestre au mode de vie incompréhensible. Les scènes où ils découvrent la maison de l’autre en est même très drôle de ce point de vue.

Autour du livre

  • Il s’agit du 1er roman de Katarina Mazetti, basé sur le vécu de cette dernière comme femme d’agriculteur.
  • Le roman eut un énorme succès et fut traduit dans plusieurs langues avant d’être adapté au cinéma et même au théâtre ! En juillet 2016, la pièce est à nouveau montée en France, au théâtre des Feux de la rampe.
  • La suite des aventures de Benny et Désirée est paru en 2011 sous le titre de Le Caveau de famille.

Un Chant de Noël, Charles Dickens

Bonjour à tous !

Enfin, je termine ce livre qui, pourtant assez court, m’a prit un certain temps à lire. Je m’étais promis de lire un classique de Noël et c’est maintenant chose faite avec Un Chant de Noël de Dickens.

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Résumé

La veille de Noël. tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot : « Sottise ! » Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie. Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

Ce que j’en ai pensé

Et bien c’est un super livre pour les fêtes ! Bien sûr, comme beaucoup, je connaissais déjà l’essentiel de l’intrigue grâce aux différentes adaptations de l’œuvre (genre la version avec Picsou que je regardais étant petite).

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Scrooge
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Cratchit et le neveu de Scrooge

Ce qui est génial avec Dickens, c’est que l’écriture est simple et facile à lire contrairement à l’idée que l’on se fait des œuvres classiques et en plus, il aborde des thèmes variés et des genres différents. Ici, on retrouve le fantastique et l’inexplicable avec l’intervention des esprits qui se mêle au thème récurrent dans l’œuvre de l’auteur d’Oliver Twist, l’inégalité des classes sociales et la misère de la plus basse d’entre elles.

Au final, même si la morale de ce genre d’ouvrage me fait toujours sourire, j’ai pu me plonger dans l’ambiance de Noël et prolonger un peu l’état d’esprit qui m’envahie au mois de décembre.

Premières lignes

Marley était mort, pour commencer. Là dessus, pas l’ombre d’un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l’entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l’avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d’apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu’un clou de porte. Attention ! je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu’il y a de particulièrement mort dans un clou de porte. J’aurais pu, quant à moi, me sentir porté plutôt à regarder un clou de cercueil comme le morceau de fer le plus mort qui soit dans le commerce ; mais la sagesse de nos ancêtres éclate dans les similitudes, et mes mains profanes n’iront pas toucher à l’arche sainte ; autrement le pays est perdu. Vous me permettrez donc de répéter avec énergie que Marley était aussi mort qu’un clou de porte.

Grâce à cette lecture, je complète une partie du Challenge Cold Winter avec la catégorie « histoire se déroulant à Noël ». J’ai donc officiellement une lecture dans chaque catégorie du menu Noël scintillant ! Bien sûr, j’ai l’intention d’étoffer un peu cette liste et mes futures lectures devraient aider. Je vous dis donc à très bientôt pour une prochaine chronique !

Reading Challenge 2016

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Bonne année 2016 à tous !

J’espère que vous avez passé un très bon réveillon et que cette nouvelle année vous apportera bonheur, chance et réussite.


Pour une nouvelle année, de nouveaux défis !

Cette année, j’ai décidé de me lancer dans un challenge lecture à long terme. Sur la liste en dessous, vous verrez qu’il y a 52 cases à cocher donc 52 livres à lire (au minimum) soit un par semaine.

Pour vous tenir au courant de l’avancée de ce challenge, j’ai créé une page spéciale, au même titre que le Challenge Cold Winter qui prendra fin en février, et sur laquelle je cocherai les cases au fur et à mesure.

N’hésitez pas à reprendre ce challenge sur vos blogs ou pour vous-même !

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La Danse hésitante des flocons de neige – Sarah Morgan

Bonjour à tous !

Pour commencer, je vous souhaite de très joyeuses fêtes et j’espère que vous avez passé un bon Noël. Pour cette chronique, je vais vous parler d’un roman au ton léger, La Danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan.

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Résumé

Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Ce que j’en ai pensé

Avant tout, je dois vous avouer quelque chose. C’est un roman Harlequin… Pour ma défense, je ne m’en suis aperçu qu’après le chapitre 7. Mais bon, une fois de temps en temps, un roman à l’eau de rose qui ne nécessite pas d’utiliser ses neurones, ça fait du bien. Pour vous faire une idée concrète, on peut dire qu’un roman Harlequin équivaut à un téléfilm romantique de M6.

Je n’attendais pas grand-chose de ce roman (enfin, après le chapitre 7 en tout cas) donc je ne peux pas dire que j’ai été déçue. Évidemment, la principale caractéristique de ce genre de livre, c’est qu’on connait la fin avant d’avoir fini le premier chapitre. Donc l’intérêt du roman réside dans comment on passe de la situation initiale au dénouement.

 Ce qui est amusant, c’est que le personnage de Kayla est clairement inspiré de Scrooge or, je suis en train de lire Un Chant de Noël de Dickens, dont je pourrais bientôt faire la chronique. La famille O’Neill, contrairement à la working-girl new-yorkaise, est très portée sur les célébrations de Noël et symbolise toutes ces valeurs qu’on associe à cette période de l’année. C’est un peu la famille idéale même si elle est en crise et connait un semblant d’air chaotique. Bref, une famille à peu près normale.

Au final, je ne donnerais certainement pas le prix Goncourt à Sarah Morgan mais j’ai quand même apprécié une lecture légère après la fatigue de fin d’année.

Premières lignes

Kayla Green augmenta de quelques décibels le son de sa playlist préférée et fit abstraction de la musique festive et des éclats de rire qui filtraient sous la porte fermée de son bureau.
Était-elle la seule personne au monde à haïr cette période de l’année ?
La seule à ne pas rêver sapins illuminés, cadeaux enrubannés et déco à tous les étages ? La seule à savoir que le gui et le houx étaient de dangereuses petites boules toxiques ?
Kayla contempla la chute paresseuse des flocons qui exécutaient leur danse silencieuse derrière les parois de verre de son luxueux bureau panoramique. Depuis des années, la poésie d’un « Noël blanc » ne la faisait plus rêver, mais tout laissait présager qu’elle y aurait droit quand même.

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Pour ce qui est du Challenge Cold Winter, il s’agit de ma première lecture dans la catégorie « roman qui contient le mot hiver/glace/neige dans le titre ».

Sortilège – Alex Flinn

Bonjour à tous !

Oui, je sais, une fois encore j’ai pris mon temps pour écrire. Il est donc temps de me rattraper avec ma première lecture du Challenge Cold Winter ! Commençons donc la semaine avec Sortilège d’Alex Flinn.

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Résumé

Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon… ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein cœur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.
L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?

Ce que j’en ai pensé

Bon, il n’est pas très difficile de deviner quel conte est reprit par Alex Flinn en lisant le résumé. Il s’agit bien évidemment de La Belle et la Bête que nous connaissons surtout grâce à la version de Madame Leprince de Beaumont. J’ai plutôt apprécié la modernisation faite dans ce roman qui nous amène à New York de nos jours. Il me semble que l’auteur a destiné son ouvrage à un public adolescent, ce qui explique que les protagonistes soient des lycéens. Ce que je trouve intéressant, c’est que l’histoire soit racontée du point de vue de « la bête » alors que la plupart des autres versions privilégient celui de la Belle. Le roman s’ouvre avec une discussion sur un forum dédié aux monstres où nous retrouvons les autres personnages de contes ou histoires comme la petite sirène, le prince grenouille ou l’ours du conte Blanche-Neige et Rose-Rouge.

Cependant, je regrette un peu que l’histoire n’ait pas bénéficié davantage de cette modernisation et reste un peu trop près de l’histoire originale. La réécriture n’apporte rien de nouveau et donc que l’histoire se passe de nos jours ou au XVIIIème siècle ne change strictement rien et on peut donc se demander à quoi cela servait.

Même si j’en attendais un peu plus, il n’empêche que j’ai tout de même apprécié le roman d’Alex Flinn (qui a été adapté au cinéma si vous vous souvenez bien). Comme c’est la première réécriture de conte que je lis, je n’ai pas vraiment d’élément de comparaison. Mais prochainement j’entamerai le roman de Marissa Meyer, Cinder.

Premières lignes

Monsterkid : Donc 1re chose que vous devez savoir : je suis un monstre, une bête.
Froggie : Pseudo clair, Monster.
M. Anderson : On ne se moque pas, Froggie !
Monsterkid : Il y a eu un tps où j’aurais dit d’une mocheté qu’elle était un monstre. Moi, pans dans ce sens-là. Suis un animal avec poil griffes et tout le toutim ! Tout en moi est bestial sauf l’intérieur ! Dedans je suis encore humain.
GrizzlyGuy : Pareil pour moi.
Monsterkid : C hyper dur, parce qu’avant d’être un monstre j’étais… beau + cool + populaire + riche.
Au bahut mes potes m’ont même élu prince.
GrizzlyGuy : Quoi ?
Froggie : Oui, princes pas élus, Monster…
moi je l’ai été, il y a lgtps.
Monsterkid : trop long à raconter.
Froggie : Vrai prince, moi.
M. Anderson : Nous avons tout le temps devant nous, Monster.
Raconte
Monsterkid : <soupir> OK. Tout a commencé à cause d’une sorcière.
Froggie : C tjrs comme ça.

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En ce qui concerne le Challenge Cold Winter (dont vous pourrez consulter la page spéciale), j’entame avec Sortilège la catégorie « Réécriture de conte ».

A bientôt pour une prochaine chronique !

Challenge Cold Winter 2015

Bonjour tout le monde !

Ça ne vous aura certainement pas échappé mais… nous sommes en Décembre ! C’est le mois de l’année où je me transforme en petite fille surexcitée et insupportable parce que Noël est juste mon moment préféré de l’année ! Certes, il n’y a pas toujours de neige, mais rien que pour les décorations lumineuses, les chocolats, les repas de fêtes en famille et les films de Noël à la télé (oui même ça !), je me transforme en une espèce de folle-dingue.

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Cette année, grâce à ma coupine Pauliseuse, je découvre le Challenge Cold Winter, crée par ChocolateReaders et repris par Margaud Liseuse. Le principe est simple. Vous choisissez un menu, Magie en hiver ou Noël scintillant, composez chacun de trois thèmes et vous lisez au moins un livre par catégorie.

Pour ma part, j’ai finalement opté pour Noël scintillant avec pour thèmes :

  • une réécriture de contes
  • une histoire se déroulant à Noël
  • un roman possédant le mot hiver/glace/neige dans le titre

 Ma PAL pour l’occasion étant encore en cours d’élaboration (ça fait très sérieux comme ça), je vous en ferai part très prochainement.

S’il y en a parmi vous qui sont intéressés par le challenge, n’hésitez pas à cliquer sur les différents liens pour plus d’informations.

Je vous souhaite un bon mois de Décembre et à très bientôt pour une nouvelle chronique !

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