Le Roi des ombres – Eve de Castro

Bonjour à tous !

Je n’ai pas eu l’occasion de publier ces deux dernières semaines, car je me suis retrouvé submergée par le travail ! Mais heureusement, la vague est passée et j’ai pu à nouveau vous concocter une petite chronique. Alors aujourd’hui, parlons du roman d’Eve de Castro, Le Roi des ombres.

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Résumé

Le Versailles de Louis XIV est un panier de crabes où vingt mille personnes s’agitent dans les ors et les gravats, les complots et les coucheries. Avec pour tous, du plus noble au plus humble, le rêve d’attirer sur soi la lumière. Le Roi des Ombres conte l’aventure de ceux qu’on n’a jamais regardés. Les petits, les obscurs, les  » ombres  » qui assèchent les marais, dressent les murs, soufflent la poudre sur les perruques. Ceux qui, dans la boue du chantier ou dans la chambre royale, servent le Grand Siècle à genoux. Surdouée et risque-tout, la jeune Nine La Vienne veut échapper au sort commun des femmes. Vaurien autodidacte, Batiste Le Jongleur séduit les bâtisseurs du château. Ensemble, pour sortir du néant, ils vont défier les lois de leur temps.

Ce que j’en ai pensé

Un roman historique qui parle de Versailles ? Comment aurais-je pu ne pas aimé ?!

J’ai une véritable passion pour Louis XIV (encore plus depuis Kamel Ouali) depuis que je suis gamine et c’est toujours un vrai plaisir de lire quelque chose qui a pour trame de fond son règne.

Je m’attendais à découvrir un énième roman sur la vie du Roi-Soleil, mais la particularité d’Eve de Castro est de s’intéresser aux petites histoires dans la grande Histoire, à ces personnages inconnus de nos manuels, les intermittents de l’Histoire en gros.

Le début du roman est un peu long, mais il permet de poser les différentes situations des personnages dont les vies finissent par s’entremêler. J’ai apprécié que l’histoire s’arrête sur toutes les classes sociales de l’époque, aussi bien la noblesse avec la famille royale et les courtisans, la haute bourgeoisie avec Nine que le bas peuple avec Batiste pour donner ainsi une vue d’ensemble sur le quotidien du XVIIème siècle.

L’intrigue est super bien menée et jusqu’à la fin on se laisse surprendre par des coups de théâtre. Sans vous spoiler, je vous promets qu’on ne voit pas venir le dénouement !

Premières lignes

De dos, l’homme n’a pas grande allure. D’une taille très au-dessous du médiocre, il est à peine plus épais qu’une fillette. L’habit est gris souris, de bonne coupe, de drap lourd mais usé, et les bas gris ardoise, rapiécés en plusieurs endroits. Les pieds sont calés dans des souliers hors d’âge, beaucoup trop larges et bourrés de paille fraîche.
Cet homme qui regarde dans la cour depuis la fenêtre de sa chambre se fait appeler Ange Lacarpe. Personne ne sait si c’est là son vrai nom, mais les gens du village s’accordent à lui trouver une patience angélique et guère plus de conversation qu’un poisson. Il soigne les enfants, les tout petits, les plus grands, et aussi, à l’occasion, parce que les temps sont rudes et que nécessité fait loi, leurs parents. Gars et matrones, jeunes et vieux, même les pauvres, ceux qui n’ont rien du tout que leur détresse et des larmes qui ne servent à personne.
Ange Lacarpe ne guérit pas toujours, mais au moins, il soulage.
Le seul qu’il ne soit pas parvenu à soulager, c’est le maître, celui qui vivait au château.
Celui qui vient de trépasser.

Mensonge d’une nuit d’été – Charlotte Marin

Bonjour à tous

Comme vous, j’ai eu un week end très éprouvant émotionnellement parlant. Cette chronique aurait du être publiée dimanche mais je n’avais ni la force, ni le cœur de m’en occuper. Cependant, je crois qu’un peu de légèreté ne peut que nous faire du bien en ce moment, aussi je vous parlerais aujourd’hui de Mensonge d’une nuit d’été, de Charlotte Marin.

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Résumé

Pour le retour de Charlotte, partie en Inde fuir sa rupture avec Martin, sa sœur organise une fête surprise. Or, Martin compte parmi les invités, souriant et en pleine forme ! Afin de le rendre jaloux, Charlotte invente qu’elle va se marier. Cette nouvelle se propage comme un feu de pinède : sa mère dépressive et ses meilleurs potes s’investissent dangereusement dans les préparatifs. Le voile de Charlotte est pris dans l’engrenage : il faut qu’elle convole à tout prix, même si elle n’a pas le moindre fiancé…

Ce que j’en ai pensé

Là, je dois dire que c’est un véritable coup de cœur !

Une écriture digne d’une sitcom à l’américaine, des situations rocambolesques et hilarantes à quasiment toutes les pages et un personnage principal super attachant forment un combo gagnant ! Certes, l’intrigue de base (le faux mariage pour rendre jaloux quelqu’un) ne va pas casser trois pattes à un canard. On se souvient d’ailleurs de Joséphine de Pénélope Bagieu, adapté au cinéma avec Marilou Berry. Mais ce qui fait toute la force du livre, c’est l’humour omniprésent et le traitement des personnages. Une Charlotte complétement folle-dingue, une mère excessive à la Mrs Bennett, un mec complétement à la ramasse, un autre qui enchaine conneries sur conneries, bref, une galerie de personnages tous formidablement uniques et drôles.

Le roman est truffé de références diverses à la culture populaire ou littéraire comme des répliques de théâtre ultra-célèbre (déjà dans le titre !), des titres de films classiques, des paroles de chansons, etc. C’est amusant d’ailleurs d’essayer de tous les reconnaitre. D’ailleurs, l’écriture de Charlotte Marin, comédienne en plus d’être écrivain, est très théâtrale, ce qui contribue selon moi à la réussite du roman. Le fait qu’il soit relativement court provoque une accélération de l’action, un enchainement des scènes comiques et autres punchlines. On est au théâtre mais au prix d’un livre de poche !

Certes, la fin de ce genre d’histoire est toujours assez prévisible mais celle-ci réserve quand même pas mal de surprise et de scènes incroyables. Le style de Charlotte Marin me fait penser à celui de Gilles Legardinier (mais si, les bouquins avec des chats dessus !) en terme de situations improbables et de potentiel comique. Comme il s’agit d’un roman assez court, on le lit facilement en une journée et une fois arrivée à la dernière page, on en redemande avec plaisir. Heureusement pour nous, Charlotte Marin a publié un autre roman, qu’il me tarde de découvrir.

 Premières lignes 

J’ai les mains qui tremblent comme une vieille junky. Ça fait neuf heures quarante-sept minutes et vingt-trois secondes qu’on a quitté Bombay. Je suis à deux doigts de m’allumer une clope. Je me lève, arpente les allées de l’avion pour me calmer et, accessoirement, éviter de prendre un passager en otage, lui mettre ma fourchette en plastique sous la gorge et hurler à la cantonade : « QUELQU’UN ME FILE UNE NICORETTE OU JE LUI FAIS UNE TRACHÉO !!! » Je me rassieds et tente de mettre en pratique les enseignements du seul cours de yoga que j’ai enduré. Inspiration, expiration, inspiration… hyperventilation. Je vois danser des Gitanes dans leurs volutes bleues. Il faut que je me reprenne. On atterrit dans une heure et qu’est-ce qu’une heure de la vie d’une femme ? Une épilation intégrale, l’attente minimum chez un gynéco, un cours d’abdos fessiers… Je peux y arriver.

L’Assassin royal – Robin Hobb

Bonjour à tous !

J’avoue avoir pris mon temps pour lire cette œuvre-ci, mais elle vaut vraiment la peine qu’on s’y attarde. Aujourd’hui, parlons de L’Assassin royal de Robin Hobb.

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Résumé

Bâtard du prince Chevalerie, le jeune Fitz grandit dans l’ombre de la forteresse de Castelcerf, où le roi Subtil ambitionne de faire de lui son assassin personnel. Mais pour survivre, et avant même d’apprendre à manier la lame, il lui faudra faire preuve d’une connaissance parfaite des arcanes de la politique.

Ce que j’en ai pensé

Alors ça, c’est un bouquin qui envoi du pâté !

J’aime énormément l’écriture de Robin Hobb qui parvient vraiment à plonger son lecteur dans l’histoire. Au lycée, j’avais une amie qui me tannait pour que je lise L’Assassin royal. Mais je me suis toujours persuadée que ça ne pouvait pas être si exceptionnel. Si j’avais su, je l’aurais lu il y a bien longtemps !

Certes, le démarrage est un peu lent et les deux premiers chapitres m’ont paru très longs, mais une fois qu’on se laisse prendre par l’histoire, on se retrouve emporté dans un univers fantastique, digne de Westeros (l’acharnement de l’auteur sur ses personnages en moins) ! Le seul petit bémol de ce premier tome, c’est que l’action ne se déplace pas beaucoup et concrètement à par la forteresse de Castelcerf et une ou deux autres villes on ne découvre pas assez les Six-Duchés. Peut-être dans les prochains tomes ?

Cependant, ce manque de diversité géographique (voilà que je parle comme un professeur d’Oxford) est largement compensé par l’action qui ne s’arrête jamais ! Les événements s’enchainent à une vitesse qui nous donne rarement le temps de souffler.

Un super livre que je recommande donc à tous, fans de Game of Thrones, de fantasy ou de bons livres mais autant vous prévenir tout de suite, la saga de L’Assassin royal compte neuf tomes !

Premières lignes

Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d’encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d’être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page, transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m’imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d’enfance saignent au rythme de l’écoulement de l’encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé.

La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires – Tim Burton

Bonjour à tous !

Jusqu’ici, je ne vous ai parlé que de romans sur ce blog. Pour une fois, j’avais envie de changer. Je présente donc aujourd’hui un recueil de poèmes de Tim Burton, La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires.

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Présentation

Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, qui ne tarderont pas à nous horrifier, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour l’enfant qui est en nous.

Ce que j’en ai pensé

Évidemment, comme beaucoup d’autres personnes, j’adore Tim Burton (comment ça, j’ai aucune personnalité ?). Qu’il s’agisse de L’étrange Noël de Monsieur Jack quand j’étais petite ou Dark Shadows quand j’étais ado, je n’ai jamais été déçue par l’une de ses créations. C’est donc pourquoi je ne vous surprendrai certainement pas en disant que j’ai adoré ce petit recueil !

Effectivement, on retrouve totalement l’univers si particulier de Burton qui arrive à rendre des choses horribles et terrifiantes totalement mignonnes (ou presque). C’est vrai que pas mal des petites histoires proposées ici ne finissent pas avec un happy end mais c’est bien cet humour noir qu’on aime tellement qui nous fait relire sans fin ces poèmes. Comme le recueil est en version bilingue, vous pourrez apprécier les jeux de mots en VO et pour les quiches en langue de Shakespeare, ne vous inquiétez pas car en plus de la VF, je peux vous assurer qu’il n’y a pas besoin d’un doctorat d’anglais pour comprendre ! En bonus, il y a même des illustrations de Burton lui-même. Que demander de plus ?

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Premier Poème

Stick Boy and Match Girl in Love          Brindille et Allumette amoureux
Stick Boy liked Match Girl,                      Brindille aimait bien Allumette,
He liked her a lot.                                       Il l’aimait vraiment beaucoup
He liked her cute figure,                           Il adorait sa jolie silhouette
he thought she was hot.                           Et il la sentait chaude comme tout.
But could a flame ever burn                    Mais le feu de la passion peut-il être,
For a match and a stick ?                          Entre une brindille et une allumette ?
It did quite literally ;                                  Eh bien, oui, à la lettre :
He burned up pretty quick.                      Il flamba comme rien.

TAG – Would you rather ?

Bonjour chers tous !

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour un TAG « Would you rather » que j’ai découvert sur le blog La tête dans les livres (aller y faire un tour c’est très sympa).

N’hésitez pas à reprendre ce TAG sur vos blogs ou même à répondre aux questions dans les commentaires !

tag Wouldyou rather

1)  Préfères-tu lire des sagas ou des one shot? 

Quand un livre m’a vraiment plus j’ai tendance à souhaiter qu’il y ait une suite mais je n’ai pas franchement de préférence autrement.

2) Préfères-tu lire des auteurs de sexe féminins ou masculins ? 

Le hasard a fait que les auteurs que j’ai lu pendant mon adolescence étaient souvent des femmes et je ne m’en suis rendu compte que récemment. Mais je n’ai jamais choisi un livre en fonction du sexe de son auteur !

3) Préfères-tu acheter tes livres en librairie ou sur Internet ? 

C’est du pareil au même pour moi. Je ne ressens pas le besoin de toucher le livre ou de le feuilleter avant de l’acheter. Je passe commande sur internet quand j’ai envie de beaucoup de livres en même temps ou que je n’ai vraiment pas la motivation pour sortir de chez moi.

4) Préfères-tu que les livres soient adaptés en série ou en film ?

En film ! Les œuvres adaptées en séries ont (à mon avis) plus de chances de partir en sucettes ! L’exemple le plus parlant selon moi : The Vampire Diaries. Je pense que l’auteur a fait une crise cardiaque à la fin de chaque épisode !

5) Préfères-tu lire cinq pages par jour ou cinq livres par semaine ?

Idéalement, 5 livres par semaines mais mon rythme de lecture se rapproche davantage de 5 pages par jour.

6) Préfères-tu devenir chroniqueur ou écrivain ?

Depuis toujours, je rêve d’avoir une carrière d’artiste ! J’ai voulu être danseuse, comédienne et enfin écrivain. Ceci dit, j’aime bien le travail de chroniqueuse car à la fin de l’école primaire je me suis aussi imaginé devenir journaliste responsable de la rubrique littéraire d’un grand journal.

7) Préfères-tu ne lire que tes vingt livres favoris pour le restant de ta vie ou ne lire que des nouveaux livres ?

Option n°2. Je n’aime pas relire un livre, même un que j’ai adoré (sauf si c’est une pièce de théâtre). Et puis je crois que je m’ennuierai à force de relire encore et encore la même chose.

8) Préférerais-tu être bibliothécaire ou libraire ?

Je ne me suis jamais posé la question. Bibliothécaire me fait trop pensé à la vieille harpie teigneuse qui s’approche de toi furtivement pour te siffler un « chut » retentissant dans les oreilles. Donc probablement libraire même si ce n’est pas ce que j’ambitionne, professionnellement parlant.

9) Tu préférerais ne lire que ton genre préféré ou tous les autres genres sauf celui-là ?

Mon genre préféré. Je l’aime tellement que ça me ferait mal je crois de ne plus pouvoir lire quoi que ce soit de ce genre.

10) Tu préfères les livres papiers ou e-books ?

Je préfère vraiment le format papier mais à ce qu’on m’a dit, les e-books sont très chouettes (Julien, c’est pour toi celui là 😉 ).

La Princesse Blanche – Philippa Gregory

Bonjour à tous !

Vous vous en apercevrez sûrement tôt ou tard, j’adore les romans historiques. Et justement, aujourd’hui je vous présente La Princesse Blanche de Philippa Gregory

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Résumé

Angleterre, 1485. Henri Tudor fait tomber Richard III au combat et s’empare du trône après la bataille de Bosworth. Mais c’est un pays morcelé par la guerre des Deux-Roses qui attend le nouveau souverain. Un défi de taille lui incombera donc : dissoudre les rivalités et réunifier les camps, avant de pouvoir prétendre gouverner. Pour ce faire, Henri Tudor devra épouser une princesse de la maison ennemie, Élisabeth d’York.

Héritière légitime de la famille déchue, fille de la Reine Blanche, Élisabeth est une jeune femme hantée par la mort du Roi qu’elle aimait. Contrainte à ces épousailles, elle deviendra mère du futur dauphin. Au cœur du jeu politique, elle devra choisir entre la rose rouge et la rose blanche, et ainsi sceller son destin.

Ce que j’en ai pensé

Cela faisait un moment que ce livre traînait dans ma PAL, puisque mon frère me l’a offert à Noël dernier. J’aime beaucoup le travail de Philippa Gregory, romancière spécialisée dans l’Histoire de l’Angleterre, qu’elle raconte à travers les vies des femmes qui ont marqués les pages de la monarchie britannique. En fait, son roman fait le lien entre les deux séries télévisées, The White Queen et The Tudors. Il est intéressant de voir la fin de la guerre des Deux-Roses et l’avènement des Tudors du point de vue d’une femme qui s’est retrouvée prise entre le camp des vaincus, sa famille, et le camp des vainqueurs, la famille de son mari, qui n’éprouve aucun scrupule à exercer sa vengeance à laquelle elle assiste, impuissante.

Lors d’une visite à la Tour de Londres, j’avais vaguement entendu parler de la guerre des Deux-Roses (à cause de l’histoire des princes emprisonnés et de la possible culpabilité de Richard III dans leur assassinat) mais je ne savais pratiquement rien sur le sujet ou comment la (courte) dynastie des Tudors était arrivée au pouvoir. Or, le roman (car oui c’est tout de même un roman) de Philippa Gregory explique clairement à ceux qui n’ont jamais rien compris ou ne se sont jamais intéressés à l’Histoire de nos voisins d’outre-manche, comment la rivalité entre deux familles peut changer le destin d’un royaume. Et comme le narrateur est également l’héroïne – à savoir la reine Élisabeth (genre le prénom le plus répandu chez les reines d’Angleterre !) – ça crève tout de suite un peu plus le cœur de voir comment presque tout le monde lui crache à la tronche à cette pauvre fille !

leave her alone !

En bref, si vous aimez l’Histoire anglaise ou que vous avez envie de la découvrir ou que vous n’en avez rien à faire des anglais mais que vous ne savez plus quoi lire, vous savez ce qu’il vous reste à demander chez le libraire !

Premières lignes

Château de Sheriff Hutton,
Yorkshire, Automne 1485
Si seulement je pouvais cesser de rêver. Je suis si fatiguée ; je ne désire qu’une chose : dormir. Dormir toute la journée, du matin au soir qui, chaque fois, tombe malheureusement un peu plus tôt. Le jour, je cherche en vain le sommeil ; la nuit, je lutte pour lui échapper.
Dans ses appartements sombres et silencieux, j’observe la bougie, sur son chandelier d’or, qui qui se consume lentement au fil des heures alors qu’il ne verra jamais plus le soleil se lever. Chaque jour à midi, les serviteurs allument un nouveau cierge ; les heures s’écoulent, l’une après l’autre. Le temps me parait si long tandis qu’il ne représente désormais plus rien pour lui, plongé dans les ténèbres éternelles, intemporelles. Je passe la journée à attendre la lente tombée de la nuit morne et le glas funèbre de la cloche des complies. Je vais alors prier pour li à la chapelle, même s’il n’entendra jamais plus mes murmures ni les douces psalmodies des prêtres.
Je peux ensuite aller me coucher. Cependant, une fois dans mon lit, je n’ose pas m’endormir car mes rêves me sont insupportables. Je rêve de lui. Sans cesse.

Je vous retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique !

Top 5 livresque : Mes personnages préférés

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Chaque lundi, dans le Top 5 Livresque, je vous propose un thème avec cinq propositions qui y répondent.

Cette semaine, je vous présente mes personnages préférés, qu’ils soient issus de romans ou pièces de théâtre.

  1. Althéa Vestrit, Les Aventuriers de la mer – Robin Hobb

Dans mon précédent Top 5 je vous avais déjà parlé de cette série que j’ai trouvé fantastique et le nom d’Althéa y était mentionné. Si j’aime autant ce personnage, c’est peut-être parce qu’elle ne ressemble pas à l’héroïne de roman ordinaire. Althéa est motivée par son désir de vengeance, sa volonté de se battre pour la communauté et redorer le nom de sa famille. Elle est une aventurière jusqu’au bout des ongles.

2. Mr. Rochester, Jane Eyre – Charlotte Brontë

Ce cher Mr. Rochester dont on ne sait pas grand chose au final, il me plait justement parce que c’est un personnage entouré de mystère et de secrets. Tout comme Jane Eyre, nous, lecteurs, ne cessons de nous interroger à son sujet et il nous faut patienter jusqu’à la fin du roman pour obtenir des réponses.

3. Nine La Vienne, Le Roi des ombres – Eve de Castro

De tous les personnages présents dans ce roman assez peu connu (promis, j’en ferai la chronique), c’est celui de Nine qui a le plus retenu mon attention. C’est un personnage que j’admire profondément car elle a une vie assez peu ordinaire et en plein XVIIème siècle, elle se fiche royalement de ce qu’on peut penser d’elle. Pour Nine, il n’est pas question de « tu ne peux pas faire cela car tu es une fille et c’est inconvenant ». Bref, un personnage bad-ass version baroque.

4. Cyrano de Bergerac, Cyrano de Bergerac – Edmond Rostand

J’ai lu la pièce au collège car ma prof de français l’avait exigé et depuis je l’ai des dizaines de fois. Cyrano a tout pour me faire rêver ! De la reparti, de l’humour et de la poésie. En plus, son amour inavoué pour Roxanne compte parmi les plus belles romances de la littérature ! Pour ceux qui ne connaissent pas, lisez au moins la tirade du nez ou la scène 9 de l’acte II !

5. Hazel Grace, Nos Etoiles contraires – John Green

Là, je dois bien dire que c’est à cause des émotions fortes que j’ai ressenti pendant ma lecture que je mets Hazel dans ce top 5. J’aime sa philosophie de vie et l’humour dont elle fait preuve y compris vis-à-vis de sa maladie.

C’était donc mon Top 5 des personnages préférés, je vous retrouve prochainement pour un nouveau thème !

Et vous ? Quel serait votre top 5 ?